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30 juillet 2021 5 30 /07 /juillet /2021 09:00

Au sujet de nos enfants 

Les enfants âgés de 3 à 6 ans passent en moyenne près de 2 heures par jour devant les écrans1. Si de nombreux chercheurs ont mis en évidence des liens entre le temps passé à les regarder et le développement cognitif de l’enfant, peu ont orienté leurs recherches sur le contexte des usages. Des chercheurs Inserm au Centre de Recherche en Épidémiologie et Statistiques - Université de Paris (CRESS), ont identifié une association entre le fait que la télévision soit allumée en permanence au moment des repas familiaux et un plus faible développement du langage. Les résultats de l’étude font l’objet d’une publication dans la revue Scientific Reports.

https://presse.inserm.fr/wp-content/uploads/2021/06/20210608-CP-ECRANSREPAS.pdf

 

Les interventions nutritionnelles basées sur la consommation de lait et de produits laitiers à l’école améliorent les apports en calcium et en vitamine D des enfants, ainsi que leur santé osseuse.

https://www.cerin.org/breves-scientifiques/sante-osseuse-les-effets-benefiques-des-interventions-nutritionnelles-en-milieu-scolaire/

 

Les enfants végétaliens présentent un statut nutritionnel dégradé, comparativement aux omnivores, en particulier vis-à-vis de la vitamine A, de la vitamine D, du DHA et du cholestérol.

https://www.cerin.org/breves-scientifiques/vegetalisme-les-consequences-metaboliques-chez-lenfant/

 

Les actualités scientifiques sur la nutrition

Au sujet de notre santé

 

Le risque de survenue de maladies cardiovasculaires n’est pas associé à la consommation de produits laitiers. La consommation élevée de produits laitiers fermentés serait quant à elle protectrice vis-à-vis du risque de survenue d’accidents vasculaires cérébraux et d’accidents ischémiques transitoires.

https://www.cerin.org/breves-scientifiques/maladies-cardiovasculaires-les-produits-laitiers-naugmentent-pas-le-risque/

 

Des chercheurs viennent d’identifier une voie métabolique qui régule la sensibilité gustative au gras alimentaire après une chirurgie de l’obésité. Ces travaux confirment l’importance de certains mécanismes biologiques dans nos choix alimentaires, et ouvre une piste pour la mise au point d’un traitement pharmacologique de l’obésité.

https://www.inserm.fr/actualites-et-evenements/actualites/obesite-comment-chirurgie-retablit-elle-perception-gustative-lipides

 

La qualité de la réponse du système immunitaire à un vaccin dépend de multiples facteurs. Les derniers travaux d'une équipe Inserm indiquent que la composition de notre microbiote pourrait être l'un d'entre eux. Les chercheurs ont en effet mis en évidence une association entre l’abondance de deux bactéries du microbiote, le niveau d’expression de trois gènes associés à la diversité de cette flore et impliqués dans la différenciation des cellules qui synthétisent les anticorps (Protéine du système immunitaire, capable de reconnaître une autre molécule afin de faciliter son élimination), et une bonne réponse vaccinale.

https://www.inserm.fr/actualites-et-evenements/actualites/microbiote-influencerait-reponse-vaccinale

Les actualités scientifiques sur la nutrition

Au sujet de nos aliments

 

La qualité nutritionnelle de la viande de bœuf dans l'assiette du consommateur dépend de nombreux facteurs allant du type d'animal, du type de muscle, du temps de maturation jusqu’au mode de cuisson. Cette qualité nutritionnelle prend en compte la composition en acides gras de la viande et les phénomènes d’oxydation lipidique qui peuvent produire des composés nocifs pour la santé. L’originalité de ce travail a été de tester l'ensemble de ces facteurs dans une seule étude, avec une approche intégrée.

https://www.inrae.fr/actualites/approche-globale-qualite-nutritionnelle-viande-bovine-quelle-piece-quelle-cuisson

 

Un système alimentaire local ne peut pas être toujours assimilé à un système alimentaire durable. Si les systèmes alimentaires locaux et les chaînes courtes d’approvisionnement alimentaire peuvent présenter des avantages sociaux ou économiques, ils ne sont en aucun cas les garants d’une alimentation durable.

https://www.cerin.org/breves-scientifiques/alimentation-locale-pas-forcement-durable/

 

L’augmentation de la part d’aliments peu ou pas transformés dans la ration est associée à un apport plus élevé en protéines animales, une consommation plus variée de protéines végétales, une qualité alimentaire globale améliorée et un risque cardiométabolique diminué.

https://www.cerin.org/breves-scientifiques/degre-de-transformation-des-aliments-et-qualite-de-lalimentation/

Les actualités scientifiques sur la nutrition

Enfin, pour passer l’été en toute tranquillité, voici un dossier créer par l’ANSES pour gérer les « petits soucis » de l’été

 

Depuis plusieurs années, l’Anses est partenaire de l’opération « Un été sans souci » pilotée par la Direction générale de la Santé. Cette année, l'Agence vous propose une sélection de recommandations pour prévenir les risques propres à la période estivale : non-respect de la chaîne du froid, piqûres de moustiques, protection des animaux en cas de fortes chaleurs, etc.

Pour protéger la santé de tous et passer un été sans souci, retrouvez sur cette page l'ensemble de nos conseils qui seront également diffusés sur nos réseaux sociaux tout au long de l’été.

https://www.anses.fr/fr/content/un-été-sans-souci-0

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 10:00

Je vous propose aujourd'hui de découvrir de nouveaux livrets et infographies parus récemment sur les sujets comme le gaspillage, le cancer et l'alimentation des touts petits. Bonne lecture !

Les nouvelles infographies de la nutrition

"Cancer et nutrition : Ne soyez pas victimes des idées fausses !! Votre santé peut en dépendre !"

Les nouvelles infographies de la nutrition

"Thé vert et cancer : Quels sont les effets réels du thé vert sur la santé, en particulier dans le domaine du cancer ?"

Les nouvelles infographies de la nutrition
Les nouvelles infographies de la nutrition

"Comment traquer le gaspillage alimentaire ?"

Les nouvelles infographies de la nutrition

"Alimentation et activité physique des enfants de 0 à 3 ans"

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6 septembre 2019 5 06 /09 /septembre /2019 09:00

Alimentation et prévention des maladies

 

Maladies liées à l'âge : et si des défauts de repli des protéines étaient en cause ?

La compréhension de la chimie du vieillissement et des maladies associées progresse : de nouveaux travaux suggèrent en effet que ces maladies résulteraient d’anomalies de repli des protéines, exposant ces dernières à l’oxydation et modifiant leur fonctionnement.

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De l’importance des micronutriments dans la prévention des maladies chroniques

BRUINS, MJ. VAN DAEL, P. EGGERSDORFER, M. The role of nutrients in reducing the risk for noncommunicable diseases during aging. Nutrients, 2019, 11, 85 (doi: 10.3390/nu11010085).

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Produits laitiers : un effet protecteur contre la maladie rénale chronique

ESLAMI, O. SHIDFAR, F. Dairy products and chronic kidney disease: protective or harmful? A systematic review of prospective cohort studies. Nutrition, 2018, 55-56, p. 21-28 (doi: 10.1016/j.nut.2018.03.047).

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Les actualités scientifiques

Précautions et alimentation

 

Consommation de fromages à base de lait cru : rappel des précautions à prendre

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Certains compléments alimentaires à visée articulaire déconseillés aux populations à risque

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E171 interdit

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Le diabète pourrait être favorisé par des précurseurs d’adipocytes voyageurs

La présence de cellules graisseuses en dehors du tissu adipeux (tissu contenant les adipocytes, cellules spécialisées dans le stockage de la graisse) perturbe le métabolisme et favorise l’apparition de complications comme le diabète de type 2. En décrivant le mécanisme sous-jacent, fondé sur le relargage de précurseurs adipocytaires depuis le tissu sous-cutané, des chercheurs ont identifié un potentiel biomarqueur (paramètre physiologique ou biologique mesurable, qui permet par exemple de diagnostiquer ou de suivre l’évolution d’une maladie) du risque individuel de diabète.

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Les actualités scientifiques

Maladie de Crohn

 

Maladie de Crohn : identification d’une protéine initiatrice de l’inflammation

Normalement localisée à l'intérieur des cellules et impliquée dans le contrôle de qualité des protéines nouvellement synthétisées, la protéine AGR2 endosse également un rôle extracellulaire pathologique : elle participe à l’activation de l’inflammation en cas de stress chronique de la barrière intestinale et pourrait bien être à l’origine de l’inflammation intestinale associée à la maladie de Crohn.

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GUIDE MALADIE CHRONIQUE

L’objectif de ce guide médecin est d’expliciter, pour les professionnels de la santé, la prise en charge optimale et le parcours de soins d’un malade admis en ALD au titre de l’ALD 24, « Rectocolite hémorragique et maladie de Crohn évolutives », et souffrant de maladie de Crohn.

Ce guide médecin est accompagné d’un guide à l’attention des patients, destiné à être remis par le médecin traitant et pouvant constituer un support de dialogue.

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31 mai 2019 5 31 /05 /mai /2019 09:00

Le régime cétogène

 

. Les controverses biochimiques du régime cétogène

Principal nutriment produit par notre organisme en réponse à un régime cétogène, pauvre en glucides, le bêta-hydroxybutyrate ne présenterait pas tous les atouts que les scientifiques lui ont attribué jusque-là... Luciano Pirola*, en collaboration avec le groupe de recherche d’Aneta Balcerczyk**, vient en effet de montrer que cette substance ne présente pas d’activité anti-inflammatoire et que son rôle sur la transcription (étape de l'expression génétique au cours de laquelle un ARN est produit à partir d’ADN) reste à clarifier.

 

Dans un contexte d’un intérêt croissant pour le régime cétogène, les scientifiques s’intéressent de plus en plus au bêta-hydroxybutyrate. Ce régime consiste à éliminer presque tous les glucides de son alimentation, notamment les féculents, et à privilégier les aliments gras et les protéines. Les cellules qui se nourrissent normalement de glucose ne peuvent plus faire face à leurs besoins et se mettent alors à utiliser une voie annexe pour produire de l’énergie, passant par la dégradation d'acides gras.

Cette voie est bien décrite : elle produit des dérivés d’acides gras nommés "corps cétoniques", et principalement du bêta-hydroxybutyrate. Or, des travaux ont suggéré que le bêta-hydroxybutyrate pourrait présenter des bénéfices pour la santé à des doses physiologiques, avec notamment une activité anti-inflammatoire. Restait à le vérifier…

Luciano Pirola et son équipe travaillaient déjà sur le butyrate, une molécule produite par les bactéries intestinales qui ne diffère du bêta-hydroxybutyrate que par un atome d’oxygène. "Cette proximité chimique entre les deux molécules suggérait des activités identiques", explique Luciano Pirola. Le butyrate présente un bénéfice sur le métabolisme et le contrôle du poids. Cette activité passe par des mécanismes épigénétiques : le butyrate inhibe une enzyme appelée histone (protéine qui s’associe à l’ADN pour le compacter et former la chromatine) déacétylase, favorisant ainsi le maintien des molécules d’acétate sur les histones, et facilitant l’expansion de la chromatine (association d'ADN et de protéines) et la transcription de gènes bénéfiques. "Nous avons décidé de vérifier si le bêta-hydroxybutyrate possédait bien une activité anti-inflammatoire et si cette molécule contribuait à l’inhibition des histones déacétylases comme le butyrate". 

Les expériences que les chercheurs ont conduites contredisent les deux points. Ils n’ont pas trouvé d’effet anti-inflammatoire évident sur des lignées de cellules humaines testées (des cellules endothéliales (cellules qui tapissent la face interne des vaisseaux sanguins) i.e. qui tapissent la paroi intérieure des vaisseaux sanguins et sont très réactives aux phénomènes d’inflammation) : au contraire, l’effet observé est légèrement pro-inflammatoire. En outre, que ce soit dans des cellules endothéliales, rénales ou musculaires, le bêta-hydroxybutyrate n’inhibe pas les histone déacétylases : il provoque une autre modification épigénétique récemment découverte, la β-hydroxybutyrylation des histones. Les effets de ce type de modification sont inconnus à ce jour.

"Ces travaux sont un point de départ : nous devons aller plus loin car nous prévoyons une augmentation du recours au régime cétogène dans les années à venir. Ce régime est déjà indiqué dans des situations particulières, par exemple pour des personnes épileptiques chez lesquelles il permet de réduire la fréquence des crises sans que l’on comprenne de façon approfondie le mécanisme mis en jeu. Il commence également à être suggéré dans d’autres maladies comme le cancer ou même le diabète. Nous devons mieux comprendre le lien biologique entre la production de bêta-hydroxybutyrate et les réponses biochimiques et métaboliques de l’organisme afin d’évaluer l’effet et l’efficacité de ce régime sur la santé pour la population générale", conclut Luciano Pirola.

 

Notes

*unité 1060 Inserm/Université Claude Bernard Lyon 1/Insa, unité 1397 Inra, Laboratoire CarMeN, équipe Adaptations nutritionnelles, environnement et diabète, Lyon

**Université de Lodz, Pologne

 

Lien de l'article : https://www.inserm.fr/actualites-et-evenements/actualites/controverses-biochimiques-regime-cetogene

 

 

. Les effets du régime cétogène dans le traitement des maladies dégénératives

WLODAREK, D. Role of ketogenic diets in neurodegenerative diseases (Alzheimer’s disease and Parkinson’s disease). Nutrients, 2019, 11, 169 (doi: 10.3390/nu11010169).

 

Si le suivi d’un régime cétogène peut améliorer les fonctions cognitives des personnes atteintes de maladies dégénératives, il peut également avoir des conséquences délétères sur leur appétit et leurs apports nutritionnels.

Le régime cétogène est un régime thérapeutique datant du début du XXe siècle et utilisé, avec une efficacité reconnue, pour le traitement des épilepsies pharmacorésistantes de l’enfant. Il repose sur une réduction très importante de l’apport en glucides (moins de 8 % de l’apport énergétique totale (AET)) et une consommation élevée de lipides (entre 70 et 90 % de l’AET), induisant ainsi une production endogène de corps cétoniques. Son utilisation est aujourd’hui élargie à d’autres pathologies, en particulier les maladies dégénératives. Une revue de littérature fait le point sur les effets du régime cétogène dans le cas des traitements des maladies d’Alzheimer et de Parkinson.

Les travaux de recherche effectués chez l’humain sont très peu nombreux et de courte durée. Ils montrent des résultats encourageants quant à l’efficacité du régime cétogène sur les fonctions cognitives (en particulier la mémoire) des personnes âgées atteintes de, ou à risque élevé de contracter, la maladie d’Alzheimer. Les rares études réalisées chez des personnes atteintes de la maladie de Parkinson montrent une diminution des troubles moteurs et non moteurs de la maladie.

Les effets neuroprotecteurs du régime cétogène seraient liés à la production accrue de corps cétoniques et à la diminution du flux glycolytique (au profit de la voie de la β-oxydation des acides gras), permettant en particulier une action antioxydante améliorée.

Malgré les possibles bénéfices liés au régime cétogène dans le traitement des maladies dégénératives, il semble compliqué pour les personnes atteintes de suivre cette diète contraignante sur une longue période. Par ailleurs, son suivi a pour conséquence une perte d’appétit liée à la fois à des changements physiologiques et aux caractéristiques organoleptiques des repas consommés. Ces effets anorectiques peuvent être graves chez les personnes atteintes de maladies dégénératives, car elles présentent souvent un risque élevé de dénutrition.

En conclusion, cette revue de littérature met en évidence de possibles effets bénéfiques du régime cétogène sur les symptômes des maladies d’Alzheimer et de Parkinson. L’adoption de ce régime à long terme par les personnes atteintes semble cependant problématique en raison de potentielles conséquences délétères sur l’appétit de ces personnes, à risque élevé de dénutrition.

 

Lien de l'article : https://www.cerin.org/etudes/les-effets-du-regime-cetogene-dans-le-traitement-des-maladies-degeneratives/

Les actualités scientifiques en nutrition

Le poisson

 

 

. Manger du poisson : pourquoi ? comment ? Recommandations de l’Agence pour la consommation de poissonsLe poisson possède des qualités nutritionnelles précieuses qui en font un invité de choix des menus de toute la famille. Voici un résumé des éléments qu’il apporte, ainsi que les recommandations de l’Agence en terme de consommation afin de profiter au mieux de ses bienfaits nutritionnels. Lire la suite.

 

. Infographie - Manger du poisson !

Le poisson possède des qualités nutritionnelles précieuses qui en font un invité de choix des menus de toute la famille. Découvrez pourquoi, ainsi que les bons gestes pour le conserver et le préparer. Lire la suite.

Les actualités scientifiques en nutrition

Les additifs et compléments alimentaires

 

. Les compléments alimentaires

Les compléments alimentaires, concentrés de nutriments ou d’autres substances, sont de plus en plus consommés en France. A visée amincissante, anti-stress, revitalisante ou destinés aux sportifs, ces produits sont souvent perçus comme anodins mais peuvent, dans certains cas, exposer le consommateur à des risques sanitaires. Que fait l’Anses sur le sujet et quelles sont les recommandations de l’Agence ? Lire la suite.

 

. Additif alimentaire E171 : l’Anses réitère ses recommandations pour la sécurité des consommateurs

L’additif alimentaire E171, constitué de particules de dioxyde de titane (TiO2) notamment sous forme nanoparticulaire, est utilisé dans de nombreux produits alimentaires. Suite à ses travaux d’expertise conduits en 2017, l’Anses a été saisie en février 2019 pour faire le point des études les plus récentes sur la toxicologie par voie orale du E171 et actualiser ses recommandations. A l’issue de cette expertise, l’Agence conclut qu’elle ne dispose pas d’éléments nouveaux permettant de lever les incertitudes sur l’innocuité de l’additif E171. Dans l’attente d’une meilleure caractérisation du danger et des risques du E171, elle réitère ses recommandations générales sur les nanomatériaux visant notamment à limiter l’exposition des travailleurs, des consommateurs et de l’environnement, en favorisant des alternatives sûres et équivalentes en termes d’efficacité. Lire la suite.

Les actualités scientifiques en nutrition

Votre santé

 

. Gluten et diabète de type 2, quel risque ?

ZONG, G. LEBWOHL, B. HU, FB. « et col. » Gluten intake and risk of type 2 diabetes in three large prospective cohort studies of US men and women. Diabetologia, 2018, 61, 10, p. 2164-2173 (doi: 10.1007/s00125-018-4697-9).

 

Le risque de survenue du diabète de type 2 est plus bas chez les adultes ayant une consommation de gluten plus élevée.

Une étude américaine a examiné les liens entre la consommation de gluten et le risque à long terme de diabète de type 2. La consommation de gluten, ainsi que la survenue du diabète de type 2 ont été enregistrées pendant des périodes allant de 20 à 28 ans, chez plus de 200 000 adultes issus de trois cohortes distinctes.

Pour la plupart des personnes incluses, les résultats montrent des consommations de gluten comprises entre 2 et 12 g par jour et relativement stables durant la période de suivi. Cette consommation de gluten est fortement corrélée à celles de céréales raffinées, de féculents et de fibres de céréales.

Pendant l’ensemble des 4,24 millions de personnes-années de suivi, le diagnostic du diabète de type 2 a été posé chez près de 16 000 participants. Comparativement aux personnes ayant la consommation de gluten la plus basse (1er quintile), celles se situant dans les autres quintiles présentent un risque diminué de survenue du diabète de type 2, indépendamment des autres facteurs confondants : baisse du risque de 9 % dans le 2e quintile, de 12 % dans le 3e, de 17 % dans le 4e et de 13 % dans le 5e quintile correspondant à la consommation de gluten la plus élevée. L’analyse dose-effet met en évidence une relation linéaire entre l’ingestion de gluten jusqu’à 12 g/jour et la diminution du risque de diabète de type 2.

Au regard de ces résultats, les auteurs concluent que la consommation de gluten ne semble pas contribuer à l’augmentation du risque de diabète de type 2. Par ailleurs, chez les personnes non atteintes de la maladie cœliaque ou non sensibles au gluten, limiter la consommation de gluten ne semble pas être une stratégie adéquate pour prévenir l’apparition du diabète de type 2.

 

Lien de l'article : https://www.cerin.org/etudes/gluten-et-diabete-de-type-2-quel-risque/

 

. Les bienfaits de l’eau sur la santé humaine

LISKA, D. MAH, E. BRISBOIS, T. « et col. » Narrative review of hydration and selected health outcomes in the general population. Nutrients, 2019, 11, 70 (doi: 10.3390/nu11010070).

 

Une bonne hydratation a des effets bénéfiques sur les fonctions cognitives et rénales, ainsi que sur le poids et la composition corporelle. Les effets sur la fonction gastro-intestinale et la santé de la peau sont encore mal compris.

L’eau est essentielle à la vie et est impliquée dans l’ensemble des fonctions de l’organisme. Une revue de littérature présente l’état des connaissances scientifiques sur les liens existant entre l’hydratation et la santé dans la population générale. Les effets de l’hydratation sur les fonctions neurologiques, rénales et gastro-intestinales, ainsi que sur le poids, la composition corporelle et la santé de la peau ont en particulier été examinés.

Les données concernant les fonctions neurologiques mettent en évidence qu’une déshydratation supérieure à 2 % du poids corporel chez l’adulte a des effets délétères sur les performances cognitives, en particulier pour les tâches impliquant l’attention, les fonctions exécutives et la coordination motrice. Un déficit d’eau chez l’adulte est également associé à une fatigue accrue ainsi qu’à l’augmentation des émotions négatives telles que la colère, la confusion ou la dépression. L’état actuel des connaissances ne permet pas de déterminer si les maux de tête sont affectés par le niveau d’hydratation.

La fonction rénale semble aussi influencée par la quantité d’eau ingérée. En effet, même si des études complémentaires sont nécessaires, il a été montré qu’une ingestion élevée de fluides est significativement associée à une diminution du risque d’apparition de calculs rénaux.

Par ailleurs, les données existantes suggèrent qu’une augmentation de la consommation d’eau contribue, chez l’adulte en situation d’obésité, à diminuer le poids corporel et à réduire la masse grasse.

Enfin, concernant la fonction gastro-intestinale et la santé de la peau, les auteurs mettent en avant que les données sont rares et parfois contradictoires. Par exemple, l’efficacité de l’hydratation dans le traitement de la constipation fonctionnelle n’est pour l’instant pas avérée et les effets potentiels d’une consommation additionnelle d’eau sur la fonction barrière de la peau sont mal compris.

En conclusion, s’il ne fait aucun doute qu’une hydratation suffisante est primordiale pour le maintien d’une bonne santé, les effets spécifiques du statut hydrique sur chacune des fonctions de l’organisme sont peu étudiés. Les bénéfices d’une bonne hydratation sur les fonctions cognitives, rénales et sur le poids corporel sont les mieux compris, même si les auteurs appellent à de nouvelles recherches, en particulier pour mieux appréhender les différences interindividuelles liées par exemple au sexe ou à l’âge.

 

Lien de l'article : https://www.cerin.org/etudes/bienfaits-eaun-sante-hydratation/

Les actualités scientifiques en nutrition

Votre alimentation

 

. Efficacité d’une application sur les choix alimentaires

PALACIOS, C. TORRES, M. LOPEZ, D. « et col. » Effectiveness of the nutritional App “MyNutriCart” on food choices related to purchase and dietary behavior: a pilot randomized controlled trial. Nutrients, 2018, 10, 1967 (doi: 10.3390/nu10121967).

 

L’utilisation d’une application pour smartphone pendant huit semaines a permis d’améliorer quelques comportements d’achats et de consommations alimentaires chez des adultes en surpoids, sans effet sur le poids corporel.

Une équipe de recherche américaine a évalué l’efficacité d’une application pour smartphone (MyNutriCart) génératrice de listes de courses alimentaires visant à améliorer la santé, sur les achats et les consommations alimentaires, ainsi que le poids corporel. Cinquante-et-un adultes (dont plus de 88 % de femmes) en surpoids ou obèses (IMC moyen au début de l’étude = 34,5 kg/m²), chargés des achats alimentaires de leur foyer, ont été inclus dans cet essai contrôlé randomisé de 8 semaines. Vingt-sept ont utilisé l’application pendant cette période (groupe Appli) alors que les 24 autres (groupe Contrôle) ont bénéficié, à la place, d’un entretien avec un(e) diététicien(ne) au début de l’étude.

Les résultats montrent que 73 % des personnes du groupe Appli ont utilisé l’application lors de toutes leurs courses alimentaires et que 26 % ont acheté plus de 70 % des produits recommandés. Pendant les 8 semaines de suivi, les participants du groupe Appli ont significativement augmenté leur fréquence d’achat, pour le foyer, de légumes et de céréales complètes, comparativement aux achats effectués avant le début de l’étude. Concernant les consommations individuelles des personnes incluses, les auteurs ont relevé dans le groupe Appli une baisse de la consommation de céréales raffinées, de sucreries et de produits de type « snack », de jus de fruits et de légumineuses, ainsi qu’une augmentation de la fréquence de consommation de fruits.

La comparaison des effets de l’intervention « Appli » et de l’intervention « Contrôle » sur les achats et les consommations ne montre aucune différence significative entre les groupes, suggérant que l’utilisation de l’application a une efficacité similaire à celle d’un entretien avec un(e) diététicien(ne).

Par ailleurs, aucun changement sur le poids corporel n’a été mis en évidence, que ce soit dans le groupe Appli ou dans le groupe Contrôle.

En conclusion, les auteurs mettent en avant l’intérêt d’une telle application pour améliorer les comportements alimentaires, en particulier chez les personnes qui ne font pas la démarche de consulter un professionnel pour améliorer leur alimentation. Ils suggèrent des études plus longues et plus intenses pour parvenir à observer de meilleurs résultats sur les consommations et des effets sur le poids corporel.

 

Lien de l'article : https://www.cerin.org/etudes/efficacite-dune-application-sur-les-choix-alimentaires/

 

 

. Dossier d’information INSERM :Nutrition et santé, La santé passe par l’assiette et l’activité physique

 

Les liens entre nutrition et santé sont de mieux en mieux connus, et le risque de développer de nombreuses maladies - cancer, maladies cardiovasculaires, obésité ou encore de diabète de type 2 - peut être réduit en suivant les recommandations nutritionnelles nationales. Fondées sur de multiples études scientifiques, ces recommandations évoluent avec l’acquisition de nouvelles connaissances. Toutefois, les français sont encore trop peu nombreux à se les être appropriées, en particulier parmi les moins favorisés. Des mesures permettant d’améliorer la qualité nutritionnelle et l’accessibilité (physique et économique) de l’offre alimentaire, ainsi qu’un environnement favorable à l’activité physique ont été recommandées par le Haut conseil de la Santé publique dans le cadre de la préparation du prochain programme national nutrition-santé. Lire la suite.

Les actualités scientifiques en nutrition
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8 février 2019 5 08 /02 /février /2019 10:00

Les recommandations détaillées

 

« Détaillées » n’est pas un faible mot, en effet les recommandations visant à aller plus loin, comprennent de nombreux chiffres et des explications et cela dans quasiment tous les composants de notre alimentation et de notre activité. Les recommandations détaillées conseillent :

 

. D’augmenter :

  • Les fruits et légumes : « Au moins 5 fruits et légumes par jour, par exemple 3 portions de légumes et 2 fruits ». Vous pouvez varier entre les produits frais, surgelés ou en conserve. Même si vous consommez moins de fruits et légumes que recommandés, il est toujours bon d’en augmenter la consommation. Privilégiez les produits de saison et locaux (meilleurs saveurs) et si possible bio. Limitez à un verre par jour maximum votre consommation de jus de fruits en préférant les fruits pressés maison. Ne consommez les fruits secs que très occasionnellement, en revanche vous pouvez consommer une petite poignet d’oléagineux par jour.
  • Les légumes secs (lentilles, pois chiches, haricots secs…) : « Au moins 2 fois par semaine des légumes secs car ils sont naturellement riches en fibres ». Ils peuvent accompagner une viande ou la remplacer en les associant à un produit céréalier complet.
  • L’activité physique : « Au moins 30 minutes d’activités physiques dynamiques par jour ». Un peu c’est bien, plus c’est mieux. Il est conseillé de pratiquer deux fois par semaine des activités de renforcement musculaire, d’assouplissement et d’équilibre pour la santé. Reprenez le sport progressivement. Les activités du quotidien peuvent être une activité physique : prendre les escaliers, se déplacer à pied ou à vélo, jardinage…
Les recommandations de Santé publique France (partie 2)

. De privilégier :

  • Les féculents complets : « Au moins un féculent complet par jour car ils sont naturellement riches en fibres ». Les féculents peuvent être consommés tous les jours, s’ils sont complets ils sont beaucoup plus riches en fibres, les aliments semi-complets sont une bonne alternative et il est préférable de privilégier les aliments bio.
  • Le poisson : « Deux fois par semaine du poisson, dont un poisson gras (sardine, maquereau, hareng, saumon) ». Les poissons gras sont plus riches en oméga 3, graisses anti-inflammatoires dont notre alimentation manque cruellement, toutes les formes de poissons sont valables (surgelé, frais, en conserve), mais certaines espèces peuvent contenir des polluants, il est donc conseillé de varier les espèces et de varier entre poissons d’élevage et sauvage.
  • L’huile de colza, de noix et d’olive : « Les matières grasses ajoutées - huile, beurre et margarine - peuvent être consommées tous les jours en petite quantité. Privilégiez l’huile de colza, de noix et d’olive ». Les huiles de colza et de noix sont riches en oméga 3, le beurre doit être consommé cru.
  • Les produits laitiers (lait, yaourt, fromage, fromage blanc) : « 2 produits laitiers par jour ». Alternez entre l’ensemble des produits laitiers et entre les différents types de fromages. Les crèmes fraîches et le beurre ne sont pas des produits laitiers mais des matières grasses, les desserts lactés (flans, crèmes desserts…) ne sont pas non plus des produits laitiers car contiennent peu de lait et trop de sucre.

 

. De réduire :

  • L’alcool : « Pour réduire les risques, il est recommandé de limiter sa consommation à deux verres par jour maximum et de ne pas consommer d’alcool tous les jours : maximum deux verres par jour et pas tous les jours ». Les risques pour la santé liés à l’alcool augmentent avec la quantité d’alcool consommée. Pour limiter les risques : avoir des jours sans alcool dans la semaine et ne pas dépasser 10 verres par semaine. Lors de consommation d’alcool : réduisez la quantité totale consommée, buvez lentement en alternant avec de l’eau et assurez vous de pourvoir rentrer chez vous en toute sécurité.
  • Les boissons sucrées, les aliments gras, sucrés, salés et ultra-transformés : « Il est recommandé de limiter les boissons sucrées, les aliments gras, sucrés, salés et ultra-transformés ». L’eau est la seule boisson recommandée et peut aussi être apportée par le thé, café et les infusions non sucrées. Les jus de fruits/boissons sucrées/sodas/boissons « énergisantes » même light doivent être limitées le plus possible, dans tous les cas pas plus d’un verre par jour. Les céréales sucrées du petit-déjeuner, gâteaux, le chocolat, les crèmes desserts, les glaces, les biscuits apéritifs, les charcuteries et certains plats préparés contiennent souvent trop de sucre, de gras et/ou de sel. Ainsi vous pouvez vous aider du Nutri-Score en évitant les produits classés D et E. En outre ces aliments sont souvent ultra-transformés (cf. NOVA, une nouvelle étoile est née ?) et combinés à de nombreux additifs dont on ne connaît pas l’impact sur la santé. Par précaution privilégiez donc les aliments sans additifs et le fait maison (produit frais, en conserve ou surgelé non préparé).
  • Les produits salés : « il est recommandé de réduire sa consommation de sel ». Une grande partie du sel provient des produits transformés (charcuterie, plats préparés du commerce, soupes déshydratées, fromage, pain). Réduisez la quantité de sel lorsque vous cuisinez, privilégiez les épices, condiments… A table goûtez avant de saler et ne resalez pas les produits en conserve. Privilégiez le sel iodé (cf. Le sel : comment le consommer sans excès ?).
  • La charcuterie : « Limiter la charcuterie à 150g par semaine ». Cela correspond à 3 tranches de jambon blanc; Privilégiez le jambon blanc et le blanc de volaille. Les saucisses, les lardons, le bacon, le jambon de volaille, les viandes en conserve, les jambons secs et crus font partie de la charcuterie.
  • La viande : « Privilégier la volaille, et limiter les autres viandes (porc, boeuf, veau, mouton, agneau, abats) à 500g par semaine ». Cela correspond à 3 ou 4 steaks.
  • Le temps passé assis : « Ne restez pas assis trop longtemps : prenez le temps de marcher un peu toutes les 2 heures ». Même si vous faites 30 minutes d’activité physique par jour, réduisez le temps passez assis. Attention au temps consacré aux écrans.
Les recommandations de Santé publique France (partie 2)

Quelques conseils généraux :

  • Prenez plaisir à manger : varier les aliments, prenez le temps de mâcher et de déguster.
  • Privilégiez le plus possible le « fait maison ».
  • Faites attention aux quantités et à la taille des portions que vous consommez (cf. Quelles portions mettre dans votre assiette partie 1 et partie 2)
  • Bien manger c’est aussi prendre en compte votre environnement via des produits locaux, de saison et bio si possible.

 

En résumé

 

Ces nouvelles recommandations ont l’avantage de présenter deux types de lecture : une illustration simple, claire et traduisant l’essentiel de ce vers quoi il faut tendre pour être en meilleure santé, et d’un version beaucoup plus précise mais tout aussi claire. Ainsi ces recommandations peuvent parler à tout le monde, être rapidement intégrée set plus précisément appliquées. La version détaillée portent d’ailleurs sur des conseils que tout professionnel de santé vous encouragerez à suivre puisque les données scientifiques, les études physiologiques et l’expérience des diététiciens tendent vers l’approbation de ces conseils. Par ailleurs ces nouvelles recommandations abordent une alimentation sans protéines animales en proposant une alternative équilibrée et sans carences, donc s’adressent aussi aux végétariens, et parlent plus spécifiquement des matières grasses en indiquant celles à privilégier.

 

Le seul bémol de ces recommandations résident peut-être encore dans la façon de les appliquer. En effet les recommandations se portent sur une journée ou une semaine, mais les connaissances d’une personne lambda ne sont parfois pas suffisante à l’élaboration d’un repas équilibré. En outre ces conseils peuvent avoir du mal à passer auprès d’une population bénéficiant de peu de moyen, les connaissances et les ressources ne leur permettant pas de suivre l’ensemble de ces conseils.

 

Pour en savoir plus vous pouvez télécharger le dossier pédagogique et le communiqué de presse.

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1 février 2019 5 01 /02 /février /2019 10:00

Le 22 janvier 2019, Santé publique France a publié de nouvelles recommandations relatives à l’alimentation, à l’activité physique et à la sédentarité pour les adultes. En effet de nouvelles données scientifiques mises en corrélation avec des rapports de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) ont suscité le besoin d’actualiser les recommandations sur l’alimentation et l’activité physique pour les rendre plus simples, pratiques et accessibles afin d’entraîner de meilleurs choix alimentaires et un mode de vie plus sain. Faisons le point sur ces nouvelles recommandations.

Les nouvelles recommandations de Santé publique France (partie 1)

Santé publique France, c’est quoi ?

 

Santé publique France est l’agence nationale de santé publique créée en avril 2016 en regroupant l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (Inpes), l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) et l’Etablissement de Préparation et de Réponse aux Urgences Sanitaires (Eprus). Elle est en charge  :

  • De l'observation épidémiologique et de la surveillance de l'état de santé des populations ;
  • De la veille sur les risques sanitaires menaçant les populations ;
  • De la promotion de la santé et la réduction des risques pour la santé ;
  • Du développement de la prévention et de l'éducation pour la santé ;
  • De la préparation et de la réponse aux menaces, alertes et crises sanitaires ;
  • Du lancement de l'alerte sanitaire.

C’est donc sur la base de ces missions que de nouvelles recommandations ont vu le jour.

 

Le constat

 

. Quasiment 50% des adultes français sont en surpoids ou obèses, soit presque 7 millions de personnes.

. 18% des enfants de 6 à 17 ans sont en surpoids ou obèses (stagnation depuis 10 ans).

. Des inégalités sociales de santé augmentent, d’autres se réduisent à cause de la dégradation de la consommation des personnes les plus diplômées.

. L’activité physique reste faible, au contraire de la sédentarité qui augmente. Cette situation se dégrade ces dix dernières années surtout chez les femmes et les enfants.

 

L’objectif des recommandations

 

. Mettre en place des messages courts, pratiques, accessibles et simples fondés sur des données scientifiques afin d’aider la population à faire de meilleurs choix alimentaires, d’adopter des modes de vie plus actif, de faire plus d’activité physique et de réduire le temps passé assis.

. Mieux informer les personnes ce que devrait-être l’alimentation.

. Inciter la population à faire du sport et à réduire l’inactivité. On peut faire du sport de façon très intense sur un temps donné tout en passant le reste de son temps de façon trop sédentaire, il faut trouver un juste milieux.

. Ajouter la notion du développement durable pour consommer en respectant son environnement.

 

Qui élabore les recommandations

 

Les recommandations se basent sur des données scientifiques prenant en compte plusieurs paramètres : les références nutritionnelles pour la population, la biodisponibilité des nutriments, les liens entre consommation de divers groupes d’aliments et risque de maladies chroniques, les habitudes alimentaires de la population française et le risque lié à l’exposition aux contaminants alimentaires. A partir de ces données, un comité réunissant des personnes de Santé publique France, des personnes externes présentant des compétences « de terrain » dans le domaine de la santé, de la science de la communication et des sciences du sport, a proposé divers options et formulations de recommandations à tester auprès de la population. Ces propositions ont été testées auprès d’un échantillon de population âgée de 18 à 64 ans, de professionnels de la santé et du social. Ce qui a entraîné des ajustements qui ont ensuite été soumis à l’ANSES et le HCSP pour s’assurer des concordances avec les paramètres de base.

Les nouvelles recommandations de Santé publique France (partie 1)

Les nouvelles recommandations

 

Santé publique France propose deux types de recommandations : Les recommandations simplifiées qui proposent de grands principes non quantifiés et des recommandations détaillées. L’idée étant de compiler des conseils simples pour le plus grand nombre, à la précision pour les personnes souhaitant aller plus loin.

 

Les recommandations simplifiées

Les nouvelles recommandations de Santé publique France (partie 1)

Quoi de neuf ?

  • Intégration de la notion développement durable : pencher vers des producteurs locaux, des aliments de saison et si possible bio.
  • Mise en avant du nutri-score : les contraintes de temps entraînent de nombreuses personnes à se tourner vers les plats préparés. Pour ne pas occulter cette population, Santé publique France conseille de faire confiance au fameux nutri-score (cf. Les applications autour de votre alimentation partie 3) pour faire les bons choix pour une alimentation équilibrée.
  • Différenciation de la sédentarité et de l’activité physique : l’activité physique correspond au mouvement de notre corps entraînant une dépense énergétique supérieure à celle de repos, pratiquée 30 minutes par jour elle est bénéfique. A l’inverse la sédentarité se définit par toutes les situations au cours desquelles les mouvements sont réduits au minimum. Les recommandations invitent à plus d’activité physique et moins de sédentarité.
  • Les viandes (boeuf, veau, porc, agneau, mouton, gibier, abats) et les charcuteries font l’objet de recommandations maximales de consommation hebdomadaire, respectivement 500g et 150g (cf. Viandes rouges, charcuterie et… cancers ?).
  • Les légumes secs, les produits céréaliers complets et peu raffinés sont à privilégier par rapport aux céréales très raffinées et aux farines blanches.
  • Les fruits à coque (oléagineux) non salés devraient être consommés quotidiennement, à raison d’une petite poignet.
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29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 09:00

Je vous propose aujourd'hui d'écouter ou de réécouter l'émission "Diète, en finir avec les régimes totalitaires" diffusée sur france culture le 18/06/2018.

Podcast : Diète, en finir avec les régimes totalitaires
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23 mars 2018 5 23 /03 /mars /2018 10:00

Le surpoids

. Infographie sur la corpulence des français en 2015

Obésité, surpoids et maigreur restent préoccupants, en France, chez les adultes autant que chez les enfants. L’infographie ci-dessous vous permet de prendre la mesure du problème en un coup d’œil. Pour en savoir plus, suivez le lien.

Les actualités scientifiques en nutrition (partie 2)

. Dépistage de l’obésité chez l’enfant : les recommandations américaines
US PREVENTIVE SERVICES TASK FORCE, GROSSMAN, DC. BIBBINS-DOMINGO, K. « et col. » Screening for Obesity in Children and Adolescents: US Preventive Services Task Force Recommendation Statement. JAMA, 2017, 317, 23, p. 2417-2426 (doi: 10.1001/jama.2017.6803).

Le dépistage de l’obésité est recommandé chez l’enfant à partir de 6 ans. Les interventions comportementales intensives sont à favoriser chez l’enfant obèse dans un objectif de perte de poids.
La task force des US Preventive Services met à jour ses recommandations à destination des professionnels de santé, concernant le dépistage de l’obésité chez l’enfant de plus de 6 ans aux Etats-Unis.
Les auteurs préconisent de dépister tous les enfants de plus de 6 ans et les adolescents. Une attention toute particulière doit cependant être apportée à ceux présentant un ou plusieurs des facteurs de risque suivant :
    •    obésité parentale ;
    •    faible qualité de l’alimentation ;
    •     niveau d’activité physique bas ;
    •     activités sédentaires élevées ;
    •     troubles du sommeil ;
    •     faible revenu familial.
Le calcul de l’Indice de Masse Corporelle (IMC) est recommandé pour effectuer le dépistage. Un enfant sera considéré comme obèse si son IMC est supérieur ou égal au 95e percentile des références américaines pour un âge et un sexe définis.
Pour les enfants présentant une obésité, le suivi d’une intervention comportementale globale et intensive est recommandé. Pour aboutir à une perte de poids, les auteurs recommandent que cette intervention présente les caractéristiques suivantes :
    •    durée totale de 26 heures ou plus sur une période de 2 à 12 mois ;
    •     sessions individuelles, en famille et en groupes, à destination de l’enfant et de ses parents ;
    •    contenu éducatif portant sur l’alimentation équilibrée, l’activité physique adaptée, la compréhension des étiquettes alimentaires et sur le contrôle des stimuli (limitation de l’accès aux aliments trop tentants et du temps d’écran) ;
    •     sessions d’activité physique supervisées ;
    •     approche basée sur la fixation d’objectifs, l’autosurveillance, la résolution de problèmes pour atteindre les objectifs fixés et le renforcement positif ou récompense ;
    •     intervention menée par une équipe pluridisciplinaire (pédiatres, physiothérapeutes, diététiciens, psychologues).
Les auteurs évaluent comme étant minimes les risques liés au dépistage de l’obésité chez l’enfant de plus de 6 ans ainsi que ceux liés aux interventions comportementales à destination des enfants présentant une obésité. Par ailleurs, ils indiquent que l’usage de médicaments chez l’enfant n’est pas recommandé pour perdre du poids.
Ces recommandations de l’US Preventive Services Task Force, à destination des professionnels de santé, viennent s’ajouter à celles émises en 2015 par le centre de contrôle et de prévention de l’obésité et du surpoids des Etats-Unis (CDC), incluant par exemple la promotion de l’allaitement maternel ou encore la réduction de la taille des portions pour prévenir l’obésité durant l’enfance.

Les actualités scientifiques en nutrition (partie 2)

. L’obésité dans le monde (OCDE 2107)

Dans l’OCDE, plus d’un adulte sur deux est en surpoids ou obèse et près d’un enfant sur six. Les projections sur 2030 sont pessimistes et prévoient une augmentation de l’obésité. Les inégalités socio-économiques jouent fortement, en particulier pour les femmes.
Le graphique ci-dessous présente les taux d’obésité (IMC>30kg.m-2). La moyenne des pays de l’OCDE est de 19,5% d’obèses. Les Etats-Unis, le Mexique, la Nouvelle Zélande et la Hongrie sont les pays les plus touchés avec respectivement 38,2, 32, 4, 30,7 et 30% d’obèses. Le Japon, la Corée, l’Italie et la Suisse sont les pays les moins touchés avec 3,7, 5,3, 9,8 et 10,3% d’obèses. La France est à 15,3% de taux d’obésité (donnée OCDE basée sur du déclaratif légèrement inférieure aux résultats d’ESTEBAN, basé sur des mesures).

Rapport du CERIN

Les actualités scientifiques en nutrition (partie 2)

. Pour les enfants, préférer le fruit à son jus
Heyman MB, Abrams S. Pediatrics 2017;139(6):e20170967.

La consommation de jus de fruits pendant l’enfance devrait être réduite au profit de celle de fruits entiers, selon l’Académie américaine de pédiatrie qui vient de publier ses recommandations sur la consommation de jus de fruits chez l’enfant.
Cinq recommandations s’adressent directement aux familles :
    ◦    ne pas introduire les jus avant l’âge de 1 an ;
    ◦    limiter la consommation quotidienne de jus à 118 mL entre 1 et 3 ans, 177 mL entre 4 et 6 ans et 236 mL après 7 ans ;
    ◦    servir les plus petits dans un verre plutôt que dans un biberon afin d’éviter une consommation en continu ;
    ◦    encourager la consommation de fruits entiers plutôt que de jus afin de favoriser l’ingestion de fibres et une prise calorique plus lente ;
    ◦    consommer des jus pasteurisés pour pallier les risques bactériologiques.
Trois recommandations concernent les pédiatres et professionnels de santé :
    ◦    surveiller la quantité de jus consommée en cas de malnutrition (par excès ou carence), de diarrhées chroniques ou autres troubles digestifs et dans le cadre de la prévention des caries dentaires ;
    ◦    réduire la consommation de jus chez le jeune enfant et l’éliminer chez ceux en surpoids ou de petit poids ;
    ◦    expliquer systématiquement aux familles la différence entre les jus de fruits et les autres boissons à base de fruits.
Le rôle des parents et des professionnels de santé est primordial pour limiter la consommation de jus de fruits chez l’enfant et prévenir la surconsommation calorique qui lui est associée.

 

Votre santé

 

. Relations entre l’alimentation, la nutrition, l’activité physique et le cancer colorectal (WCRF)
World Cancer Research Fund International / American Institute for Cancer Research. Continous Update Project Report: Diet, Nutrition, Physical Activity and Colorectal Cancer. 2017. wcrf.org/colorectal-cancer 2017
Disponible ici.

Le World Cancer Research Fund (WCRF) a publié en septembre 2017 une actualisation de son rapport d’expertise de 2011 sur les relations entre l’alimentation, la nutrition, l’activité physique et le cancer colorectal. Comme pour l’ensemble des travaux du WCRF publiés dans le cadre de son « continuous update project », les conclusions sont basées sur une analyse de l’ensemble de la littérature scientifique pertinente la plus récente. Dans ce cas : 99 études ont été prises en compte, un suivi de plus de 29 millions d’adultes et plus de 247 000 cas de cancers colorectaux.
 
Seuls les niveaux de preuve « convaincant » et « probable » peuvent servir de base à des recommandations
Dans son rapport initial, de 2011, le WCRF explicite ce à quoi correspondent les cinq niveaux de preuve qu’il utilise (pages60-61). Les deux niveaux de preuve les plus élevés (« convaincant » et « probable ») sont les seuls qui permettent d’établir ou de supposer une relation causale qui, en conséquence, puisse conduire à une recommandation:
    ◦    Convaincant : niveau de preuve suffisamment fort pour établir une relation causale. Il justifie l’émission d’une recommandation.
    ◦    Probable : niveau de preuve suffisamment fort pour supposer une relation de causale. Il peut justifir l’émission d’une recommandation.
 
Des évolutions sont observées entre 2011 et 2017
Parmi les évolutions notables, on remarque qu’en 2017 la consommation de lait et de produits laitiers, fromages inclus, est considérée comme un facteur de diminution du risque de cancer colorectal avec un niveau de preuve probable, tandis qu’en 2011 seule la consommation de lait était considérée comme facteur de diminution du risque.
La consommation de viande rouge est passée, elle, du niveau de preuve « convaincant » en 2011 à « probable » en 2017. Tandis que la consommation de viande transformée reste associée à une hausse du risque de cancer colorectal de manière convaincante.
Les aliments contenants des fibres étaient eux associés à une baisse du risque de manière convaincante en 2011 et ne le sont plus que de manière « probable » en 2017.
 
Les facteurs de risque alimentaires et d’activité physique du cancer colorectal
Il existe des preuves solides qui permettent de conclure que :
    ◦    ces facteurs diminuent le risque de cancer colorectal :
    ◦    être physiquement actif *.
    ◦    consommer des céréales complètes.
    ◦    consommer des aliments riches en fibres.
    ◦    consommer des produits laitiers consommer des suppléments de calcium
    ◦    ces facteurs augmentent le risque de cancer colorectal :
    ◦    consommer des  viandes rouges**.
    ◦    consommer des charcuteries
    ◦    consommer de l’alcool ***.
    ◦    être en surpoids ou obèse.
    ◦    être grand à l’âge adulte.
 
* Concerne seulement le cancer du côlon, pas de conclusion pour le cancer du rectum.
**Le WCRF recommande de ne pas consommer plus de 500g de viandes rouges par semaine (bœuf, porc, mouton et chèvre) et aussi peu que possible de viandes transformées.
***Cette relation positive est observée pour des apports supérieurs à 30g d’éthanol par jour, qu’il convertit en 2 boissons alcoolisées par jour

Les actualités scientifiques en nutrition (partie 2)

. Iode et grossesse prévenir toute déficience
Abel MH, et al. J Nutr 2017. Doi : 10.3945/jn.117.250456.

Chez la femme enceinte, des apports alimentaires en iode inférieurs au besoin nutritionnel moyen sont associés à un risque accru de retard de développement de l’enfant à 3 ans.
D’après une étude norvégienne, un apport en iode inférieur à 160 μg/j pendant la grossesse est responsable de 5 à 21 % des retards de langage et 16 % des problèmes de comportement chez l’enfant. Des apports < 100 μg/j aggravent ces chiffres. Une supplémentation pendant la grossesse n’aurait pas d’effet bénéfique et pourrait même avoir l’effet inverse. La prévention doit donc porter sur l’amélioration du statut en iode avant la grossesse.

 

. Maladie coeliaque : quid du déclenchement ?
Crespo P, et al. Am J Clin Nutr 2017;105:890-6.

Chez les enfants avec une prédisposition génétique, les modalités d’introduction du gluten seraient sans impact sur le développement d’une maladie cœliaque (MC) avant 6 ans.
L’introduction du gluten a été contrôlée chez plus de 700 petits Européens, avec un terrain favorable de MC (compatibilité HLA). De très faibles quantités de gluten ont été proposées, versus placebo, entre 4 et 6 mois, puis les quantités journalières ont été augmentées progressivement entre 6 et 10 mois et, enfin, la consommation a été laissée libre après 10 mois.
Ce schéma de diversification n’a ni réduit ni augmenté le risque ultérieur de MC. Il en est de même des quantités de gluten ingérées entre 11 et 36 mois suggérant l’existence d’autres facteurs déclenchants.

Les actualités scientifiques en nutrition (partie 2)

. De la vitamine B12 pour améliorer les compétences des jeunes enfants
Kvestad I. & al. AM. J. Clin. Nutr. 2017. Doi : 10.3945/ajcn.116.144931

Une déficience même modérée en B12 pendant la première année de vie pourrait altérer certaines compétences des enfants d’âge préscolaire. Parmi 306 jeunes Népalais de moins de 1 an, 56,5 à 77,1 % présentent une augmentation d’au moins un des marqueurs d’un statut insuffisant en vitamine B12 (homocystéine et acide méthylmalonique notamment).
Cinq ans plus tard, ces enfants présentent un moindre développement neurosensoriel évalué par différents tests, dont le NEPSY2 de perception sociale et celui de la vision en 3 dimensions. Le développement moteur des enfants serait peu affecté.

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16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 10:00

Vos aliments 

. Nous ne mangeons pas des nutriments mais des aliments Interview du Dr Jean-Michel Lecerf : vidéo de l'interview

. Le quinoa, « l’or jaune des céréales »
Maradini Filho AM, et al. Critical Reviews in Food Science and Nutrition 2017;57:1618-30.

La richesse et la qualité des protéines et des lipides du quinoa en font une céréale d’exception. Cultivé depuis longtemps en Amérique du Sud, le quinoa a en effet de nombreuses qualités nutritionnelles par :
    •    sa richesse en protéines : 16,3 % devant le blé (14,8), le sorgho (12,4), l’orge (11,0) et le maïs (10,5) ; sa composition en acides aminés intéressante grâce à l’apport en lysine. L’absence de gliadine lui permet d’être consommé en cas de maladie coeliaque ;
    •    ses lipides : entre 2 et 9,5 %, notamment sous forme d’acides oléique (20-30 %), linoléique (49-56 %) et alpha-linolénique (9-12 %). La présence de vitamine E, un antioxydant naturel, protège ces lipides insaturés et améliore la conservation ;
    •    sa teneur en amidon : 52-69 % avec 7-10 % de fibres. L’index glycémique du quinoa est donc bas et aurait une action bénéfique sur les lipides sanguins ;
    •    ses teneurs en vitamines (E, B6, B9 et B2), minéraux (magnésium, fer, zinc et calcium) et antioxydants (flavonoïdes notamment).
Le quinoa renferme aussi des facteurs antinutritionnels (acides phytique et oxalique, saponine, tannins, etc.) qui pourraient limiter la biodisponibilité des principaux nutriments. Le polissage industriel, le mode de préparation à la maison (rinçage à l’eau), le trempage ou la germination permettent de limiter cet effet.
Le quinoa constitue donc une alternative intéressante aux autres céréales, notamment pour les végétariens et végétaliens.

Les actualités scientifiques en nutrition (partie 1)

. Repérer les aliments ultras-transformés
Monteiro CA, et al. Public Health Nutr 2017;1-13, doi: 10.1017/S1368980017000234

Consommés en excès, les aliments ultra-transformés (AUT) ont des effets délétères sur la santé, la société et l’environnement. Afin de les repérer, les chercheurs ont proposé la classification NOVA basée sur la nature, le degré et la fonction de la transformation appliquée aux aliments. Elle réunit les aliments en 4 groupes :
    ◦    les aliments frais ou peu transformés par des procédés visant à préserver leurs propriétés naturelles (e. g. lait et jus pasteurisés) ;
    ◦    les ingrédients culinaires transformés afin de les rendre utilisables pour cuisiner les aliments du groupe 1 (e. g. huiles végétales, beurre, sel) ;
    ◦    les aliments transformés pour prolonger leur durée de consommation ou améliorer leurs qualités organoleptiques. Ils sont produits à partir de quelques ingrédients des groupes 1 et 2 (e. g. légumes en conserve, fruits au sirop, fromages) ;
    ◦    les AUT, résultat d’une formulation industrielle élaborés entièrement ou presque de constituants dérivés d’aliments par une série de procédés complexes et l’ajout d’additifs non utilisés en cuisine. Ces aliments sont souvent peu chers, à longue durée de vie, sensoriellement attractifs et prêts à consommer (e. g. certains plats préparés, snacks salés ou sucrés, confiseries, sodas).
NOVA a permis de lier la consommation d’AUT à une faible qualité de régime et à l’apparition de maladies non transmissibles. Une alimentation basée sur les AUT a des conséquences sociales, culturelles, économiques, politiques et environnementales graves. Aussi, les chercheurs militent pour la prise en compte des effets des AUT dans le cadre de la Décennie de la nutrition (2016-2025) proclamée par les Nations unies.
Les dernières recommandations brésiliennes sont basées sur cette classification.

 

. Polyphénols quels effets sur la santé ?
WILLIAMSON G, Nutr Bull 2017;42:226-235. doi: 10.1111/nbu.12278.

La consommation d’aliments riches en polyphénols est bénéfique pour la santé, mais les mécanismes d’action ne sont pas encore pleinement connus.
Les polyphénols semblent avoir un rôle protecteur sur la santé humaine. Une revue de littérature fait le point.
Les principales classes de polyphénols sont :
    ◦    Les flavanols (catéchines du thé ou du cacao)
    ◦    Les flavanones (hespéridine dans les agrumes)
    ◦    Les flavonols (quercétine dans le thé, pommes et oignons)
    ◦    Les acides hydroxycinnamiques (acides chlorogéniques du café)
    ◦    Les anthocyanidines (cyanidine des baies)
Les études épidémiologiques montrent une réduction du risque d’apparition de maladies chroniques telles que le diabète de type 2 (cf. figure) et les maladies cardiovasculaires, liée à la consommation d’aliments riches en polyphénols.
Les études d’intervention vont dans le même sens que ces observations. Les auteurs mettent en avant une amélioration de la fonction endothéliale par les flavanols du cacao ou encore une diminution de la pression sanguine et du cholestérol LDL par les flavanols du thé. D’autres effets sont dépendants des statuts métabolique et génétique des individus ainsi que de la forme administrée (de la quercétine par exemple).
En conclusion, le rôle protecteur des polyphénols sur la santé humaine semble bien établi. Cependant, les mécanismes d’action ne sont pas encore élucidés et de nombreuses questions restent en suspens, telles que les doses minimales nécessaires pour observer des effets et l’efficacité de la supplémentation.

Les actualités scientifiques en nutrition (partie 1)

Les produits laitiers

. Ostéoporose : le lait prévient les fractures du col du fémur
Feskanich D et al. Osteoporos Int   2017 Oct 27. doi: 10.1007/s00198-017-4285-8.

Une étude américaine confirme le rôle bénéfique du lait et de la consommation de produits laitiers sur le risque de fracture du col du fémur.
L’étude menée par l’équipe du Pr Willett de la Harvard Medical school a inclus plus de 80000 femmes et 43000 hommes âgés de plus de 50 ans, suivis pendant respectivement 21 ans et 17,5 ans, Durant ce suivi, sont survenues 2138 fractures de hanche chez les femmes et 694 chez les hommes. Une enquête alimentaire a été réalisée au début de l’étude puis tous les 4 ans. Les facteurs de confusion possibles ont été pris en compte : âge, IMC, activité physique, tabac, traitement substitutif de la ménopause, facteurs nutritionnels…
Résultat : pour chaque portion de lait (soit 240 ml aux Etats-Unis) consommée quotidiennement, le risque de fracture est diminué de 8%, chez les hommes comme chez les femmes. La consommation totale de produits laitiers est également associée à une diminution du risque, de même que la consommation de fromage mais seulement chez les femmes.  Enfin cet effet bénéfique ne semble pas lié aux composants du lait, calcium, protéines ou vitamine D, considérés isolément. C’est donc le lait dans son ensemble qui est protecteur, ce qui témoigne à nouveau de l’importance de la matrice alimentaire en matière de nutrition.

 

. Carence en vitamine D
Silva CM. J. Pediatr 2017 ; Doi : 10.1016/j.jped.2017.01.006

D’après une étude brésilienne, le statut en vitamine D des enfants ayant une allergie aux protéines de lait de vache (APLV) serait plus fréquemment insuffisant.
Chez 120 jeunes enfants âgés d’au plus 2 ans, dont la moitié ont une APLV, la comparaison du statut en vitamine D montre un taux plus faible chez les enfants malades : 30,9 ng/mL en moyenne versus 35,3 ng/mL. En outre, chez les enfants APLV, 20,3 % ont une déficience en cette vitamine (taux < 20 ng/mL) contre seulement 8,3 % chez les autres. Enfin, les enfants APLV et allaités (exclusivement ou de façon majoritaire) ont plus souvent un statut inadéquat en vitamine D.

 

. Calcium et vitamine D chez les adolescents 
Julian C, Public Health Nutr 2017;1-9. doi: 10.1017/S1368980017000532.

L’apport en calcium chez l’adolescent est plus faible dans les familles les moins éduquées. C’est ce que montre une étude transversale auprès de 1 804 adolescent(e)s européen(ne)s de 12,5 à 17,5 ans issus de la cohorte HELENA examinant les sources alimentaires en calcium (Ca) et vitamine D (VitD) à l’aide de 2 rappels des 24 heures et l’influence des facteurs sociodémographiques et du mode de vie.
Le lait et les fromages sont les premiers contributeurs à l’apport de Ca. Les produits de la pêche et les gâteaux, tartes et biscuits (élaborés à partir de beurre et d’œufs) représentent les principales sources de VitD (tableau).
Principales sources en Ca et VitD : contribution en pourcentage de l’apport total.

 

Les actualités scientifiques en nutrition (partie 1)

Chez les garçons, l’ingestion de Ca est associée positivement à l’éducation de la mère et négativement au temps passé devant la télévision. Chez les filles, l’éducation des deux parents ainsi que le niveau d’aisance familiale sont associés positivement à l’ingestion de Ca, mais après ajustement sur la qualité globale de l’alimentation, seule l’association avec l’éducation de la mère demeure significative chez les adolescentes (p = 0,045). Aucune association n’a été trouvée pour la VitD.
Les familles ayant un niveau d’éducation bas et une faible qualité de l’alimentation devraient donc être la principale cible des programmes de promotion de la santé visant à améliorer les apports en Ca et VitD.

 

. Cancer de l’oesophage : le calcium protecteur
Li Q, et al. Nutrients 2017;9:510. Doi:10;3390/nu9050510.

Des apports élevés en calcium alimentaire auraient un effet protecteur vis-à-vis du cancer épidermoïde de l’œsophage chez les Asiatiques.
Ainsi, une vaste méta-analyse portant sur 17 études, incluant 3 396 cas de cancer de l’œsophage (CO) et 346 815 sujets contrôles, a montré que des apports élevés en calcium, en comparaison avec des apports plus faibles, seraient inversement associés avec le risque de CO (OR = 0,80 [IC 95 % : 0,71-0,91] ; I2 = 33,6 %).
Cet effet protecteur serait valable sur les CO de type épidermoïde, mais pas en cas d’adénocarcinome. Il est retrouvé chez les populations asiatiques mais pas en Europe ou aux États-Unis.

Les actualités scientifiques en nutrition (partie 1)
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9 février 2018 5 09 /02 /février /2018 10:00

La thermogenèse et la régulation du poids

Notre poids de corps dépend de la balance énergétique donc de la différence entre les apports énergétiques (ingestion de calorie) et les dépenses énergétiques qui comprennent : métabolisme de base (dépense de repos), thermogenèse adaptative (dépense provoquée par le froid, un virus, une infection microbienne, un excès de prise alimentaire) et la thermogenèse provoquée par l’activité physique. Ainsi lorsque le corps détecte une situation de variation de température interne ou externe, il déclenche des mécanismes de régulation : thermolyse ou thermogenèse. Ces situations peuvent-être : le jeûne, le repas, l’activité physique, l’hypo ou l’hyperthyroïdie, la consommation d’alcool, les infections, les tumeurs malignes, l’hypermétabolisme. Cependant ce système de régulation n’est pas activé ou désactivé en fonction de changement, c’est une fonction qui maintien en permanence la température de notre corps à 37°C. La thermogenèse résulte du métabolisme en général et de l’oxydation de substrats en particulier. La thermogenèse correspond donc à une augmentation de l’oxydation des graisses corporelles, et la thermolyse à une faible oxydation de la graisse. Cette régulation entraîne donc une augmentation ou une diminution des stocks de graisses corporelles et ainsi la régulation du poids.

De la graisse pour brûler des calories ? (partie 2)

Pour créer de la chaleur le corps réagit via le frisson thermique, ce qui empêche les muscles de fonctionner normalement. Pour palier à cela, il existe la thermogenèse sans frisson qui produit de la chaleur sans empêcher le travail musculaire. Cette réaction a lieu dans le tissu adipeux brun, sa richesse en mitochondries lui permet d’oxyder rapidement des substrats et de produire beaucoup de chaleur. Ces cellules sont équipées de la protéine UCP1 qui permet de brûler des graisses sans produire d’ATP (fournisseur d’énergie), donc d’éliminer des calories ! Le tissu adipeux brun jouerait un rôle anti-obésité en brûlant les graisses tout en évitant leur stockage et pourrait induire la satiété cérébrale.

De la graisse pour brûler des calories ? (partie 2)

Augmenter sa graisse brune

Vous l’aurez compris, les adipocytes bruns vous veulent du bien ! Ils brûlent vos graisses pour vous réchauffer et tente de limiter le stockage de nouvelles graisses. Cependant cela n’est pas automatique et pas identique d’une personne à l’autre. Des solutions existent pour booster ce phénomène.

. Pratiquez une activité physique : l’effort entraîne une sécrétion d’irisine par les muscles qui vous aidera à transformer votre graisse blanche en graisse brune.
. Sortez, prenez le temps de faire une marche le midi, aérez-vous, dépensez-vous dehors le week-end. Tout cela sans trop vous couvrir, ayez légèrement froid au début de votre activité physique pour forcer la graisse brune à brûler des graisses pour vous réchauffer.
. Dormez dans une atmosphère fraîche, environ 19°C, qui vous permettra d’augmenter de 30 à 40% la quantité de graisse brune dans votre corps. A l’inverse une température de plus de 22°C, la diminuera. Faites de même la journée dans vos pièces de vie.
. Consommez suffisamment d’énergie à chaque repas, évitez tout de même les aliments trop gras et favorisez les protéines qui soutiendront le rôle des mitochondries.

De la graisse pour brûler des calories ? (partie 2)
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