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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 09:00

Cette étude pilote menée sur des femmes obèses montre qu’une initiation à la relaxation augmente la perte de poids des personnes qui suivent un régime appauvri en calories en les aidant à modérer leur consommation.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/relaxation-gestion-du-stress-optimisent-perte-de-poids-sujets-obeses-regime.html?wqhtcid=fan_8@hotmail.fr&utm_campaign=NL20160510&utm_source=CERIN&utm_medium=email&utm_content=standard

 

Cette étude clinique iranienne montre l’effet bénéfique de la consommation d’une partie du repas (une entrée) 15 minutes avant le plat principal, dans le cadre d’un régime hypocalorique prescrit à des patients obèses ou en surpoids.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/maigrir-en-prenant-le-temps-de-manger.html?wqhtcid=fan_8@hotmail.fr&utm_campaign=NL20160510&utm_source=CERIN&utm_medium=email&utm_content=standard

 

Manger moins vite, notamment parce que cela augmente le travail de mastication, diminuerait la prise alimentaire. Les études expérimentales confirment les conclusions des études observationnelles.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/manger-moins-vite-manger-moins-oui-d-apres-cette-meta-analyse.html?wqhtcid=fan_8@hotmail.fr&utm_campaign=NL20160510&utm_source=CERIN&utm_medium=email&utm_content=standard

 

Les actualités scientifiques sur la perte de poids

Un à 2 repas par semaine en famille quand on est adolescent diminue par 2 le risque de devenir obèse une fois adulte.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/promouvoir-repas-en-famille-lutte-contre-obesite.html?wqhtcid=fan_8@hotmail.fr&utm_campaign=NL20160510&utm_source=CERIN&utm_medium=email&utm_content=standard

 

Pour les auteurs de cet éditorial, la perte de poids pourrait être favorisée par une fragmentation de l’alimentation en nombreux petits repas, un bon sommeil et une bonne gestion du stress. Il ne faudrait donc pas se focaliser uniquement sur la restriction énergétique.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/restriction-energetique-peut-etre-pas-seul-levier-perte-de-poids.html?wqhtcid=fan_8@hotmail.fr&utm_campaign=NL20160510&utm_source=CERIN&utm_medium=email&utm_content=standard

 

Au moins un tiers des personnes reprennent plus de poids qu’elles n’en ont perdu après un régime. Et le risque de devenir plus gras est plus grand chez les individus de poids normal que chez les obèses.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/pourquoi-les-regimes-amaigrissants-font-grossir.html?wqhtcid=fan_8@hotmail.fr&utm_campaign=NL20160510&utm_source=CERIN&utm_medium=email&utm_content=standard

 

Plus on suit de régimes plus l’indice de masse corporelle augmente. Cette étude réalisée sur des jumeaux le vérifie en écartant le facteur génétique. La relation entre prise de poids et régimes restrictifs est faible mais significative.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/preuve-scientifique-les-regimes-font-grossir.html?wqhtcid=fan_8@hotmail.fr&utm_campaign=NL20160510&utm_source=CERIN&utm_medium=email&utm_content=standard

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 09:00

Pour les sportifs

 

Dans cette étude qui simulait la préparation d’une compétition, les judokas qui buvaient du lait chocolaté après l’entraînement ont vu leurs performances progresser nettement plus que ceux qui se contentaient de boire de l’eau sans que leur poids n’en soit affecté. Les indicateurs de fatigue étaient aussi plus favorables.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/les-judokas-peuvent-compter-sur-le-lait-chocolate-pour-saffuter-avant-une-competition.html

 

Chez le sportif, les compléments antioxydants ont bonne presse et sont probablement les plus fréquemment consommés en dehors de toute réelle indication. Cela peut avoir un impact négatif sur leur performance. A contrario, la vitamine D, souvent méconnue, est certainement celle qui leur fait le plus fréquemment défaut.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/antioxydants-vitamine-d-sport-recommandations-americaines-canadiennes.html

Les actualités scientifiques sur la nutrition

Les lipides sont souvent associés à la prise de poids et de masse grasse. Cela conduit de nombreux sportifs à passer d’un excès à l’autre en restreignant excessivement leurs apports en corps gras (beurre et huile) et en aliments réputés gras. Il est important de combattre cette erreur. Les corps gras, les lipides et les vitamines liposolubles jouent un rôle important dans l’équilibre nutritionnel d’un athlète.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/lipides-sport-recommandations-americaines-canadiennes.html

 

La bonne gestion des apports en glucides constitue l’un des aspects principaux de la préparation nutritionnelle d’un sportif. L’apport recommandé moyen varie fortement, et les stratégies pendant et à l’approche des compétitions sont complexes. C’est pourquoi, il est important que les sportifs soient accompagnés par des nutritionnistes formés et spécialisés.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/glucides-sport-recommandations-americaines-canadiennes.html

 

Les protéines sont des nutriments bien connus des sportifs. Une gestion correcte des apports est importante aussi bien pour l’entretien de la masse musculaire, que pour la force et la récupération musculaires. Dans les sports d’endurance comme dans les sports de force, la plupart du temps, les aliments courants suffisent à assurer la couverture du besoin en protéines.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/proteines-sport-recommandations-americaines-canadiennes.html

Les actualités scientifiques sur la nutrition

Pour les enfants

 

L’éviction d’un aliment lors de la petite enfance modifie le comportement alimentaire (CA) plus tard dans l’enfance, après sa réintroduction.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/regime-deviction-limpact-est-precoce.html

 

Nous passons à côté de l’éducation alimentaire de nos enfants. C’est ce que laisse à penser cette étude française conduite sur Dijon. En effet, dans la façon d’appréhender les aliments, les normes nutritionnelles concurrencent les repères culinaires ou hédoniques dès l’âge de 10 ans. Ce pourrait être une conséquence des politiques de santé publique et des programmes d’éducation nutritionnelle. Y-aura-t-il un sens à parler de modèle alimentaire français et de gastronomie pour ces générations futures ?

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/tres-jeunes-les-enfants-passent-du-miam-au-ca-fait-grossir.html

 

En restauration scolaire la durée réelle du repas est souvent trop courte. Or, moins les enfants passent de temps à table moins ils consomment d’entrée, de légumes et de fruits. Dans l’intérêt nutritionnel des enfants, ainsi que pour réduire les pertes alimentaires, il paraît judicieux de favoriser dans les écoles un temps effectif de repas supérieur à 25 minutes.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/cantines-scolaires-plus-duree-repas-courte-moins-enfants-mangent-bien.html

Les actualités scientifiques sur la nutrition

Pour rester en bonne santé

 

Manger du poisson gras riche en DHA (acide docosahexaénoïque) contribue à prévenir le déclin cognitif. Certains bénéfices apparaissent dès la première part de poisson hebdomadaire et augmenteraient pour des quantités supérieures. Cependant, la relation dose-réponse n’est pas linéaire et préciser une quantité ou une consommation optimale reste hasardeux.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/du-poisson-pour-se-preserver-dalzheimer-et-du-parkinson.html

 

D’après cette étude prospective menée auprès de plus de 2000 sujets adultes espagnols, la consommation de 100 kcal de soda en plus par jour équivaut à une augmentation de 1,1cm du tour de taille, marqueur d’obésité abdominale, sur 10 ans.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/consommation-sodas-augmenterait-risque-obesite-abdominale.html

 

Les régimes qui promettent une « purification » ou une meilleure santé par élimination des toxines, souvent appelés régimes « détox », séduisent certains patients, tout en les délestant de quelques euros, et laissent parfois perplexes les professionnels santé. Cette revue de la littérature pointe le manque total d’études et de preuves autant de leur efficacité que de leur innocuité.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/regimes-detox-pas-de-surprise-ils-ne-fonctionnent-pas.html

Les actualités scientifiques sur la nutrition

En 2030, la prévalence des maladies non transmissibles diabète, maladies cardiovasculaires et cancer pourrait atteindre, respectivement, 4399, 4756 et 2123 cas/100 000 habitants en Europe. Une diminution de l’IMC de seulement 1% ou 5% aurait un impact non négligeable sur ces maladies.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/poids-obesite-en-2030.html

 

Les végétariens mais surtout végétaliens sont plus souvent en déficit en calcium, vitamine D, vitamine B12, protéines et oméga 3 que les non végétariens. Or ces nutriments sont essentiels pour le maintien de la densité minérale osseuse et pour la prévention de la fracture.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/les-vegetaliens-sexposent-a-des-risques-plus-importants-dosteoporose-et-de-fractures-1.html

 

Une consommation modérée d’aliments frits est sans danger. Toutefois, il est recommandé de contrôler le nombre d’utilisation des bains de friture, la température de cuisson, et le choix d’une huile peu insaturée qui résiste mieux à une température de cuisson élevée, demeurent primordial pour les fritures.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/fritures-huiles-et-sante.html

 

Un régime alimentaire riche en céréales complètes, produits de la mer, légumineuses, légumes, algues et produits laitiers est positivement associé à la longueur des télomères au niveau des leucocytes, reflet de l’âge biologique des sujets.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/alimentation-influerait-age-biologique-longueur-telomeres.html

 

L’intolérance au lactose est le lieu de nombreuses confusions et idées préconçues. D’une part, la malabsorption du lactose et l’intolérance au lactose sont souvent confondues, alors que la première est fréquente mais n’entraîne pas toujours la seconde. D’autre part, en cas d’intolérance au lactose avérée, l’éviction du lait est parfois prescrite alors que le plus souvent elle n’est pas indispensable et que la prise en charge vise au contraire à maintenir la consommation de lait et de produits laitiers.

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/intolerance-lactose-prise-en-charge-vise-preserver-consommation-lait-et-produits-laitiers.html

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 10:00

Comment faire cuire sa viande, quels morceaux privilégiés, comment couper son morceau de viande, pour garantir les meilleurs valeurs nutritionnelles ?

L’étude nutritionnelle « Valeurs nutritionnelles des viandes cuites : effets de la cuisson sur la composition des viandes » de C.DUCHENE et G.GANDEMER répond à l’ensemble de ces questions. Nous ne verrons pas, dans cet article l’ensemble de l’étude, simplement les points principaux pouvant vous intéresser dans votre cuisine de tous les jours.

Cuisson des viandes et modifications nutritionnelles

Les postulats de départ

 

Avant de démarrer l’étude, les différents organismes des recherches bénéficiaient des informations suivantes :

 

  • La cuisson ne provoque pas de perte significative en protéines. La structure des protéines peut être modifiée mais elles ne sont pas expulsées dans le jus. La cuisson n’affecte pas non leur composition en acides aminés.
  • La cuisson n’entraîne pas de pertes significatives en lipides.
  • Les hautes températures de cuisson entraînent une dégradation de certains nutriments.
  • Les pertes en jus lors de la cuisson sont responsables des pertes en micronutriments hydrosolubles.
Cuisson des viandes et modifications nutritionnelles

Déroulement de l’étude

 

Au cours de l’étude les chercheurs ont étudiés : les facteurs (temps et température de cuisson) influençant les pertes en jus, la quantité de micronutriments perdus lors de la cuisson, et la vitesse de ces pertes selon le temps et la température de cuisson.

 

Les résultats obtenus

 

Trois grands résultats ont été obtenus :

 

. Un modèle des pertes en jus et en nutriments sur un large spectre temps-température : les pertes en jus influencent la composition  nutritionnelle des viandes cuites. Ces dernières dépendent surtout de la teneur initiale en eau de la viande et de la vitesse d’augmentation de la température à l’intérieur de la viande, qui elle dépend de la taille du morceau !

En revanche les pertes en eau ne dépendent pas du type de muscle, de l’espèce animale, de la maturation, de la congélation et du sens de la découpe des fibres de la viande.

En partant de cela les chercheurs ont pu classer les nutriments en trois catégories selon leur comportement lors de la cuisson :

  • Nutriments ne subissant pas de perte au cours de la cuisson : protéines, acides aminés, lipides, acides gras situés dans le muscle, zinc et sélénium.
  • Nutriments solubles et thermorésistants, c’est-à-dire subissant des pertes via l’expulsion du jus mais pas en fonction de la température de cuisson : vitamine B3, vitamine B12. Ces pertes sont comprises entre quelques pourcents et 50%.
  • Nutriments solubles et thermosensibles, c’est-à-dire subissant des pertes dans le jus et une dégradation partielle à cause de la température : fer héminique, vitamine B6. Plus les cuissons seront longues et chaudes et plus les seront importantes (jusqu’à 70%).
Cuisson des viandes et modifications nutritionnelles

 

. Des tableaux de rendements en jus et en nutriments selon différents modes de cuisson, différents degrés de cuisson cela en fonction des méthodes culinaires habituelles : à partir des informations précédentes, des tableaux ont été conçus pour faciliter leur utilisation.

Pour les cuissons courtes ou intermédiaires : plus le temps de cuisson sera important moins le rendement sera important. Viande bleue = 90-95%, viande saignante = 80-85%, viande à point = 70-75%.

Pour les cuissons longues : plus la température sera importante au cœur de la viande moins le rendement sera important pour l’ensemble des nutriments thermosensibles et hydrosolubles.

Cuisson des viandes et modifications nutritionnelles
Cuisson des viandes et modifications nutritionnelles
Cuisson des viandes et modifications nutritionnelles

. Des tableaux actualisés sur les apports nutritionnels des viandes et des morceaux les plus consommés en France : l’étude précédente sur les rendements lors de la cuisson permettent d’évaluer la composition nutritionnelle des viandes cuites puis de les exprimer pour 100g de produit. De ces valeurs il ressort que :

 

  • La valeur énergétique des viandes reste modérée pour des morceaux grillés, poêlés et rôtis, en revanche elle est importante pour des viandes de bœuf ou d’agneau braisées ou bouillies.
  • L’ensemble des viandes cuites sont riches en protéines.
  • L’apport en lipides des viandes augmentent avec la cuisson.
  • Les viandes cuites sont d’excellentes sources de zinc, sélénium, vitamine B3 et B12 (peu importe le mode de cuisson) et de vitamine B6 pour les viandes grillées, poêlées ou rôties.
  • Les viandes cuites sont d’excellents fournisseurs de fer  malgré les pertes lors de la cuisson.
Cuisson des viandes et modifications nutritionnelles
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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 12:55

Le vieillissement s'accompagne d'une perte progressive de la masse musculaire, appelée sarcopénie, qui a pour conséquences de réduire la mobilité et donc l'autonomie des perssonnes âgées et de les fragiliser vis-à-vis des maladies. Des stratégies nutritionnelles peuvent cependant limiter et ralentir ce phénomène.

Sarcopénie : Comment Optimiser les Apports Protéiques

Pour répondre à cette problématique, je vous propose aujourd'hui un article de Dominique Dardevet, membre de l'unité de nutrition humaine de Clermont-Ferrand.

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 11:59

Manque de sommeil et prise de poids (Brondel L et al. 2010)

Quel est l’impact d’une privation de sommeil sur la prise alimentaire et les dépenses énergétiques ? Pour le savoir, dans le cadre d’un essai clinique 12 hommes âgés de 22 ans en moyenne avec un IMC moyen de 22,3 kg/m² ont pu dormir soit 8 heures soit 4 heures par nuit. Les résultats sont sans appel : les sujets privés de sommeil ont consommé 22% d’énergie en plus le jour suivant la restriction de sommeil ! En outre, leur sensation de faim est plus forte avant le petit-déjeuner et le dîner. Leur activité physique a également été plus importante mais dans une moindre mesure. La manque de sommeil pourrait donc constituer un facteur favorisant de prise de poids.

 

Nuit blanche et dépense énergétique (Benedict C et al. 2011)

Dans cet essai clinique, la dépense énergétique a été mesurée chez les sujets sains, successivement après une nuit de sommeil et après une nuit blanche (séparées par au moins 4 semaines, ordre aléatoire) en laboratoire. Lorsque les sujets ont été privés de sommeil, dans la matinée suivante, leurs dépenses énergétiques de repos et postpandriale (après ingestion d’un repas test liquide) sont respectivement réduites de 5 et 20%. Les sécrétions hormonales sont elles aussi sensiblement modifiées (augmentation de la concentration matinale de ghréline notamment). Les prises alimentaires ultérieures (buffet libre du soir) sont variable que ce soit avec ou sans sommeil. Le sommeil semble donc participer à la régulatioj des dépenses énergétiques de la journée chez l’homme.

Régime, prise et perte de poids, que nous apprennent les études sur le sujet ?

Régime et prévention de prise de poids (Forouhi NG et al. 2010)

Les régimes pauvres en matière grasse ne seraient pas particulièrement indiqués pour prévenir la prise de poids. Dans une étude prospective réalisée auprès de quelque 90 000 européens hommes et femmes suivis pendant 4 à 10 ans, aucun lien n’a été trouvé entre l’évolution du poids et le contenu en lipides de l’alimentation. Les sujets ont pris en moyene une centaine de grammes par an. Ni l’apport total en lipides, ni les différents types de lipides (acides gras saturés, mono-insaturés ou polyinsaturés) ne sont liés de façon significative à la prise de poids.

 

Régimes et micronutriments (Gardner C et al. 2010)

La modification des apports nutritionnels de 291 Américaines obèses ou en surpoids a été analysée après 8 semaines de 4 régimes différents par leur composition en macronutriments (glucides, lipides, protéines) :

  • Atkins : restriction glucidique de moins de 20g/j pendant la phase d’induction à 50g/j
  • Zone : 40% de glucides, 30% de lipides, 30% de protéines
  • LEARN : régime équilibré modérément hypocalorique
  • Ornisch : tendance végétarienne avec moins de 10% de lipides

Les apports ont été évalués à partir de 3 rappels des 24 heures effectués par téléphone. Au départ les femmes consommaient 1903Kcal/j plus ou moins 553 Kcal/j. Après régime, les apports énergétiques ont diminué de 500 Kcal/j, quel que soit le régime pratiqué, et les apports en macronutriments sont significativement différents mais cohérents avec les caractéristiques annoncées des régimes (Tableau).

Régime, prise et perte de poids, que nous apprennent les études sur le sujet ?

En ce qui concerne les micronutriments, les apports et la couverture des besoins ont été significativement modifiés. Le régime Atkins a accru le risque de carence en vitamines B1, B9 et C, fer et magnésium, le LEARN, celui pour les vitamines E, B1, le calcium et le magnésium et le régime Ornisch celui pour les vitamines E, B12 et le zinc. A contrario le Zone a amélioré le statut en vitamine A, E, K et C sans diminution des autres apports en micronutriments. Ainsi les régimes fondés sur la modification de la répartition entre les macronutriments ont une répercussion sur le statut en micronutriments, dont il faut tenir compte.

 

Fruits et produits laitiers allégés contre l’obésité (Bers JPB et al. 2011)

Une alimentation riche en fruits et légumes ainsi qu’en produits laitiers allégés et en céréales complètes permet de réduire la tension (étude DASH). Forts de cette conclusion établie chez des adultes, les auteurs ont suivi pendant 10 ans l’IMC de plus de 2300 petites filles âgées de 9 ans à l’inclusion afin de savoir si une telle alimentation pouvait être également bénéfique pour l’évolution de leurs poids. Les filles dont l’alimentation est la plus proche de celle préconisée par l’étude DASH ont un IMC de 24,4 contre 26,3 pour l’alimentation la plus éloignée. Ce sont les filles qui sont les plus proches des recommandations de consommation pour les fruits et les produits laitiers allégés qui semblent avoir le moins de risque de voir leur IMC augmenter.

Régime, prise et perte de poids, que nous apprennent les études sur le sujet ?

 

Edulcorants et poids des enfants (Brown R et al. 2010)

La FDA (Food and Drugs Administration) a autorisé l’emploi alimentaire de 6 édulcorants : acésulfane de potassium, aspartame, néotane, saccharine, sucralosa et plus récemment, stévia. Or, la question de leur rôle dans l’actuelle épidémie d’obésité se pose, notamment via les boissons sucrées édulcorées qui représentent 4 à 18% des sodas consommés par les enfants. Cette revue de littérature a sélectionné et analysé 18 études réalisées chez l’homme. La majorité des études épidémiologiques pédiatriques trouvent une association positive entre prise de poids et consommation de sodas édulcorés. Leur consommation serait suivie chez les enfants d’une compensation calorique correspondant au déficit calorique résultant de l’utilisation de l’édulcorant, lorsque les boissons sont consommées immédiatement avant les repas. Consommés hors repas, la compensation serait moindre, voire inexistante, ainsi que chez les adultes, plus influencés par les normes sociales et les comportements préétablis. Trois essais d’intervention chez des enfants ont pu être analysés : aucun lien n’a été démontré entre consommation de sodas light et prise de poids et aucun effet positif n’a été mis en évidence non plus. L’évolution de paramètres sanguins (tension, glycémie, profil lipidique) n’est pas différente suite à la consommation d’aspartame ou de placebo. La question du rôle des édulcorants dans la prise de poids des enfants reste posée et le lien de causalité, s’il existe, à établir.

 

Repas et IMC chez les 9-11 ans (Lehto R et al. 2011)

De nombreuses études montrent que la prise de petit-déjeuner est associée à un indice de masse corporel (IMC) normal chez les enfants et les adolescents. Cette étude finlandaise analyse l’impact sur leur IMC, d’une part, d’un rythme alimentaire régulier et, d’autre part, de la prise régulière d’un repas en particulier. Au printemps 2006, 604 enfants âgés de 9 à 11 ans ont été pesés et mesurés puis interrogés en automne sur leurs habitudes de vie (alimentation, sommeil, activité physique, temps passé devant un écran…) et sur le nombre de fois durant la semaine (jours d’école) où ils consommaient les différents repas (petit-déjeuner et dîner). Pour être considéré comme régulier, un repas devait être pris chacun des cinq jours à l’école. De même, un rythme alimentaire régulier correspondait à la prise des trois repas (petit-déjeuner, déjeuner et dîner) chacun des cinq jours d’école.

Les résultats montrent que seule la prise régulière du petit-déjeuner est associée à un IMC plus bas contrairement au déjeuner et au dîner dont la régularité n’est pas associée à l’IMC. Un rythme alimentaire régulier est également associé à un IMC plus bas. C’et donc bien la régularité du petit-déjeuner qui reste le plus important pour le maintien d’un IMC normal. L’étude ne permet pas d’en expliquer la cause, la prise du petit-déjeuner pourrait être un marqueur d’une vie globalement plus saine.

Régime, prise et perte de poids, que nous apprennent les études sur le sujet ?

 

Restriction dans l’enfance, conséquences à 20 ans (Rolland Cachera MF et al. 2012)

Les conséquences à l’âge adulte de la nutrition pendant les premières années de vie font débat. Les données de la cohorte française ELANCE (étude longitudinale alimentation nutrition croissance des enfants) soulignent l’importance du rôle des lipides. Les apports alimentaires de 125 enfants ont été relevés par un même diététicien à 10 mois, 2 ans, puis touts les 2ans jusqu’à 20 ans (n = 73). Taille, pois, épaisseur des plis cutanés, composition corporelle (masse grasse et masse maigre) et taux de leptine ont par ailleurs été mesurés. L’énergie apportée par les lipides représentait 208% des apports à 10 mois, 32% à 2 ans et 38% à 8 ans, et ce jusqu’à 20 ans alors qu’elle aurait dû passer de 45-60% à la naissance à 35-40% ç=à l’âge adulte selon les recommandations françaises ! A 10 mois, 44% des enfants buvaient du lait infantile, 20% du lait demi-écrémé et 33% du lait entier. Or, les apports en lipides à 10 mois sont associés négativement avec l’IMC et la masse grasse abdominale, en particulier à 20 ans ; ceux à 2 ans sont associés négativement à l’âge adulte avec les plis cutanés, la masse grasse et le taux de leptine circulant – un taux plus élevé suggérant une résistance à cette hormone, caractéristique des personnes obèses. En outre, une augmentation de 1% des apports énergétiques issues des acides gras saturés à 2 ans est associée avec de plus faibles plis cutanés à l’âge adulte, en particulier au niveau du tronc.

La restriction lipidique les premières années de vie favoriserait une adaptation métabolique afin de prévenir une malnutrition, un mécanisme d’épargne à l’origine du développement ultérieur d’une obésité chez des adultes exposés à une alimentation riche en graisses.

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 12:32

Les produits laitiers sont sujets à de nombreuses controverses, pour certains il ferait grossir, pour d'autres ils apportent du mauvais gras, ou encore ils ne seraient pas une source efficace en calcium à cause d'une faible biodisponibilité. A l'inverse différents campagnes nutritionnelles, diététiciens, médecins et autres nutritionnistes conseillent vivement d'en consommer au moins 3 par jours.

Qu'en est-il vraiment, qui croire et pour quelles raisons ?

 

Les Arguments des Détracteurs du Lait et Des Produits Laitiers : un Monument d'Erreurs !

Pour répondre à ces questions, je vous propose aujourd'hui un article du Docteur Jean-Marie Bourre, membre de l'Académie de Médecine, sur le sujet.

Article du Docteur Jean-Marie Bourre, membre de l'Académie de Médecine

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 08:52

Sur les produits laitiers

 

La consommation de lait et produits laitiers réduit la prise de poids sur le long terme. Sur un suivi de presque 20 ans, on constate que les consommateurs de 3 produits laitiers par jour ont pris deux fois moins de poids et 15% de taille en moins que les consommateurs de 1 produit laitier ou moins par jour. Pour plus d’informations :

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/consommation-lait-produits-laitiers-reduit-prise-de-poids-sur-le-long-terme.html

 

Manger des produits laitiers, une façon simple de diminuer les risques de diabète de type 2. La consommation de laits et produits laitiers, yaourts ou fromage, est associée à une diminution du risque de diabète de type 2. Pour plus d’informations :

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/manger-produits-laitiers-facon-simple-diminuer-risque-diabete-type-2.html

Les Actualités Scientifiques sur la Nutrition

Pour les sportifs

 

La whey protéine est plus efficace que le soja pour augmenter la masse musculaire. La consommation de protéines diminue la réponse hormonale en testostérone à un exercice en résistance par rapport à des protéines de lactosérum (« whey »). Pour plus d’informations :

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/la-whey-proteine-plus-efficace-que-soja-pour-augmenter-masse-musculaire.html

 

L’activité physique augmente la capacité des muscles à oxyder les lipides. Cette étude française confirme l’impact déterminant de l’activité physique sur l’intensité de l’oxydation lipidique. Un impact qui s’explique probablement par une meilleure captation des acides gras par le tissu musculaire chez les sportifs. Pour plus d’informations :

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/activite-physique-augmente-capacite-muscle-oxyder-lipides.html

 

Après l’effort, le lait réhydrate mieux que les boissons glucidiques classiques. On connaît l’intérêt de l’association de protéines et de glucides dans les boissons de récupération des sportifs pour la resynthèse de protéines et de glycogène après l’effort. Cette étude montre que les boissons contenant des protéines sont également plus réhydratantes que les boissons exclusivement glucidiques. Pour plus d’informations :

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/apres-effort-lait-rehydrate-mieux-que-boissons-glucidiques-classiques.html

 

Le statut en vitamine D peut-il jouer sur la performance sportive ? Corriger le statut en vitamine D de sportifs de haut niveau en déficit améliore leurs performances. Pour plus d’informations :

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/statut-vitamine-d-performance-sportive.html

Les Actualités Scientifiques sur la Nutrition

Pour les enfants, et surtout pour les parents

 

Consommer du poisson avant 1 an réduit le risque d’allergie. Parce qu’ils sont riches en acides gras oméga 3 à chaine longue, les poissons, consommés au moins 2 fois/mois avant 1 an, offriraient une protection contre les épisodes allergiques (rhinite et eczéma) jusqu’à l’âge de 12 ans. Pour plus d’informations :

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/consommer-poisson-avant-1-an-reduit-risque-allergie.html

 

Plus l’assiette est grande, plus les enfants mangent ! Les enfants de 4-5 ans se servent plus si on les fait manger dans de plus grandes assiettes. Leur ingesta augmente d’autant. Pour plus d’informations :

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/plus-assiette-est-grande-plus-enfants-mangent.html

 

Les enfants français ne boivent pas suffisamment avant de partir à l’école. La consommation de boissons au petit-déjeuner pourrait être insuffisante. Dans cette étude, 2/ 3 des enfants partaient à l’école mal hydratés en dépit de leur petit-déjeuner. Pour plus d’informations :

http://www.cerin.org/actualite-scientifique/enfants-francais-ne-boivent-pas-suffisamment-avant-ecole.html

 

Les Actualités Scientifiques sur la Nutrition
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