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16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 10:00

Vos aliments 

. Nous ne mangeons pas des nutriments mais des aliments Interview du Dr Jean-Michel Lecerf : vidéo de l'interview

. Le quinoa, « l’or jaune des céréales »
Maradini Filho AM, et al. Critical Reviews in Food Science and Nutrition 2017;57:1618-30.

La richesse et la qualité des protéines et des lipides du quinoa en font une céréale d’exception. Cultivé depuis longtemps en Amérique du Sud, le quinoa a en effet de nombreuses qualités nutritionnelles par :
    •    sa richesse en protéines : 16,3 % devant le blé (14,8), le sorgho (12,4), l’orge (11,0) et le maïs (10,5) ; sa composition en acides aminés intéressante grâce à l’apport en lysine. L’absence de gliadine lui permet d’être consommé en cas de maladie coeliaque ;
    •    ses lipides : entre 2 et 9,5 %, notamment sous forme d’acides oléique (20-30 %), linoléique (49-56 %) et alpha-linolénique (9-12 %). La présence de vitamine E, un antioxydant naturel, protège ces lipides insaturés et améliore la conservation ;
    •    sa teneur en amidon : 52-69 % avec 7-10 % de fibres. L’index glycémique du quinoa est donc bas et aurait une action bénéfique sur les lipides sanguins ;
    •    ses teneurs en vitamines (E, B6, B9 et B2), minéraux (magnésium, fer, zinc et calcium) et antioxydants (flavonoïdes notamment).
Le quinoa renferme aussi des facteurs antinutritionnels (acides phytique et oxalique, saponine, tannins, etc.) qui pourraient limiter la biodisponibilité des principaux nutriments. Le polissage industriel, le mode de préparation à la maison (rinçage à l’eau), le trempage ou la germination permettent de limiter cet effet.
Le quinoa constitue donc une alternative intéressante aux autres céréales, notamment pour les végétariens et végétaliens.

Les actualités scientifiques en nutrition (partie 1)

. Repérer les aliments ultras-transformés
Monteiro CA, et al. Public Health Nutr 2017;1-13, doi: 10.1017/S1368980017000234

Consommés en excès, les aliments ultra-transformés (AUT) ont des effets délétères sur la santé, la société et l’environnement. Afin de les repérer, les chercheurs ont proposé la classification NOVA basée sur la nature, le degré et la fonction de la transformation appliquée aux aliments. Elle réunit les aliments en 4 groupes :
    ◦    les aliments frais ou peu transformés par des procédés visant à préserver leurs propriétés naturelles (e. g. lait et jus pasteurisés) ;
    ◦    les ingrédients culinaires transformés afin de les rendre utilisables pour cuisiner les aliments du groupe 1 (e. g. huiles végétales, beurre, sel) ;
    ◦    les aliments transformés pour prolonger leur durée de consommation ou améliorer leurs qualités organoleptiques. Ils sont produits à partir de quelques ingrédients des groupes 1 et 2 (e. g. légumes en conserve, fruits au sirop, fromages) ;
    ◦    les AUT, résultat d’une formulation industrielle élaborés entièrement ou presque de constituants dérivés d’aliments par une série de procédés complexes et l’ajout d’additifs non utilisés en cuisine. Ces aliments sont souvent peu chers, à longue durée de vie, sensoriellement attractifs et prêts à consommer (e. g. certains plats préparés, snacks salés ou sucrés, confiseries, sodas).
NOVA a permis de lier la consommation d’AUT à une faible qualité de régime et à l’apparition de maladies non transmissibles. Une alimentation basée sur les AUT a des conséquences sociales, culturelles, économiques, politiques et environnementales graves. Aussi, les chercheurs militent pour la prise en compte des effets des AUT dans le cadre de la Décennie de la nutrition (2016-2025) proclamée par les Nations unies.
Les dernières recommandations brésiliennes sont basées sur cette classification.

 

. Polyphénols quels effets sur la santé ?
WILLIAMSON G, Nutr Bull 2017;42:226-235. doi: 10.1111/nbu.12278.

La consommation d’aliments riches en polyphénols est bénéfique pour la santé, mais les mécanismes d’action ne sont pas encore pleinement connus.
Les polyphénols semblent avoir un rôle protecteur sur la santé humaine. Une revue de littérature fait le point.
Les principales classes de polyphénols sont :
    ◦    Les flavanols (catéchines du thé ou du cacao)
    ◦    Les flavanones (hespéridine dans les agrumes)
    ◦    Les flavonols (quercétine dans le thé, pommes et oignons)
    ◦    Les acides hydroxycinnamiques (acides chlorogéniques du café)
    ◦    Les anthocyanidines (cyanidine des baies)
Les études épidémiologiques montrent une réduction du risque d’apparition de maladies chroniques telles que le diabète de type 2 (cf. figure) et les maladies cardiovasculaires, liée à la consommation d’aliments riches en polyphénols.
Les études d’intervention vont dans le même sens que ces observations. Les auteurs mettent en avant une amélioration de la fonction endothéliale par les flavanols du cacao ou encore une diminution de la pression sanguine et du cholestérol LDL par les flavanols du thé. D’autres effets sont dépendants des statuts métabolique et génétique des individus ainsi que de la forme administrée (de la quercétine par exemple).
En conclusion, le rôle protecteur des polyphénols sur la santé humaine semble bien établi. Cependant, les mécanismes d’action ne sont pas encore élucidés et de nombreuses questions restent en suspens, telles que les doses minimales nécessaires pour observer des effets et l’efficacité de la supplémentation.

Les actualités scientifiques en nutrition (partie 1)

Les produits laitiers

. Ostéoporose : le lait prévient les fractures du col du fémur
Feskanich D et al. Osteoporos Int   2017 Oct 27. doi: 10.1007/s00198-017-4285-8.

Une étude américaine confirme le rôle bénéfique du lait et de la consommation de produits laitiers sur le risque de fracture du col du fémur.
L’étude menée par l’équipe du Pr Willett de la Harvard Medical school a inclus plus de 80000 femmes et 43000 hommes âgés de plus de 50 ans, suivis pendant respectivement 21 ans et 17,5 ans, Durant ce suivi, sont survenues 2138 fractures de hanche chez les femmes et 694 chez les hommes. Une enquête alimentaire a été réalisée au début de l’étude puis tous les 4 ans. Les facteurs de confusion possibles ont été pris en compte : âge, IMC, activité physique, tabac, traitement substitutif de la ménopause, facteurs nutritionnels…
Résultat : pour chaque portion de lait (soit 240 ml aux Etats-Unis) consommée quotidiennement, le risque de fracture est diminué de 8%, chez les hommes comme chez les femmes. La consommation totale de produits laitiers est également associée à une diminution du risque, de même que la consommation de fromage mais seulement chez les femmes.  Enfin cet effet bénéfique ne semble pas lié aux composants du lait, calcium, protéines ou vitamine D, considérés isolément. C’est donc le lait dans son ensemble qui est protecteur, ce qui témoigne à nouveau de l’importance de la matrice alimentaire en matière de nutrition.

 

. Carence en vitamine D
Silva CM. J. Pediatr 2017 ; Doi : 10.1016/j.jped.2017.01.006

D’après une étude brésilienne, le statut en vitamine D des enfants ayant une allergie aux protéines de lait de vache (APLV) serait plus fréquemment insuffisant.
Chez 120 jeunes enfants âgés d’au plus 2 ans, dont la moitié ont une APLV, la comparaison du statut en vitamine D montre un taux plus faible chez les enfants malades : 30,9 ng/mL en moyenne versus 35,3 ng/mL. En outre, chez les enfants APLV, 20,3 % ont une déficience en cette vitamine (taux < 20 ng/mL) contre seulement 8,3 % chez les autres. Enfin, les enfants APLV et allaités (exclusivement ou de façon majoritaire) ont plus souvent un statut inadéquat en vitamine D.

 

. Calcium et vitamine D chez les adolescents 
Julian C, Public Health Nutr 2017;1-9. doi: 10.1017/S1368980017000532.

L’apport en calcium chez l’adolescent est plus faible dans les familles les moins éduquées. C’est ce que montre une étude transversale auprès de 1 804 adolescent(e)s européen(ne)s de 12,5 à 17,5 ans issus de la cohorte HELENA examinant les sources alimentaires en calcium (Ca) et vitamine D (VitD) à l’aide de 2 rappels des 24 heures et l’influence des facteurs sociodémographiques et du mode de vie.
Le lait et les fromages sont les premiers contributeurs à l’apport de Ca. Les produits de la pêche et les gâteaux, tartes et biscuits (élaborés à partir de beurre et d’œufs) représentent les principales sources de VitD (tableau).
Principales sources en Ca et VitD : contribution en pourcentage de l’apport total.

 

Les actualités scientifiques en nutrition (partie 1)

Chez les garçons, l’ingestion de Ca est associée positivement à l’éducation de la mère et négativement au temps passé devant la télévision. Chez les filles, l’éducation des deux parents ainsi que le niveau d’aisance familiale sont associés positivement à l’ingestion de Ca, mais après ajustement sur la qualité globale de l’alimentation, seule l’association avec l’éducation de la mère demeure significative chez les adolescentes (p = 0,045). Aucune association n’a été trouvée pour la VitD.
Les familles ayant un niveau d’éducation bas et une faible qualité de l’alimentation devraient donc être la principale cible des programmes de promotion de la santé visant à améliorer les apports en Ca et VitD.

 

. Cancer de l’oesophage : le calcium protecteur
Li Q, et al. Nutrients 2017;9:510. Doi:10;3390/nu9050510.

Des apports élevés en calcium alimentaire auraient un effet protecteur vis-à-vis du cancer épidermoïde de l’œsophage chez les Asiatiques.
Ainsi, une vaste méta-analyse portant sur 17 études, incluant 3 396 cas de cancer de l’œsophage (CO) et 346 815 sujets contrôles, a montré que des apports élevés en calcium, en comparaison avec des apports plus faibles, seraient inversement associés avec le risque de CO (OR = 0,80 [IC 95 % : 0,71-0,91] ; I2 = 33,6 %).
Cet effet protecteur serait valable sur les CO de type épidermoïde, mais pas en cas d’adénocarcinome. Il est retrouvé chez les populations asiatiques mais pas en Europe ou aux États-Unis.

Les actualités scientifiques en nutrition (partie 1)

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commentaires

Nutrition 22/03/2018 11:16

On ne vante jamais assez les mérites du calcium chez les jeunes