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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 11:59

Manque de sommeil et prise de poids (Brondel L et al. 2010)

Quel est l’impact d’une privation de sommeil sur la prise alimentaire et les dépenses énergétiques ? Pour le savoir, dans le cadre d’un essai clinique 12 hommes âgés de 22 ans en moyenne avec un IMC moyen de 22,3 kg/m² ont pu dormir soit 8 heures soit 4 heures par nuit. Les résultats sont sans appel : les sujets privés de sommeil ont consommé 22% d’énergie en plus le jour suivant la restriction de sommeil ! En outre, leur sensation de faim est plus forte avant le petit-déjeuner et le dîner. Leur activité physique a également été plus importante mais dans une moindre mesure. La manque de sommeil pourrait donc constituer un facteur favorisant de prise de poids.

 

Nuit blanche et dépense énergétique (Benedict C et al. 2011)

Dans cet essai clinique, la dépense énergétique a été mesurée chez les sujets sains, successivement après une nuit de sommeil et après une nuit blanche (séparées par au moins 4 semaines, ordre aléatoire) en laboratoire. Lorsque les sujets ont été privés de sommeil, dans la matinée suivante, leurs dépenses énergétiques de repos et postpandriale (après ingestion d’un repas test liquide) sont respectivement réduites de 5 et 20%. Les sécrétions hormonales sont elles aussi sensiblement modifiées (augmentation de la concentration matinale de ghréline notamment). Les prises alimentaires ultérieures (buffet libre du soir) sont variable que ce soit avec ou sans sommeil. Le sommeil semble donc participer à la régulatioj des dépenses énergétiques de la journée chez l’homme.

Régime, prise et perte de poids, que nous apprennent les études sur le sujet ?

Régime et prévention de prise de poids (Forouhi NG et al. 2010)

Les régimes pauvres en matière grasse ne seraient pas particulièrement indiqués pour prévenir la prise de poids. Dans une étude prospective réalisée auprès de quelque 90 000 européens hommes et femmes suivis pendant 4 à 10 ans, aucun lien n’a été trouvé entre l’évolution du poids et le contenu en lipides de l’alimentation. Les sujets ont pris en moyene une centaine de grammes par an. Ni l’apport total en lipides, ni les différents types de lipides (acides gras saturés, mono-insaturés ou polyinsaturés) ne sont liés de façon significative à la prise de poids.

 

Régimes et micronutriments (Gardner C et al. 2010)

La modification des apports nutritionnels de 291 Américaines obèses ou en surpoids a été analysée après 8 semaines de 4 régimes différents par leur composition en macronutriments (glucides, lipides, protéines) :

  • Atkins : restriction glucidique de moins de 20g/j pendant la phase d’induction à 50g/j
  • Zone : 40% de glucides, 30% de lipides, 30% de protéines
  • LEARN : régime équilibré modérément hypocalorique
  • Ornisch : tendance végétarienne avec moins de 10% de lipides

Les apports ont été évalués à partir de 3 rappels des 24 heures effectués par téléphone. Au départ les femmes consommaient 1903Kcal/j plus ou moins 553 Kcal/j. Après régime, les apports énergétiques ont diminué de 500 Kcal/j, quel que soit le régime pratiqué, et les apports en macronutriments sont significativement différents mais cohérents avec les caractéristiques annoncées des régimes (Tableau).

Régime, prise et perte de poids, que nous apprennent les études sur le sujet ?

En ce qui concerne les micronutriments, les apports et la couverture des besoins ont été significativement modifiés. Le régime Atkins a accru le risque de carence en vitamines B1, B9 et C, fer et magnésium, le LEARN, celui pour les vitamines E, B1, le calcium et le magnésium et le régime Ornisch celui pour les vitamines E, B12 et le zinc. A contrario le Zone a amélioré le statut en vitamine A, E, K et C sans diminution des autres apports en micronutriments. Ainsi les régimes fondés sur la modification de la répartition entre les macronutriments ont une répercussion sur le statut en micronutriments, dont il faut tenir compte.

 

Fruits et produits laitiers allégés contre l’obésité (Bers JPB et al. 2011)

Une alimentation riche en fruits et légumes ainsi qu’en produits laitiers allégés et en céréales complètes permet de réduire la tension (étude DASH). Forts de cette conclusion établie chez des adultes, les auteurs ont suivi pendant 10 ans l’IMC de plus de 2300 petites filles âgées de 9 ans à l’inclusion afin de savoir si une telle alimentation pouvait être également bénéfique pour l’évolution de leurs poids. Les filles dont l’alimentation est la plus proche de celle préconisée par l’étude DASH ont un IMC de 24,4 contre 26,3 pour l’alimentation la plus éloignée. Ce sont les filles qui sont les plus proches des recommandations de consommation pour les fruits et les produits laitiers allégés qui semblent avoir le moins de risque de voir leur IMC augmenter.

Régime, prise et perte de poids, que nous apprennent les études sur le sujet ?

 

Edulcorants et poids des enfants (Brown R et al. 2010)

La FDA (Food and Drugs Administration) a autorisé l’emploi alimentaire de 6 édulcorants : acésulfane de potassium, aspartame, néotane, saccharine, sucralosa et plus récemment, stévia. Or, la question de leur rôle dans l’actuelle épidémie d’obésité se pose, notamment via les boissons sucrées édulcorées qui représentent 4 à 18% des sodas consommés par les enfants. Cette revue de littérature a sélectionné et analysé 18 études réalisées chez l’homme. La majorité des études épidémiologiques pédiatriques trouvent une association positive entre prise de poids et consommation de sodas édulcorés. Leur consommation serait suivie chez les enfants d’une compensation calorique correspondant au déficit calorique résultant de l’utilisation de l’édulcorant, lorsque les boissons sont consommées immédiatement avant les repas. Consommés hors repas, la compensation serait moindre, voire inexistante, ainsi que chez les adultes, plus influencés par les normes sociales et les comportements préétablis. Trois essais d’intervention chez des enfants ont pu être analysés : aucun lien n’a été démontré entre consommation de sodas light et prise de poids et aucun effet positif n’a été mis en évidence non plus. L’évolution de paramètres sanguins (tension, glycémie, profil lipidique) n’est pas différente suite à la consommation d’aspartame ou de placebo. La question du rôle des édulcorants dans la prise de poids des enfants reste posée et le lien de causalité, s’il existe, à établir.

 

Repas et IMC chez les 9-11 ans (Lehto R et al. 2011)

De nombreuses études montrent que la prise de petit-déjeuner est associée à un indice de masse corporel (IMC) normal chez les enfants et les adolescents. Cette étude finlandaise analyse l’impact sur leur IMC, d’une part, d’un rythme alimentaire régulier et, d’autre part, de la prise régulière d’un repas en particulier. Au printemps 2006, 604 enfants âgés de 9 à 11 ans ont été pesés et mesurés puis interrogés en automne sur leurs habitudes de vie (alimentation, sommeil, activité physique, temps passé devant un écran…) et sur le nombre de fois durant la semaine (jours d’école) où ils consommaient les différents repas (petit-déjeuner et dîner). Pour être considéré comme régulier, un repas devait être pris chacun des cinq jours à l’école. De même, un rythme alimentaire régulier correspondait à la prise des trois repas (petit-déjeuner, déjeuner et dîner) chacun des cinq jours d’école.

Les résultats montrent que seule la prise régulière du petit-déjeuner est associée à un IMC plus bas contrairement au déjeuner et au dîner dont la régularité n’est pas associée à l’IMC. Un rythme alimentaire régulier est également associé à un IMC plus bas. C’et donc bien la régularité du petit-déjeuner qui reste le plus important pour le maintien d’un IMC normal. L’étude ne permet pas d’en expliquer la cause, la prise du petit-déjeuner pourrait être un marqueur d’une vie globalement plus saine.

Régime, prise et perte de poids, que nous apprennent les études sur le sujet ?

 

Restriction dans l’enfance, conséquences à 20 ans (Rolland Cachera MF et al. 2012)

Les conséquences à l’âge adulte de la nutrition pendant les premières années de vie font débat. Les données de la cohorte française ELANCE (étude longitudinale alimentation nutrition croissance des enfants) soulignent l’importance du rôle des lipides. Les apports alimentaires de 125 enfants ont été relevés par un même diététicien à 10 mois, 2 ans, puis touts les 2ans jusqu’à 20 ans (n = 73). Taille, pois, épaisseur des plis cutanés, composition corporelle (masse grasse et masse maigre) et taux de leptine ont par ailleurs été mesurés. L’énergie apportée par les lipides représentait 208% des apports à 10 mois, 32% à 2 ans et 38% à 8 ans, et ce jusqu’à 20 ans alors qu’elle aurait dû passer de 45-60% à la naissance à 35-40% ç=à l’âge adulte selon les recommandations françaises ! A 10 mois, 44% des enfants buvaient du lait infantile, 20% du lait demi-écrémé et 33% du lait entier. Or, les apports en lipides à 10 mois sont associés négativement avec l’IMC et la masse grasse abdominale, en particulier à 20 ans ; ceux à 2 ans sont associés négativement à l’âge adulte avec les plis cutanés, la masse grasse et le taux de leptine circulant – un taux plus élevé suggérant une résistance à cette hormone, caractéristique des personnes obèses. En outre, une augmentation de 1% des apports énergétiques issues des acides gras saturés à 2 ans est associée avec de plus faibles plis cutanés à l’âge adulte, en particulier au niveau du tronc.

La restriction lipidique les premières années de vie favoriserait une adaptation métabolique afin de prévenir une malnutrition, un mécanisme d’épargne à l’origine du développement ultérieur d’une obésité chez des adultes exposés à une alimentation riche en graisses.

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