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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 09:00

Concernant les enfants :

 

. Statut en fer des enfants végétariens

Pawlak R, et al. Ann Nutr Metab 2017;70:88-99.

Il semblerait que la prévalence d’une déficience en fer soit plus élevée chez les jeunes végétariens. Une analyse de la littérature révèle que les résultats sont très variables selon les marqueurs et les définitions utilisées pour le régime végétarien et la carence en fer. Utilisant la ferritinémie, les cas de déficiences en fer chez les végétariens varient de 4,3 à 73 % ; avec l’hémoglobinémie, des taux de 0 à 47,5 % sont enregistrés.

Cinq études sur 8 montrent cependant que les enfants végétariens ont un statut en fer plus bas que les non-végétariens. À noter qu’en 2014, selon une étude en ligne, 4 % des 8-18 ans seraient végétariens aux États-Unis et 1 % végétaliens. Le statut en fer de ces enfants pose donc question.

 

. Comment bien estimer les apports chez les jeunes enfants :

Padilha LL, et al. Br J Nutr 2017;117:287-94.

Trois ou quatre jours d’enquête alimentaire seraient nécessaires pour évaluer précisément la majorité des apports nutritionnels chez le jeune enfant.

Sur la base de trois rappels des 24 heures non consécutifs, la variabilité de l’apport alimentaire a été étudiée chez 231 enfants brésiliens de 13 à 32 mois résidant dans une région modestement développée.

Pour la majorité des nutriments, la variabilité des apports entre enfants est plus importante que la variabilité entre les différents jours d’enquête pour un même enfant.

Le nombre de rappels des 24 heures nécessaires pour obtenir un coefficient de corrélation optimale (r = 0,9) entre apports relevés lors de l’enquête et apports réels est :

  • 2 pour l’estimation des apports en énergie, glucides, acides gras saturés, calcium, fer, phosphore et zinc ;
  • 3 ou 4 pour les lipides totaux, protéines et la majorité des autres nutriments ;
  • 7 pour les acides gras polyinsaturés, 9 pour la vitamine C, et respectivement 11 et 12 pour les fibres insolubles et solubles. 

Si l’on baisse le niveau d’exigence (r = 0,7), le nombre de jours d’enquête requis passe à 1 pour presque tous les nutriments et jusqu’à 3 pour les fibres solubles.

Étant donné le contexte socio-économique et le choix alimentaire limité de la population étudiée, il est probable que le nombre d’enquêtes nécessaires  dans un contexte de pays développé avec plus de diversité alimentaire, soit plus élevé.

 

. Mieux diversifier pour prévenir des allergies :

Ierodiakonou D. & al. JAMA 2016 ; 316(11) : 1181-92. Doi :10.1001/jama.2016.12623

L’âge d’introduction de certains aliments permettrait de réduire le risque d’apparition d’allergie alimentaire associée, mais pas de maladie auto-immune.

En matière de diversification alimentaire les messages se succèdent sans forcément se ressembler. Alors qu’il a été conseillé de retarder l’introduction de certains aliments, il semblerait aujourd’hui qu’il existe une « fenêtre d’introduction » idéale entre 4 et 6 mois. Pour faire le point, des chercheurs anglais ont compilé l’ensemble des études d’observation et des essais cliniques parus sur le sujet ces 50 dernières années. L’âge d’introduction des œufs, poissons et crustacés, oléagineux, arachide, ainsi que du lait, du blé et du soja a été étudié. Ses conséquences sur le risque d’apparition d’asthme, d’eczéma, de rhinite allergique, d’allergie, de diabète de type 1, de maladie coeliaque ou de maladie inflammatoire de l’intestin ont été évaluées.

Les résultats sont concluants pour 2 aliments :

  • l’introduction des œufs entre 4 et 6 mois est associée avec une réduction du risque allergique par rapport à une introduction plus tardive (RR : 0,56, p : 0,09)
  • l’introduction de l’arachide entre 4 et 11 mois réduit également le risque d’allergie à cet aliment (RR : 0,29, 95% CI, p : 0,09).

Une introduction précoce du poisson entre 6 et 9 mois serait bénéfique sur le risque de rhinite allergique. Les études ne retrouvent pas d’association entre l’âge d’introduction des autres aliments et l’apparition d’asthme, d’eczéma ou de maladies auto-immunes.

Les actualités scientifiques

Concernant le poids :

 

. Edulcorants : gare au diabète

Fagherazzi G, et al. Ann Nutr Metab 2017. DOI : 10.1159/000458769

Plus la fréquence journalière et la durée d’utilisation des édulcorants de table s’accroissent, plus le risque de développer un diabète de type 2 (DT2) augmenterait selon les données recueillies sur plus de 60 000 femmes lors de l’étude E3N-EPIC. Par rapport aux sujets consommant « jamais ou rarement » des édulcorants, ceux qui en consomment la moitié du temps à toujours ont un risque accru de DT2 : hazard ratio (HR) de 1,31 et 1,83 respectivement.

En outre, plus la consommation d’édulcorants est ancienne, plus le risque augmente : le HR est respectivement de 1,26, 1,47, 1,70 et 2,10 pour une consommation durant moins de 3 ans, de 3 à 5 ans, de 5 à 10 ans et de 10 ans et plus.

 

. 1000 jours pour pour prévenir l'obésité infantile

Woo Baidal JA. et coll. Am J. Prev. Med. 2016 ; 50(6) : p.761-79.

De la conception aux 2 ans de l’enfant, il existerait 1000 jours déterminants dans l’apparition d’une obésité ultérieure.

Cette revue de la littérature en langue anglaise a identifié près de 300 articles publiés entre 1980 et 2014 relatifs aux facteurs de risques précoces de l’obésité infantile.

Les résultats de ces études prospectives mettent en avant des facteurs de risque maternels (surpoids pré-conceptionnel, prise de poids trop importante pendant la grossesse, tabagisme) et infantiles (poids de naissance élevé et prise de poids trop rapide avant 2 ans). Un nombre plus restreint d’études met en cause un diabète gestationnel, un développement affectif insuffisant, un faible niveau socio-économique, un manque de sommeil, une alimentation inappropriée (diversification avant 4 mois notamment) et une exposition précoce aux antibiotiques. Le rôle protecteur de l’allaitement, retrouvé dans beaucoup d’études, reste inconsistant dans cette analyse, de même que la dépression maternelle ou l’insécurité alimentaire, mais également le mode de délivrance (césarienne) ou l’exposition fœtale à l’alcool ou autres polluants environnementaux.

Finalement, les facteurs précoces d’obésité infantile semblent essentiellement liés à la mère. Le rôle du reste de l’entourage (tabagisme ou surpoids paternel, conseils des professionnels de santé) doit être précisé.

La connaissance de ces facteurs précoces d’obésité doit permettre de mieux cibler les messages et les actions de prévention vis-à-vis de cette pathologie.

 

. Régime miser le déjeuner

Majdj A, et al. Am J Clin Nutr 2016;104:982-9.

Pendant 12 semaines, 69 femmes en surpoids ou obèses ont suivi un régime hypo-énergétique identique en calories et en nutriments, mais réparti différemment sur les deux repas principaux : soit 50 % de l’apport énergétique total au déjeuner et 20 % au dîner, soit l’inverse.

Les sujets dont l’apport énergétique était plus important au déjeuner présentent une perte de poids et une réduction de l’IMC significativement plus importante.

Le taux d’insuline circulante et l’insulinorésistance sont également moindres. En revanche, tour de taille et profil lipidique sont améliorés sans différence significative entre les deux groupes.

 

. Finis ton assiette !

Robinson E, et al. Eur J Clin Nutr 2016;70:750-2.

Une injonction qui pourrait favoriser l’obésité comme le révèle les résultats d’une étude réalisée auprès d’environ 400 étudiants britanniques. En effet, 80 % d’entre eux avouent « finir leur assiette » lorsqu’ils sont à table et ce comportement est significativement associé à un indice de masse corporelle (IMC) plus élevé. En outre, une attitude parentale autoritaire pendant l’enfance, encourageant cette pratique, ainsi qu’un désir de ne rien jeter sont des données prédictives d’un tel comportement, de même qu’un IMC élevé et le sexe masculin.

 

. Flore intestinale et obésité

Vanhoutte T, Huys G, Brandt E & Swings J. (2004) Temporal stability analysis of the microbiota in human feces by denaturing gradient gel electrophoresis using universal and group-specific 16S rRNA gene primers. FEMS Microbiol Ecol.; 48(3):437-46.

De La Cochetière MF, Durand T, Lepage P, Bourreille A, Galmiche JP & Doré J. (2005) Resilience of the dominant human fecal microbiota upon short-course antibiotic challenge. J Clin Microbiol. ; 43(11):5588-92.

Hill MJ. (1997) Intestinal flora and endogenous vitamin synthesis. Eur J Cancer Prev. ; 6 Suppl 1:S43-5

Wu GD, Chen J, Hoffmann C et al. (2011) Linking long-term dietary patterns with gut microbial enterotypes. Science ; 334(6052):105-8

On sait aujourd’hui qu’il existe un lien entre le microbiote intestinal et l’obésité. Pour autant, il n’est pas possible d’attribuer l’obésité au seul microbiote. De plus amples recherches sont encore nécessaires.

L’obésité est liée à des interactions complexes entre facteurs génétiques et environnementaux tels que le régime alimentaire ou le mode de vie. Mais le microbiote pourrait être un facteur supplémentaire à prendre en compte dans cette maladie.

Le microbiote d’un patient obèse est différent de celui d’un sujet sain

Le ratio Firmicutes/Bacteroidetes semble également être le principal marqueur des perturbations microbiennes chez un individu obèse, marqué par une diminution des Bacteroidetes (tableau 1). Une perte de poids permettrait un retour à un profil bactérien similaire à celui des personnes minces.Néanmoins, les perturbations observées ne permet pas de dire si ce microbiote est en partie responsable de l’obésité ou si c’est simplement un témoin des changements alimentaires ou de l’état d’obésité.

PopulationAdulte de poids normal (20-50 ans)Adulte obèse (20-50 ans)Adulte atteint de MICI (20-50 ans)
Ratio Firmicutes/ Bacteroidetes10/1100/11/1 à 3/1

Le microbiote pourrait-il jouer un rôle dans la prise de poids ?

Le microbiote pourrait être impliqué dans notre métabolisme énergétique : les bactéries intestinales pourraient fournir à notre organisme de l’énergie récupérée de nos résidus alimentaires. Néanmoins, il est primordial de considérer les interactions entre régime alimentaire et l’ensemble intestin-microbiote : attribuer au seul microbiote un rôle décisif dans le développement de la masse grasse n’est pas envisageable. On sait aujourd’hui qu’une combinaison de facteurs environnementaux et génétiques contribue à l’établissement d’un microbiote spécifique d’un individu, lequel pourrait favoriser ou non le développement d’une obésité.

Des marqueurs microbiens prédictifs de l’obésité ?

De récents travaux suggèrent que les personnes ayant une faible diversité bactérienne (en nombre de gènes) auraient un risque plus important de développer des complications associées à l’obésité. Ces résultats restent à confirmer, mais pourraient représenter un nouvel outil dans le diagnostic de l’obésité.

Les actualités scientifiques

Concernant les produits laitiers :

 

. Jus végétaux vs lait de vache : pas d'équivalence

Jeske S, et al. Plant Foods Hum Nutr 2017;72:26-33.

La majorité des jus végétaux ont des propriétés nutritionnelles faibles et ne peuvent être considérés comme un substitut du lait de vache. C’est ce que montre l’analyse comparative de la composition nutritionnelle du lait de vache et de 17 jus végétaux du commerce élaborés à partir de céréales, fruits à coque ou légumineuses.

La moitié des boissons végétales testées ont des teneurs protéiques très faibles (< 0,5 g/100  g), voire nuls. Seuls les jus de soja ont des valeurs équivalentes à celles du lait de vache (3,7 g/100 g). En outre, les protéines végétales sont de moins bonne qualité en termes de digestibilité. Le contenu lipidique de la majorité des jus d’amande dépasse celui du lait de vache entier (3,28 g/100 g) alors que celui des jus d’avoine, de riz et de noix de coco est inférieur à 1 g/100 g.

 

Les valeurs de l’index glycémique (IG) sont basses (< 55) dans le lait de vache et 8 des boissons végétales. Les autres boissons ont des IG supérieurs avec un maximum (> 97) pour le jus de riz – dont la charge glycémique équivaut à celle d’un gâteau – et pour celui de coco. À noter que le taux d’arsenic des jus de riz dépassent les limites acceptables en Europe et aux Etats-Unis pour les eaux de boissons. 

Enfin, le lait est une source importante de vitamines A, D, B12, B2 contrairement aux jus végétaux. Certains jus sont enrichis en calcium.

En conclusion, parmi les boissons végétales, le jus de soja semble le plus intéressant. Mais, les auteurs de cette étude insistent sur les risques nutritionnels d’utiliser les jus végétaux comme substitut du lait de vache.

. Du calcium pour éviter le diabète gestationnel ?

Osorio-Yáñez C, et al. Public Health Nutr 2016. Doi : 10.1017/S1368980016002974

Des apports plus élevés en calcium avant et en début de grossesse limiteraient le risque de diabète gestationnel.

Une association inverse entre les apports les plus élevés en calcium et le risque de diabète gestationnel a été retrouvée chez près de 3 400 femmes enceintes de la cohorte américaine Omega. Une réduction de 42 % du risque de diabète gestationnel est observée pour une consommation de calcium ≥ 795 mg/j. Cet effet préventif serait surtout associé à la consommation de produits laitiers écrémés et de céréales complètes.

 

. Ostéoporose : les effets du lait passés à la loupe

Fardellone P, et al. Joint Bone Spine 2016. doi: 10.1016/j.jbspin.2016.06.006.

Face aux messages contradictoires concernant le lait et la santé, une équipe de chercheurs français a réalisé une revue de la littérature afin de faire le point sur les liens entre la consommation de lait et l’ostéoporose.

Les études épidémiologiques évaluant les liens entre la consommation de lait et le risque de fracture aboutissent à des résultats discordants : effets bénéfiques, neutres ou délétères. Plusieurs hypothèses ont été suggérées pour expliquer les effets potentiellement négatifs, telles que  la surcharge acide liée à l’ingestion de lait, l’intolérance au lactose ou encore un effet néfaste du D-galactose, aucune n’a été validée. De nombreux biais méthodologiques pourraient également expliquer ces contradictions, tels que le biais de causalité inverse ou encore la complexité à évaluer rétrospectivement  les quantités de lait consommées au cours de la vie.

Les études expérimentales,  quant à elles, montrent le plus souvent des effets bénéfiques de la consommation de lait sur les marqueurs de la santé des os. Dans les différents groupes d’âges, y compris chez les enfants et les femmes ménopausées, la consommation de lait est associée à un ralentissement du remodelage osseux et à des valeurs plus élevées ou inchangées de la densité minérale osseuse. Ces effets bénéfiques sont plus marqués dans les populations à faible apport en calcium.

Au vu de l’état des connaissances, les auteurs concluent qu’il n’y a pas lieu de  modifier les recommandations concernant la consommation de lait pour préserver la santé osseuse des populations.

 

. Ostéoporose, protéines et fractures : les hommes aussi !

Langsetmo L, et al. J Bone Miner Res 2016;12 déc. Doi:10.1002/jbmr.3058 

Une augmentation de l’apport en protéines, notamment d’origine animale, pourrait réduire le risque de fractures ostéoporotiques (FO) chez les hommes âgés. 

Près de 6 000 hommes âgés de 65 ans et plus ont été suivis, à partir du début des années 2 000 et pendant 15 ans, dans le cadre d’une étude américaine sur les FO.

Dans cette population, l’apport protéique moyen correspond à 16,1 % des apports énergétiques totaux (AET, évalués à 1 630 kcal/j) dont 22 % de protéines laitières (PL), 37,7 % de protéines animales non laitières (PANL) et 40,4 % de protéines végétales (PV). L’analyse des données de suivi montre que l’incidence des FO non vertébrales (hanche, avant-bras, poignet, humérus) diminue significativement quand la consommation de protéines augmente sauf dans le cas des tassements vertébraux. En outre, l’origine des protéines joue un rôle, ainsi, l’augmentation de la consommation des protéines d’origine animale est associée à un risque réduit de fractures au niveau de la hanche. Le risque relatif étant de 0,8 pour les PL, et de 0,84 pour les PANL. Aucune association n’est retrouvée avec les PV.

Selon les chercheurs, chaque augmentation de l’apport protéique de 2,9 % des AET, soit de 12 g dans la cohorte étudiée, serait associée avec une réduction de 8 % des FO non vertébrales. 

Ostéoporose, proteines et fractures : les hommes aussi !

Les actualités scientifiques
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Nutrition-pour-le-bien-être-et-la-performance dietetique-pour-le-bien-etre-et-la-performance - dans Articles scientifiques
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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 09:00

Cette étude pilote menée sur des femmes obèses montre qu’une initiation à la relaxation augmente la perte de poids des personnes qui suivent un régime appauvri en calories en les aidant à modérer leur consommation.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/relaxation-gestion-du-stress-optimisent-perte-de-poids-sujets-obeses-regime.html?wqhtcid=fan_8@hotmail.fr&utm_campaign=NL20160510&utm_source=CERIN&utm_medium=email&utm_content=standard

 

Cette étude clinique iranienne montre l’effet bénéfique de la consommation d’une partie du repas (une entrée) 15 minutes avant le plat principal, dans le cadre d’un régime hypocalorique prescrit à des patients obèses ou en surpoids.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/maigrir-en-prenant-le-temps-de-manger.html?wqhtcid=fan_8@hotmail.fr&utm_campaign=NL20160510&utm_source=CERIN&utm_medium=email&utm_content=standard

 

Manger moins vite, notamment parce que cela augmente le travail de mastication, diminuerait la prise alimentaire. Les études expérimentales confirment les conclusions des études observationnelles.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/manger-moins-vite-manger-moins-oui-d-apres-cette-meta-analyse.html?wqhtcid=fan_8@hotmail.fr&utm_campaign=NL20160510&utm_source=CERIN&utm_medium=email&utm_content=standard

 

Les actualités scientifiques sur la perte de poids

Un à 2 repas par semaine en famille quand on est adolescent diminue par 2 le risque de devenir obèse une fois adulte.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/promouvoir-repas-en-famille-lutte-contre-obesite.html?wqhtcid=fan_8@hotmail.fr&utm_campaign=NL20160510&utm_source=CERIN&utm_medium=email&utm_content=standard

 

Pour les auteurs de cet éditorial, la perte de poids pourrait être favorisée par une fragmentation de l’alimentation en nombreux petits repas, un bon sommeil et une bonne gestion du stress. Il ne faudrait donc pas se focaliser uniquement sur la restriction énergétique.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/restriction-energetique-peut-etre-pas-seul-levier-perte-de-poids.html?wqhtcid=fan_8@hotmail.fr&utm_campaign=NL20160510&utm_source=CERIN&utm_medium=email&utm_content=standard

 

Au moins un tiers des personnes reprennent plus de poids qu’elles n’en ont perdu après un régime. Et le risque de devenir plus gras est plus grand chez les individus de poids normal que chez les obèses.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/pourquoi-les-regimes-amaigrissants-font-grossir.html?wqhtcid=fan_8@hotmail.fr&utm_campaign=NL20160510&utm_source=CERIN&utm_medium=email&utm_content=standard

 

Plus on suit de régimes plus l’indice de masse corporelle augmente. Cette étude réalisée sur des jumeaux le vérifie en écartant le facteur génétique. La relation entre prise de poids et régimes restrictifs est faible mais significative.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/preuve-scientifique-les-regimes-font-grossir.html?wqhtcid=fan_8@hotmail.fr&utm_campaign=NL20160510&utm_source=CERIN&utm_medium=email&utm_content=standard

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 09:00

Pour les sportifs

 

Dans cette étude qui simulait la préparation d’une compétition, les judokas qui buvaient du lait chocolaté après l’entraînement ont vu leurs performances progresser nettement plus que ceux qui se contentaient de boire de l’eau sans que leur poids n’en soit affecté. Les indicateurs de fatigue étaient aussi plus favorables.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/les-judokas-peuvent-compter-sur-le-lait-chocolate-pour-saffuter-avant-une-competition.html

 

Chez le sportif, les compléments antioxydants ont bonne presse et sont probablement les plus fréquemment consommés en dehors de toute réelle indication. Cela peut avoir un impact négatif sur leur performance. A contrario, la vitamine D, souvent méconnue, est certainement celle qui leur fait le plus fréquemment défaut.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/antioxydants-vitamine-d-sport-recommandations-americaines-canadiennes.html

Les actualités scientifiques sur la nutrition

Les lipides sont souvent associés à la prise de poids et de masse grasse. Cela conduit de nombreux sportifs à passer d’un excès à l’autre en restreignant excessivement leurs apports en corps gras (beurre et huile) et en aliments réputés gras. Il est important de combattre cette erreur. Les corps gras, les lipides et les vitamines liposolubles jouent un rôle important dans l’équilibre nutritionnel d’un athlète.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/lipides-sport-recommandations-americaines-canadiennes.html

 

La bonne gestion des apports en glucides constitue l’un des aspects principaux de la préparation nutritionnelle d’un sportif. L’apport recommandé moyen varie fortement, et les stratégies pendant et à l’approche des compétitions sont complexes. C’est pourquoi, il est important que les sportifs soient accompagnés par des nutritionnistes formés et spécialisés.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/glucides-sport-recommandations-americaines-canadiennes.html

 

Les protéines sont des nutriments bien connus des sportifs. Une gestion correcte des apports est importante aussi bien pour l’entretien de la masse musculaire, que pour la force et la récupération musculaires. Dans les sports d’endurance comme dans les sports de force, la plupart du temps, les aliments courants suffisent à assurer la couverture du besoin en protéines.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/proteines-sport-recommandations-americaines-canadiennes.html

Les actualités scientifiques sur la nutrition

Pour les enfants

 

L’éviction d’un aliment lors de la petite enfance modifie le comportement alimentaire (CA) plus tard dans l’enfance, après sa réintroduction.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/regime-deviction-limpact-est-precoce.html

 

Nous passons à côté de l’éducation alimentaire de nos enfants. C’est ce que laisse à penser cette étude française conduite sur Dijon. En effet, dans la façon d’appréhender les aliments, les normes nutritionnelles concurrencent les repères culinaires ou hédoniques dès l’âge de 10 ans. Ce pourrait être une conséquence des politiques de santé publique et des programmes d’éducation nutritionnelle. Y-aura-t-il un sens à parler de modèle alimentaire français et de gastronomie pour ces générations futures ?

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/tres-jeunes-les-enfants-passent-du-miam-au-ca-fait-grossir.html

 

En restauration scolaire la durée réelle du repas est souvent trop courte. Or, moins les enfants passent de temps à table moins ils consomment d’entrée, de légumes et de fruits. Dans l’intérêt nutritionnel des enfants, ainsi que pour réduire les pertes alimentaires, il paraît judicieux de favoriser dans les écoles un temps effectif de repas supérieur à 25 minutes.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/cantines-scolaires-plus-duree-repas-courte-moins-enfants-mangent-bien.html

Les actualités scientifiques sur la nutrition

Pour rester en bonne santé

 

Manger du poisson gras riche en DHA (acide docosahexaénoïque) contribue à prévenir le déclin cognitif. Certains bénéfices apparaissent dès la première part de poisson hebdomadaire et augmenteraient pour des quantités supérieures. Cependant, la relation dose-réponse n’est pas linéaire et préciser une quantité ou une consommation optimale reste hasardeux.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/du-poisson-pour-se-preserver-dalzheimer-et-du-parkinson.html

 

D’après cette étude prospective menée auprès de plus de 2000 sujets adultes espagnols, la consommation de 100 kcal de soda en plus par jour équivaut à une augmentation de 1,1cm du tour de taille, marqueur d’obésité abdominale, sur 10 ans.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/consommation-sodas-augmenterait-risque-obesite-abdominale.html

 

Les régimes qui promettent une « purification » ou une meilleure santé par élimination des toxines, souvent appelés régimes « détox », séduisent certains patients, tout en les délestant de quelques euros, et laissent parfois perplexes les professionnels santé. Cette revue de la littérature pointe le manque total d’études et de preuves autant de leur efficacité que de leur innocuité.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/regimes-detox-pas-de-surprise-ils-ne-fonctionnent-pas.html

Les actualités scientifiques sur la nutrition

En 2030, la prévalence des maladies non transmissibles diabète, maladies cardiovasculaires et cancer pourrait atteindre, respectivement, 4399, 4756 et 2123 cas/100 000 habitants en Europe. Une diminution de l’IMC de seulement 1% ou 5% aurait un impact non négligeable sur ces maladies.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/poids-obesite-en-2030.html

 

Les végétariens mais surtout végétaliens sont plus souvent en déficit en calcium, vitamine D, vitamine B12, protéines et oméga 3 que les non végétariens. Or ces nutriments sont essentiels pour le maintien de la densité minérale osseuse et pour la prévention de la fracture.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/les-vegetaliens-sexposent-a-des-risques-plus-importants-dosteoporose-et-de-fractures-1.html

 

Une consommation modérée d’aliments frits est sans danger. Toutefois, il est recommandé de contrôler le nombre d’utilisation des bains de friture, la température de cuisson, et le choix d’une huile peu insaturée qui résiste mieux à une température de cuisson élevée, demeurent primordial pour les fritures.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/fritures-huiles-et-sante.html

 

Un régime alimentaire riche en céréales complètes, produits de la mer, légumineuses, légumes, algues et produits laitiers est positivement associé à la longueur des télomères au niveau des leucocytes, reflet de l’âge biologique des sujets.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/alimentation-influerait-age-biologique-longueur-telomeres.html

 

L’intolérance au lactose est le lieu de nombreuses confusions et idées préconçues. D’une part, la malabsorption du lactose et l’intolérance au lactose sont souvent confondues, alors que la première est fréquente mais n’entraîne pas toujours la seconde. D’autre part, en cas d’intolérance au lactose avérée, l’éviction du lait est parfois prescrite alors que le plus souvent elle n’est pas indispensable et que la prise en charge vise au contraire à maintenir la consommation de lait et de produits laitiers.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/intolerance-lactose-prise-en-charge-vise-preserver-consommation-lait-et-produits-laitiers.html

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 10:00

Comment faire cuire sa viande, quels morceaux privilégiés, comment couper son morceau de viande, pour garantir les meilleurs valeurs nutritionnelles ?

L’étude nutritionnelle « Valeurs nutritionnelles des viandes cuites : effets de la cuisson sur la composition des viandes » de C.DUCHENE et G.GANDEMER répond à l’ensemble de ces questions. Nous ne verrons pas, dans cet article l’ensemble de l’étude, simplement les points principaux pouvant vous intéresser dans votre cuisine de tous les jours.

Cuisson des viandes et modifications nutritionnelles

Les postulats de départ

 

Avant de démarrer l’étude, les différents organismes des recherches bénéficiaient des informations suivantes :

 

  • La cuisson ne provoque pas de perte significative en protéines. La structure des protéines peut être modifiée mais elles ne sont pas expulsées dans le jus. La cuisson n’affecte pas non leur composition en acides aminés.
  • La cuisson n’entraîne pas de pertes significatives en lipides.
  • Les hautes températures de cuisson entraînent une dégradation de certains nutriments.
  • Les pertes en jus lors de la cuisson sont responsables des pertes en micronutriments hydrosolubles.
Cuisson des viandes et modifications nutritionnelles

Déroulement de l’étude

 

Au cours de l’étude les chercheurs ont étudiés : les facteurs (temps et température de cuisson) influençant les pertes en jus, la quantité de micronutriments perdus lors de la cuisson, et la vitesse de ces pertes selon le temps et la température de cuisson.

 

Les résultats obtenus

 

Trois grands résultats ont été obtenus :

 

. Un modèle des pertes en jus et en nutriments sur un large spectre temps-température : les pertes en jus influencent la composition  nutritionnelle des viandes cuites. Ces dernières dépendent surtout de la teneur initiale en eau de la viande et de la vitesse d’augmentation de la température à l’intérieur de la viande, qui elle dépend de la taille du morceau !

En revanche les pertes en eau ne dépendent pas du type de muscle, de l’espèce animale, de la maturation, de la congélation et du sens de la découpe des fibres de la viande.

En partant de cela les chercheurs ont pu classer les nutriments en trois catégories selon leur comportement lors de la cuisson :

  • Nutriments ne subissant pas de perte au cours de la cuisson : protéines, acides aminés, lipides, acides gras situés dans le muscle, zinc et sélénium.
  • Nutriments solubles et thermorésistants, c’est-à-dire subissant des pertes via l’expulsion du jus mais pas en fonction de la température de cuisson : vitamine B3, vitamine B12. Ces pertes sont comprises entre quelques pourcents et 50%.
  • Nutriments solubles et thermosensibles, c’est-à-dire subissant des pertes dans le jus et une dégradation partielle à cause de la température : fer héminique, vitamine B6. Plus les cuissons seront longues et chaudes et plus les seront importantes (jusqu’à 70%).
Cuisson des viandes et modifications nutritionnelles

 

. Des tableaux de rendements en jus et en nutriments selon différents modes de cuisson, différents degrés de cuisson cela en fonction des méthodes culinaires habituelles : à partir des informations précédentes, des tableaux ont été conçus pour faciliter leur utilisation.

Pour les cuissons courtes ou intermédiaires : plus le temps de cuisson sera important moins le rendement sera important. Viande bleue = 90-95%, viande saignante = 80-85%, viande à point = 70-75%.

Pour les cuissons longues : plus la température sera importante au cœur de la viande moins le rendement sera important pour l’ensemble des nutriments thermosensibles et hydrosolubles.

Cuisson des viandes et modifications nutritionnelles
Cuisson des viandes et modifications nutritionnelles
Cuisson des viandes et modifications nutritionnelles

. Des tableaux actualisés sur les apports nutritionnels des viandes et des morceaux les plus consommés en France : l’étude précédente sur les rendements lors de la cuisson permettent d’évaluer la composition nutritionnelle des viandes cuites puis de les exprimer pour 100g de produit. De ces valeurs il ressort que :

 

  • La valeur énergétique des viandes reste modérée pour des morceaux grillés, poêlés et rôtis, en revanche elle est importante pour des viandes de bœuf ou d’agneau braisées ou bouillies.
  • L’ensemble des viandes cuites sont riches en protéines.
  • L’apport en lipides des viandes augmentent avec la cuisson.
  • Les viandes cuites sont d’excellentes sources de zinc, sélénium, vitamine B3 et B12 (peu importe le mode de cuisson) et de vitamine B6 pour les viandes grillées, poêlées ou rôties.
  • Les viandes cuites sont d’excellents fournisseurs de fer  malgré les pertes lors de la cuisson.
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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 12:55

Le vieillissement s'accompagne d'une perte progressive de la masse musculaire, appelée sarcopénie, qui a pour conséquences de réduire la mobilité et donc l'autonomie des perssonnes âgées et de les fragiliser vis-à-vis des maladies. Des stratégies nutritionnelles peuvent cependant limiter et ralentir ce phénomène.

Sarcopénie : Comment Optimiser les Apports Protéiques

Pour répondre à cette problématique, je vous propose aujourd'hui un article de Dominique Dardevet, membre de l'unité de nutrition humaine de Clermont-Ferrand.

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 11:59

Manque de sommeil et prise de poids (Brondel L et al. 2010)

Quel est l’impact d’une privation de sommeil sur la prise alimentaire et les dépenses énergétiques ? Pour le savoir, dans le cadre d’un essai clinique 12 hommes âgés de 22 ans en moyenne avec un IMC moyen de 22,3 kg/m² ont pu dormir soit 8 heures soit 4 heures par nuit. Les résultats sont sans appel : les sujets privés de sommeil ont consommé 22% d’énergie en plus le jour suivant la restriction de sommeil ! En outre, leur sensation de faim est plus forte avant le petit-déjeuner et le dîner. Leur activité physique a également été plus importante mais dans une moindre mesure. La manque de sommeil pourrait donc constituer un facteur favorisant de prise de poids.

 

Nuit blanche et dépense énergétique (Benedict C et al. 2011)

Dans cet essai clinique, la dépense énergétique a été mesurée chez les sujets sains, successivement après une nuit de sommeil et après une nuit blanche (séparées par au moins 4 semaines, ordre aléatoire) en laboratoire. Lorsque les sujets ont été privés de sommeil, dans la matinée suivante, leurs dépenses énergétiques de repos et postpandriale (après ingestion d’un repas test liquide) sont respectivement réduites de 5 et 20%. Les sécrétions hormonales sont elles aussi sensiblement modifiées (augmentation de la concentration matinale de ghréline notamment). Les prises alimentaires ultérieures (buffet libre du soir) sont variable que ce soit avec ou sans sommeil. Le sommeil semble donc participer à la régulatioj des dépenses énergétiques de la journée chez l’homme.

Régime, prise et perte de poids, que nous apprennent les études sur le sujet ?

Régime et prévention de prise de poids (Forouhi NG et al. 2010)

Les régimes pauvres en matière grasse ne seraient pas particulièrement indiqués pour prévenir la prise de poids. Dans une étude prospective réalisée auprès de quelque 90 000 européens hommes et femmes suivis pendant 4 à 10 ans, aucun lien n’a été trouvé entre l’évolution du poids et le contenu en lipides de l’alimentation. Les sujets ont pris en moyene une centaine de grammes par an. Ni l’apport total en lipides, ni les différents types de lipides (acides gras saturés, mono-insaturés ou polyinsaturés) ne sont liés de façon significative à la prise de poids.

 

Régimes et micronutriments (Gardner C et al. 2010)

La modification des apports nutritionnels de 291 Américaines obèses ou en surpoids a été analysée après 8 semaines de 4 régimes différents par leur composition en macronutriments (glucides, lipides, protéines) :

  • Atkins : restriction glucidique de moins de 20g/j pendant la phase d’induction à 50g/j
  • Zone : 40% de glucides, 30% de lipides, 30% de protéines
  • LEARN : régime équilibré modérément hypocalorique
  • Ornisch : tendance végétarienne avec moins de 10% de lipides

Les apports ont été évalués à partir de 3 rappels des 24 heures effectués par téléphone. Au départ les femmes consommaient 1903Kcal/j plus ou moins 553 Kcal/j. Après régime, les apports énergétiques ont diminué de 500 Kcal/j, quel que soit le régime pratiqué, et les apports en macronutriments sont significativement différents mais cohérents avec les caractéristiques annoncées des régimes (Tableau).

Régime, prise et perte de poids, que nous apprennent les études sur le sujet ?

En ce qui concerne les micronutriments, les apports et la couverture des besoins ont été significativement modifiés. Le régime Atkins a accru le risque de carence en vitamines B1, B9 et C, fer et magnésium, le LEARN, celui pour les vitamines E, B1, le calcium et le magnésium et le régime Ornisch celui pour les vitamines E, B12 et le zinc. A contrario le Zone a amélioré le statut en vitamine A, E, K et C sans diminution des autres apports en micronutriments. Ainsi les régimes fondés sur la modification de la répartition entre les macronutriments ont une répercussion sur le statut en micronutriments, dont il faut tenir compte.

 

Fruits et produits laitiers allégés contre l’obésité (Bers JPB et al. 2011)

Une alimentation riche en fruits et légumes ainsi qu’en produits laitiers allégés et en céréales complètes permet de réduire la tension (étude DASH). Forts de cette conclusion établie chez des adultes, les auteurs ont suivi pendant 10 ans l’IMC de plus de 2300 petites filles âgées de 9 ans à l’inclusion afin de savoir si une telle alimentation pouvait être également bénéfique pour l’évolution de leurs poids. Les filles dont l’alimentation est la plus proche de celle préconisée par l’étude DASH ont un IMC de 24,4 contre 26,3 pour l’alimentation la plus éloignée. Ce sont les filles qui sont les plus proches des recommandations de consommation pour les fruits et les produits laitiers allégés qui semblent avoir le moins de risque de voir leur IMC augmenter.

Régime, prise et perte de poids, que nous apprennent les études sur le sujet ?

 

Edulcorants et poids des enfants (Brown R et al. 2010)

La FDA (Food and Drugs Administration) a autorisé l’emploi alimentaire de 6 édulcorants : acésulfane de potassium, aspartame, néotane, saccharine, sucralosa et plus récemment, stévia. Or, la question de leur rôle dans l’actuelle épidémie d’obésité se pose, notamment via les boissons sucrées édulcorées qui représentent 4 à 18% des sodas consommés par les enfants. Cette revue de littérature a sélectionné et analysé 18 études réalisées chez l’homme. La majorité des études épidémiologiques pédiatriques trouvent une association positive entre prise de poids et consommation de sodas édulcorés. Leur consommation serait suivie chez les enfants d’une compensation calorique correspondant au déficit calorique résultant de l’utilisation de l’édulcorant, lorsque les boissons sont consommées immédiatement avant les repas. Consommés hors repas, la compensation serait moindre, voire inexistante, ainsi que chez les adultes, plus influencés par les normes sociales et les comportements préétablis. Trois essais d’intervention chez des enfants ont pu être analysés : aucun lien n’a été démontré entre consommation de sodas light et prise de poids et aucun effet positif n’a été mis en évidence non plus. L’évolution de paramètres sanguins (tension, glycémie, profil lipidique) n’est pas différente suite à la consommation d’aspartame ou de placebo. La question du rôle des édulcorants dans la prise de poids des enfants reste posée et le lien de causalité, s’il existe, à établir.

 

Repas et IMC chez les 9-11 ans (Lehto R et al. 2011)

De nombreuses études montrent que la prise de petit-déjeuner est associée à un indice de masse corporel (IMC) normal chez les enfants et les adolescents. Cette étude finlandaise analyse l’impact sur leur IMC, d’une part, d’un rythme alimentaire régulier et, d’autre part, de la prise régulière d’un repas en particulier. Au printemps 2006, 604 enfants âgés de 9 à 11 ans ont été pesés et mesurés puis interrogés en automne sur leurs habitudes de vie (alimentation, sommeil, activité physique, temps passé devant un écran…) et sur le nombre de fois durant la semaine (jours d’école) où ils consommaient les différents repas (petit-déjeuner et dîner). Pour être considéré comme régulier, un repas devait être pris chacun des cinq jours à l’école. De même, un rythme alimentaire régulier correspondait à la prise des trois repas (petit-déjeuner, déjeuner et dîner) chacun des cinq jours d’école.

Les résultats montrent que seule la prise régulière du petit-déjeuner est associée à un IMC plus bas contrairement au déjeuner et au dîner dont la régularité n’est pas associée à l’IMC. Un rythme alimentaire régulier est également associé à un IMC plus bas. C’et donc bien la régularité du petit-déjeuner qui reste le plus important pour le maintien d’un IMC normal. L’étude ne permet pas d’en expliquer la cause, la prise du petit-déjeuner pourrait être un marqueur d’une vie globalement plus saine.

Régime, prise et perte de poids, que nous apprennent les études sur le sujet ?

 

Restriction dans l’enfance, conséquences à 20 ans (Rolland Cachera MF et al. 2012)

Les conséquences à l’âge adulte de la nutrition pendant les premières années de vie font débat. Les données de la cohorte française ELANCE (étude longitudinale alimentation nutrition croissance des enfants) soulignent l’importance du rôle des lipides. Les apports alimentaires de 125 enfants ont été relevés par un même diététicien à 10 mois, 2 ans, puis touts les 2ans jusqu’à 20 ans (n = 73). Taille, pois, épaisseur des plis cutanés, composition corporelle (masse grasse et masse maigre) et taux de leptine ont par ailleurs été mesurés. L’énergie apportée par les lipides représentait 208% des apports à 10 mois, 32% à 2 ans et 38% à 8 ans, et ce jusqu’à 20 ans alors qu’elle aurait dû passer de 45-60% à la naissance à 35-40% ç=à l’âge adulte selon les recommandations françaises ! A 10 mois, 44% des enfants buvaient du lait infantile, 20% du lait demi-écrémé et 33% du lait entier. Or, les apports en lipides à 10 mois sont associés négativement avec l’IMC et la masse grasse abdominale, en particulier à 20 ans ; ceux à 2 ans sont associés négativement à l’âge adulte avec les plis cutanés, la masse grasse et le taux de leptine circulant – un taux plus élevé suggérant une résistance à cette hormone, caractéristique des personnes obèses. En outre, une augmentation de 1% des apports énergétiques issues des acides gras saturés à 2 ans est associée avec de plus faibles plis cutanés à l’âge adulte, en particulier au niveau du tronc.

La restriction lipidique les premières années de vie favoriserait une adaptation métabolique afin de prévenir une malnutrition, un mécanisme d’épargne à l’origine du développement ultérieur d’une obésité chez des adultes exposés à une alimentation riche en graisses.

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 12:32

Les produits laitiers sont sujets à de nombreuses controverses, pour certains il ferait grossir, pour d'autres ils apportent du mauvais gras, ou encore ils ne seraient pas une source efficace en calcium à cause d'une faible biodisponibilité. A l'inverse différents campagnes nutritionnelles, diététiciens, médecins et autres nutritionnistes conseillent vivement d'en consommer au moins 3 par jours.

Qu'en est-il vraiment, qui croire et pour quelles raisons ?

 

Les Arguments des Détracteurs du Lait et Des Produits Laitiers : un Monument d'Erreurs !

Pour répondre à ces questions, je vous propose aujourd'hui un article du Docteur Jean-Marie Bourre, membre de l'Académie de Médecine, sur le sujet.

Article du Docteur Jean-Marie Bourre, membre de l'Académie de Médecine

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 08:52

Sur les produits laitiers

 

La consommation de lait et produits laitiers réduit la prise de poids sur le long terme. Sur un suivi de presque 20 ans, on constate que les consommateurs de 3 produits laitiers par jour ont pris deux fois moins de poids et 15% de taille en moins que les consommateurs de 1 produit laitier ou moins par jour. Pour plus d’informations :

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/consommation-lait-produits-laitiers-reduit-prise-de-poids-sur-le-long-terme.html

 

Manger des produits laitiers, une façon simple de diminuer les risques de diabète de type 2. La consommation de laits et produits laitiers, yaourts ou fromage, est associée à une diminution du risque de diabète de type 2. Pour plus d’informations :

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/manger-produits-laitiers-facon-simple-diminuer-risque-diabete-type-2.html

Les Actualités Scientifiques sur la Nutrition

Pour les sportifs

 

La whey protéine est plus efficace que le soja pour augmenter la masse musculaire. La consommation de protéines diminue la réponse hormonale en testostérone à un exercice en résistance par rapport à des protéines de lactosérum (« whey »). Pour plus d’informations :

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/la-whey-proteine-plus-efficace-que-soja-pour-augmenter-masse-musculaire.html

 

L’activité physique augmente la capacité des muscles à oxyder les lipides. Cette étude française confirme l’impact déterminant de l’activité physique sur l’intensité de l’oxydation lipidique. Un impact qui s’explique probablement par une meilleure captation des acides gras par le tissu musculaire chez les sportifs. Pour plus d’informations :

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/activite-physique-augmente-capacite-muscle-oxyder-lipides.html

 

Après l’effort, le lait réhydrate mieux que les boissons glucidiques classiques. On connaît l’intérêt de l’association de protéines et de glucides dans les boissons de récupération des sportifs pour la resynthèse de protéines et de glycogène après l’effort. Cette étude montre que les boissons contenant des protéines sont également plus réhydratantes que les boissons exclusivement glucidiques. Pour plus d’informations :

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/apres-effort-lait-rehydrate-mieux-que-boissons-glucidiques-classiques.html

 

Le statut en vitamine D peut-il jouer sur la performance sportive ? Corriger le statut en vitamine D de sportifs de haut niveau en déficit améliore leurs performances. Pour plus d’informations :

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/statut-vitamine-d-performance-sportive.html

Les Actualités Scientifiques sur la Nutrition

Pour les enfants, et surtout pour les parents

 

Consommer du poisson avant 1 an réduit le risque d’allergie. Parce qu’ils sont riches en acides gras oméga 3 à chaine longue, les poissons, consommés au moins 2 fois/mois avant 1 an, offriraient une protection contre les épisodes allergiques (rhinite et eczéma) jusqu’à l’âge de 12 ans. Pour plus d’informations :

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/consommer-poisson-avant-1-an-reduit-risque-allergie.html

 

Plus l’assiette est grande, plus les enfants mangent ! Les enfants de 4-5 ans se servent plus si on les fait manger dans de plus grandes assiettes. Leur ingesta augmente d’autant. Pour plus d’informations :

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/plus-assiette-est-grande-plus-enfants-mangent.html

 

Les enfants français ne boivent pas suffisamment avant de partir à l’école. La consommation de boissons au petit-déjeuner pourrait être insuffisante. Dans cette étude, 2/ 3 des enfants partaient à l’école mal hydratés en dépit de leur petit-déjeuner. Pour plus d’informations :

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/enfants-francais-ne-boivent-pas-suffisamment-avant-ecole.html

 

Les Actualités Scientifiques sur la Nutrition
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