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16 juin 2023 5 16 /06 /juin /2023 09:00

Aujourd'hui je vous propose une petite revue des dernières actualités scientifiques.

Les actualités dans le domaine de la nutrition

L'OMS recommande d'éviter les édulcorants non sucrés pour perdre du poids.

Le dispositif "Mission Retrouve Ton Cap" se généralise progressivement sur le territoire.

Etude sur les préjugés liés à l'obésité : quel regard ont les français ?

Activité physique diminuée et qualité de l'alimentation dégradée chez l'enfant pendant les vacances d'été.

Comportements alimentaires chez les enfants.

Comportements alimentaires : repas tardifs et pleine conscience.

Alimentation équilibrée, consommation de yaourts et activité physique pour limiter la prise de poids autour de la ménopause.

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31 mars 2023 5 31 /03 /mars /2023 09:00

Aujourd'hui je vous propose différents liens sur le sujet du microbiote intestinale afin d'en savoir un peu plus sur son fonctionnement et son rôle primordiale sur notre santé :

- Exposition numérique - MicAliSan : Microbiote, Alimentation et Santé

- L'Amibiote : la nouvelle alliée de votre microbiote

- Une article en 6 épisodes : En direct de notre écosystème 

- Microbiote intestinal, un monde de microorganismes

- Vidéo : "Le microbiote intestinal"

- Le potentiel insoupçonné des aliments fermentés

Le microbiote intestinale : rôles et fonctionnement
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10 février 2023 5 10 /02 /février /2023 10:00

Les céréales et les féculents : présent à tous les repas (1/4 de la quantité de légumes) sous forme de céréales (blé, riz, orge, seigle, quinoa…), de féculents (pomme de terre, tapioca…) et de légumes secs (lentilles, pois cassés…).

 

Les aliments sucrés : à limiter voir à éviter (5% des apports énergétiques totaux) au risque d’accoutumance et du risque secondaire de surpoids et de caries. Les fruits et compotes peuvent servir à sucre les laitages, le miel doit-être évité avant 1 an.

 

Les matières grasses : pour le bon développement du cerveau, de l’oeil et de la peau et pour prévenir l’obésité infantile ultérieure, les matières grasses doivent-être ajoutées à raison de 1 à 2 cuillères à café d’huile végétale par années d’âge, en alternant avec de la crème et du beurre. Il est conseillé de les ajouter non cuites et sans fritures et d’utiliser de l’huile de colza et de noix pour leurs oméga 3. Selon l’enquête seul 57% des parents ajoutent des matières grasses dans les légumes tous les jours, 39% privilégient les huilez de colza et de noix et 45% ajoutent de la crème ou du beurre de temps en temps.

 

L’hydratation : seule boisson indispensable, l’Agence européenne de sécurité des aliments recommande 800ml par jour à 1 an et 1300ml à 3 ans.

Diversification alimentaire chez le nourrisson : nouvelles recommandations du PNNS 4, enquête mpedia sur les pratiques actuelles (partie 2)

L’alimentation industrielle ou le « fait maison »

 

Bien conseillé, il est préférable de proposer une alimentation « faite maison » en privilégiant les produits de saison, de proximité, « bio », en limitant les quantités de protéines animales, de sel, de sucre et en proposant des matières grasses de bonnes qualité. Il faudra seulement faire attention aux de toxi-infections :

 

Diversification alimentaire chez le nourrisson : nouvelles recommandations du PNNS 4, enquête mpedia sur les pratiques actuelles (partie 2)

L’alimentation industrielle pour bébé présente les avantages de bon équilibre nutritionnel respectant les recommandations et la sécurité (additifs interdits, contrôle des contaminants). Cependant cette alimentation reste cher, le goût diffère du « fait maison » et certains produits proposent des mélanges de plusieurs aliments dont les goût sont plus difficilement identifiables pour les enfants..

 

La néophobie

 

De 18 mois à 6 ans, elle correspond à la réticence à goûter à de nouveaux aliments tout en se manifestant par une sélectivité et un refus d’aliments acceptés antérieurement et une restriction du registre alimentaire. Elle ne correspond pas à un trouble mais à une phase normale et transitoire du développement. Ce sujet est bien expliqué dans le guide sur lequel porte l’enquête même si le mot « néophobie » n’est jamais cité.

Pour limiter cette phobie, voici quelques conseils :

  • Proposer le plus de saveurs et de textures possible de 4-6 mois à 18 mois,
  • Lors de la grossesse et de l’allaitement, l’alimentation doit-être très diversifiée,
  • Changer de légumes et de fruits chaque jour,
  • Présenter l’aliments une dizaine de fois, sans forcer,
  • Faire découvrir les aliments nature pour une meilleure familiarisation et une meilleure découverte de l’aliments en question. L’ajout d’herbes, d’épices et de plantes aromatiques, ainsi que le changement de type de cuisson ou de préparation viendront ensuite.

D’après l’enquête seulement 55% des parents changent de légumes et de fruits chaque jour. 47% des parents présentent l’aliment refusé un autre jour jusqu’à 8-10 fois sans forcer alors que 48% s’arrêtent au bout de 2 ou 3 fois et 3% ne représentent pas du tout l’aliment. Enfin 3% des parents forcent leur enfant en cas de refus, or un vrai dégoût peut exister. Il ne faut donc pas féliciter un enfant qui a bien mangé, ni réprimander ou punir le refus d’un aliment. Il faut aussi éviter de compenser par un autre aliment ou un dessert plus important ou par la proposition d’aliments entre les repas.

Diversification alimentaire chez le nourrisson : nouvelles recommandations du PNNS 4, enquête mpedia sur les pratiques actuelles (partie 2)

La DME (diversification menée par l’enfant)

 

La DME, phénomène de mode dans les médias, est présentée comme une nouvelle forme de diversification. Selon la méthode de Gill Rapley, on assoit le nourrisson sur sa chaise dès 6 mois, face aux aliments proposés à table sous forme de morceaux de la taille d’un doigt. Ainsi l’enfant pourra lui même choisir ce qu’il porte à sa bouche. Les aliments en purée et l’usage de la cuillère sont vivement déconseillés.

Les aspects positifs : encouragement de l’allaitement maternel, introduction précoce des morceaux, respect de l’appétit de l’enfant, la convivialité et les aliments « fait maison ». Résultats qui peuvent aussi être obtenus via une diversification classique.

Les aspects négatifs : risque d’apports insuffisants en énergie, fer, zinc, vitamines et autres nutriments, apports excessifs en graisses saturées, protéines, en sel ou en sucre et enfin les risques de fausse route et d’étouffement.

L’enquête mpedia trouve regrettable que la DME soit présentée dans le guide de Santé Publique France sans être déconseillée car le Comité de nutrition la Société française de pédiatrie considère que les données publiées actuellement sur la DME, tant en matières de bénéfices que de risques, ne permettent pas de privilégier cette pratique par rapport à une diversification conduite selon les recommandations actuelles.

Selon l’enquête, 45% des parents connaissent réellement la DME et 87% d’entre eux l’on découvert sur les réseaux sociaux. Sur 923 réponses 26% affirment avoir pratiqué ou envisagé de pratiquer la DME, dont 18% ont utilisé rarement la cuillère (69% souvent) et 28% ont proposé rarement des purées et des compotes (60% souvent). Ainsi la DME n’a réellement été pratiqué que par 7% des parents. Chez les 26% qui affirment avoir pratiqué la DME, 16% l’ont fait sans avoir besoin de recherche, 60% ont fait des recherches et 9% ont été accompagnés par un médecin. Enfin chez ses 26% on note un taux plus élevé d’allaitement maternel que dans la totalité de l’échantillon (82% contre 70%).

 

En conclusion

 

L’enquête a été réalisée au moment de la parution de guide Santé publique France exposant les nouvelles recommandations du PNNS 4. Ces dernières n’étaient donc pas encore connues de tous, il faut donc relativiser les résultats de cette enquête quant aux connaissances des parents. Cependant certaines recommandations plus anciennes ne sont pas suivies : la proposition de poissons 2 fois par semaine, l’ajout quotidien de matières grasses, la présentation du gluten et des aliments allergiques dès le début de la diversification, le changement de légumes chaque jour et la présentation d’un aliment refusé jusqu’à 8 ou 10 fois.

Le guide publié par Santé publique France, très clair et bien illustré devrait permettre une amélioration des pratiques car, d’après l’enquête, des progrès restent à faire. Enfin la DME dont on parle beaucoup dans les médias ne devrait pas être favorisée.

Diversification alimentaire chez le nourrisson : nouvelles recommandations du PNNS 4, enquête mpedia sur les pratiques actuelles (partie 2)
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3 février 2023 5 03 /02 /février /2023 10:00

Dans l’article d’aujourd’hui, je vous propose le résumé d’une enquête menée par mpedia suite à la publication des nouvelles recommandations du PNNS 4 quant à la diversification alimentaire du nourrisson (vous trouverez la totalité de l’enquête en lien en fin d’article).

 

L’enquête

 

Le site mpedia.fr est un site de conseils aux parents créé par l’Association française de pédiatrie ambulatoire (Afpa) en 2012 pour aborder tous les sujets concernant l’enfant et sa santé de la naissance à la fin de la puberté. Ce site regroupe 160 experts qui disposent d’une liberté de ton grâce à son indépendance par rapport à l’industrie et les contenus publiés sont validés par un comité scientifique.

 

L’enquête en question a été réalisée du 12/12/2021 au 13/01/2022 via un questionnaire diffusé sur le site, la newsletter mpedia et sur les réseaux sociaux, et a obtenu 1081 réponses (93% mères, 5% pères et 2% autres personnes). Les résultats ont été redressés en raison d’un trop grand nombre  de CSP+ dans les répondants et l’échantillon est représenté par 82% d’enfants de plus de 6 mois (parents avec une expérience de diversification).

 

L’enquête fait suite à la publication d’un guide de 35 pages par Santé Publique France destinées alimentation aux parents et pro de l’enfance sur le public 0 à 3 ans. Les recommandations de ce guide sont en accord avec les positions du Comité de nutrition de la Société française de pédiatrie auditionnée par l’Anses en 2018. Il contient des propositions très pratiques de 0 à 3 ans concernant l’activité physique 5 pages sur 35, ainsi que des conseils sur la qualité et la quantité de sommeil. Dans l’enquête seule les recommandations concernant l’alimentation sont commentées.

Diversification alimentaire chez le nourrisson : nouvelles recommandations du PNNS 4, enquête mpedia sur les pratiques actuelles (partie 1)

Les réponses

 

L’allaitement et l’âge de la diversification

 

L’OMS recommande l’allaitement exclusif pendant 6 mois puis l’introduction de la diversification couplée à l’allaitement. En France, 86% des enfants démarrent la diversification avant l’âge de 6 mois. Au-delà de 6 mois l’allaitement exclusif fait courir le risque de carences énergétiques et de certains nutriments comme le fer. L’enquête fait état d’une durée d’allaitement dans la moyenne, avec tout de même 18% d’allaitement ou de projet d’allaitement au delà de 12 mois, les enquêteurs mettent ça sur le compte d’un possible décalage entre un projet d’allaitement et la durée réelle. Par exemple lors de l’études Nutribébé de 2013, la durée moyenne de l’allaitement était légèrement supérieur à 4 mois alors que la majorité des mères avaient eu l’intention d’allaiter leur enfant pendant 15 mois. Selon les certificats de santé du 24ème mois, 13,1% des bébés français sont allaités plus de 12 mois.

Il est recommandé, pour des enfants nés à termes, de débuter la diversification après 4 mois révolus et avant 6 mois. D’après l’enquête 85% des parents respectent la fenêtre, 5% ont mis en place un diversification précoce et 12% trop tardive, ce qui entraîne respectivement un risque accru de survenue d’allergie et un risque accru de carences notamment pour le fer.

 

L’introduction du gluten et des aliments réputés allergéniques

 

L’European Society for Paediatric Gastroenterology Hepatology and Nutrition conseille d’introduire le gluten entre 4 et 12 mois, et selon le guide de Santé Publique France, toutes les familles d’aliments peuvent-être découverte par le nourrisson entre 4 et 6 mois y compris ceux qui peuvent provoquer une allergie, de même que le gluten.

L’effet préventif de l’allaitement au moment de l’introduction gluten sur la survenue de la maladie coeliaque n’a pas été confirmé. L’introduction de ce dernier doit se faire progressivement. Dans l’enquête 48% des parents commencent le gluten dès le début de la diversification.

Les aliments réputés allergéniques sont désormais aussi proposés dès le début de la diversification entre 4 et 6 mois pour faciliter l’acquisition de leur tolérance. D’après l’enquête seulement 50% des parents respectent cette recommandation.

 

Le respect de l’appétit de l’enfant

 

La régulation de l’appétit de l’enfant dépend des apports énergétiques plutôt que des volumes, elle est très présente jusqu’à l’âge de 3 ans et doit être respectée. Les parents doivent respecter les signaux de faim (certains pleurs, agitation de sbras et des jambes, ouverture de la bouche à l’approche de la nourriture) et de satiété (endormissement sur le sein, repousse la cuillère, ferme la bouche…). Les rations proposées à chaque âge ne sont pas adaptées à chaque enfant, il faut donc éviter de forcer un enfant à finir son assiette ou son biberon. Le suivi des courbes de taille et de poids permet de vérifier si l’alimentation est satisfaisante en qualité et en quantité. L’autorégulation de l’appétit permet une croissance pondérale adaptée. Enfin le repas doit-être un moment privilégié d’échanges sans distraction. Le rythme de 4 repas, sans grignotage, doit-être respecté.

Diversification alimentaire chez le nourrisson : nouvelles recommandations du PNNS 4, enquête mpedia sur les pratiques actuelles (partie 1)

La conduite de la diversification

 

Il n’y a pas d’ordre pour l’introduction des groupes d’aliments, certains conseils sont tout de même à suivre :

  • Commencer par les légumes pour une meilleure acceptation par la suite,
  • Cuisson sans sel de préférence et à la vapeur,
  • Un seul fruit et un seul légume différent par jour pour faciliter la reconnaissance du goût,
  • Alimentation végétarienne (sans viande ni poisson mais avec des produits laitiers et des oeufs) possible chez le nourrisson avec les conseils d’un professionnel de l’enfance,
  • Alimentation végétalienne (sans aucun produit animal) dangereuse chez le nourrisson et vivement déconseillé chez l’enfant.

Selon l’enquête les régimes végétariens et végétaliens représente respectivement 1 et 2% des enfants.

 

L’évolution des textures avec l’âge

 

Les textures doivent évoluer via les recommandations suivante :

  • Avec la cuillère sous forme de purée,
  • Transformation des purées vers une texture granuleuse,
  • Des légumes et des fruits écrasés,
  • La proposition de morceau se fait à partir de 6 mois via un biscuit ou du pain riche en croûte avec la main sous la surveillance des parents,
  • Morceaux mous de fruit bien mûrs crus ou de légumes cuits avec la main.

La proposition de morceau ne doit pas se faire au delà de 10 mois au risque de limiter le répertoire alimentaire, de refus de nouveaux aliments, de problèmes orthodontiques. Attention tout de même aux aliments trop durs, difficile à mâcher et aux aliments ronds, qui doivent-être coupé au préalable pour éviter une fausse route. A cause de recommandation de l’entourage, le début de l’introduction de morceaux a reculé de 2 mois entre 2008 et 2013 pour arriver à un âge moyen de 12 mois en France.

D’après l’enquête 72% des parents ont débuté les morceaux avant 10 mois, seulement 15% après, dans 62% des cas cela s’est passé sans problème.

Diversification alimentaire chez le nourrisson : nouvelles recommandations du PNNS 4, enquête mpedia sur les pratiques actuelles (partie 1)

Les aliments de la diversification : recommandations

 

Les produits laitiers : apports assurés par l’allaitement et/ou un lait adapté et/ou les produits laitiers (yaourt, lait, fromage). Les produits laitiers spécifiques pour les enfants respectent la réglementation et leurs besoins mais sont souvent plus chers et plus sucrés. Les fromages peuvent-être proposés dès 6 mois (exception fait pour les fromages au lait cru). Les boissons végétales sont contre indiqués pour les nourrissons et ne remplacent pas un produit laitier au cours de la croissance. A ne pas confondre avec les laits infantiles à base de protéines végétales vendus en pharmacie pour les enfants allergiques au lait de vache.

 

Les protéines animales : apport limité à une fois par jour, un jour peut-être remplacé par un apport de légumineuses (dans l’enquête 49% des parents pensent qu’un jour sans protéine est bon pour leur enfant, 24% pensent que cela n’est pas souhaitable). La viande rouge ou blanche en évitant la charcuterie doit-être proposé mixée à raison de 10g/j par année d’âge en cours (10g avant 1 an, 20g de 1 à 2 ans…).

Les poissons peuvent-être proposés dans les même quantités que la viande 2 fois par semaine, 1 fois un poisson maigre et une fois du poisson gras. Certains poissons sont déconseillés pour cause de PCB (anguille, barbeau, brème, carpe, silure) de méthyle-mercure (espadon, marlin, siki, requin, lamproie) et certains poissons prédateurs sauvages sensibles à d'éventuelles contaminations (lotte, loup, bar, bonite, empereur, grenadier, flétan, brochet, dorade, raie, sabre, thon…). Les fruits de mers cuits peuvent-être commencé dès le début de la diversification. Dans l’enquête 54% des parents donnent du poisson 2 fois par semaine, 38% moins de 2 fois et 8% plus de 2 fois.

es risques d’inhalation.

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16 septembre 2022 5 16 /09 /septembre /2022 09:00
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22 juillet 2022 5 22 /07 /juillet /2022 09:00

Aujourd’hui je vous propose un livret informatif sur la chirurgie bariatrique créé par le groupe APICIL en collaboration avec le centre de recherche de l’institut Paul Bocuse, ci-dessous le lien de lecture :

 

Chirurgie bariatrique et goûts, ce qui change

 

Le guide de la chirurgie bariatrique
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30 juillet 2021 5 30 /07 /juillet /2021 09:00

Au sujet de nos enfants 

Les enfants âgés de 3 à 6 ans passent en moyenne près de 2 heures par jour devant les écrans1. Si de nombreux chercheurs ont mis en évidence des liens entre le temps passé à les regarder et le développement cognitif de l’enfant, peu ont orienté leurs recherches sur le contexte des usages. Des chercheurs Inserm au Centre de Recherche en Épidémiologie et Statistiques - Université de Paris (CRESS), ont identifié une association entre le fait que la télévision soit allumée en permanence au moment des repas familiaux et un plus faible développement du langage. Les résultats de l’étude font l’objet d’une publication dans la revue Scientific Reports.

https://presse.inserm.fr/wp-content/uploads/2021/06/20210608-CP-ECRANSREPAS.pdf

 

Les interventions nutritionnelles basées sur la consommation de lait et de produits laitiers à l’école améliorent les apports en calcium et en vitamine D des enfants, ainsi que leur santé osseuse.

https://www.cerin.org/breves-scientifiques/sante-osseuse-les-effets-benefiques-des-interventions-nutritionnelles-en-milieu-scolaire/

 

Les enfants végétaliens présentent un statut nutritionnel dégradé, comparativement aux omnivores, en particulier vis-à-vis de la vitamine A, de la vitamine D, du DHA et du cholestérol.

https://www.cerin.org/breves-scientifiques/vegetalisme-les-consequences-metaboliques-chez-lenfant/

 

Les actualités scientifiques sur la nutrition

Au sujet de notre santé

 

Le risque de survenue de maladies cardiovasculaires n’est pas associé à la consommation de produits laitiers. La consommation élevée de produits laitiers fermentés serait quant à elle protectrice vis-à-vis du risque de survenue d’accidents vasculaires cérébraux et d’accidents ischémiques transitoires.

https://www.cerin.org/breves-scientifiques/maladies-cardiovasculaires-les-produits-laitiers-naugmentent-pas-le-risque/

 

Des chercheurs viennent d’identifier une voie métabolique qui régule la sensibilité gustative au gras alimentaire après une chirurgie de l’obésité. Ces travaux confirment l’importance de certains mécanismes biologiques dans nos choix alimentaires, et ouvre une piste pour la mise au point d’un traitement pharmacologique de l’obésité.

https://www.inserm.fr/actualites-et-evenements/actualites/obesite-comment-chirurgie-retablit-elle-perception-gustative-lipides

 

La qualité de la réponse du système immunitaire à un vaccin dépend de multiples facteurs. Les derniers travaux d'une équipe Inserm indiquent que la composition de notre microbiote pourrait être l'un d'entre eux. Les chercheurs ont en effet mis en évidence une association entre l’abondance de deux bactéries du microbiote, le niveau d’expression de trois gènes associés à la diversité de cette flore et impliqués dans la différenciation des cellules qui synthétisent les anticorps (Protéine du système immunitaire, capable de reconnaître une autre molécule afin de faciliter son élimination), et une bonne réponse vaccinale.

https://www.inserm.fr/actualites-et-evenements/actualites/microbiote-influencerait-reponse-vaccinale

Les actualités scientifiques sur la nutrition

Au sujet de nos aliments

 

La qualité nutritionnelle de la viande de bœuf dans l'assiette du consommateur dépend de nombreux facteurs allant du type d'animal, du type de muscle, du temps de maturation jusqu’au mode de cuisson. Cette qualité nutritionnelle prend en compte la composition en acides gras de la viande et les phénomènes d’oxydation lipidique qui peuvent produire des composés nocifs pour la santé. L’originalité de ce travail a été de tester l'ensemble de ces facteurs dans une seule étude, avec une approche intégrée.

https://www.inrae.fr/actualites/approche-globale-qualite-nutritionnelle-viande-bovine-quelle-piece-quelle-cuisson

 

Un système alimentaire local ne peut pas être toujours assimilé à un système alimentaire durable. Si les systèmes alimentaires locaux et les chaînes courtes d’approvisionnement alimentaire peuvent présenter des avantages sociaux ou économiques, ils ne sont en aucun cas les garants d’une alimentation durable.

https://www.cerin.org/breves-scientifiques/alimentation-locale-pas-forcement-durable/

 

L’augmentation de la part d’aliments peu ou pas transformés dans la ration est associée à un apport plus élevé en protéines animales, une consommation plus variée de protéines végétales, une qualité alimentaire globale améliorée et un risque cardiométabolique diminué.

https://www.cerin.org/breves-scientifiques/degre-de-transformation-des-aliments-et-qualite-de-lalimentation/

Les actualités scientifiques sur la nutrition

Enfin, pour passer l’été en toute tranquillité, voici un dossier créer par l’ANSES pour gérer les « petits soucis » de l’été

 

Depuis plusieurs années, l’Anses est partenaire de l’opération « Un été sans souci » pilotée par la Direction générale de la Santé. Cette année, l'Agence vous propose une sélection de recommandations pour prévenir les risques propres à la période estivale : non-respect de la chaîne du froid, piqûres de moustiques, protection des animaux en cas de fortes chaleurs, etc.

Pour protéger la santé de tous et passer un été sans souci, retrouvez sur cette page l'ensemble de nos conseils qui seront également diffusés sur nos réseaux sociaux tout au long de l’été.

https://www.anses.fr/fr/content/un-été-sans-souci-0

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 10:00

Je vous propose aujourd'hui de découvrir de nouveaux livrets et infographies parus récemment sur les sujets comme le gaspillage, le cancer et l'alimentation des touts petits. Bonne lecture !

Les nouvelles infographies de la nutrition

"Cancer et nutrition : Ne soyez pas victimes des idées fausses !! Votre santé peut en dépendre !"

Les nouvelles infographies de la nutrition

"Thé vert et cancer : Quels sont les effets réels du thé vert sur la santé, en particulier dans le domaine du cancer ?"

Les nouvelles infographies de la nutrition
Les nouvelles infographies de la nutrition

"Comment traquer le gaspillage alimentaire ?"

Les nouvelles infographies de la nutrition

"Alimentation et activité physique des enfants de 0 à 3 ans"

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6 septembre 2019 5 06 /09 /septembre /2019 09:00

Alimentation et prévention des maladies

 

Maladies liées à l'âge : et si des défauts de repli des protéines étaient en cause ?

La compréhension de la chimie du vieillissement et des maladies associées progresse : de nouveaux travaux suggèrent en effet que ces maladies résulteraient d’anomalies de repli des protéines, exposant ces dernières à l’oxydation et modifiant leur fonctionnement.

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De l’importance des micronutriments dans la prévention des maladies chroniques

BRUINS, MJ. VAN DAEL, P. EGGERSDORFER, M. The role of nutrients in reducing the risk for noncommunicable diseases during aging. Nutrients, 2019, 11, 85 (doi: 10.3390/nu11010085).

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Produits laitiers : un effet protecteur contre la maladie rénale chronique

ESLAMI, O. SHIDFAR, F. Dairy products and chronic kidney disease: protective or harmful? A systematic review of prospective cohort studies. Nutrition, 2018, 55-56, p. 21-28 (doi: 10.1016/j.nut.2018.03.047).

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Les actualités scientifiques

Précautions et alimentation

 

Consommation de fromages à base de lait cru : rappel des précautions à prendre

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Certains compléments alimentaires à visée articulaire déconseillés aux populations à risque

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E171 interdit

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Le diabète pourrait être favorisé par des précurseurs d’adipocytes voyageurs

La présence de cellules graisseuses en dehors du tissu adipeux (tissu contenant les adipocytes, cellules spécialisées dans le stockage de la graisse) perturbe le métabolisme et favorise l’apparition de complications comme le diabète de type 2. En décrivant le mécanisme sous-jacent, fondé sur le relargage de précurseurs adipocytaires depuis le tissu sous-cutané, des chercheurs ont identifié un potentiel biomarqueur (paramètre physiologique ou biologique mesurable, qui permet par exemple de diagnostiquer ou de suivre l’évolution d’une maladie) du risque individuel de diabète.

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Les actualités scientifiques

Maladie de Crohn

 

Maladie de Crohn : identification d’une protéine initiatrice de l’inflammation

Normalement localisée à l'intérieur des cellules et impliquée dans le contrôle de qualité des protéines nouvellement synthétisées, la protéine AGR2 endosse également un rôle extracellulaire pathologique : elle participe à l’activation de l’inflammation en cas de stress chronique de la barrière intestinale et pourrait bien être à l’origine de l’inflammation intestinale associée à la maladie de Crohn.

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GUIDE MALADIE CHRONIQUE

L’objectif de ce guide médecin est d’expliciter, pour les professionnels de la santé, la prise en charge optimale et le parcours de soins d’un malade admis en ALD au titre de l’ALD 24, « Rectocolite hémorragique et maladie de Crohn évolutives », et souffrant de maladie de Crohn.

Ce guide médecin est accompagné d’un guide à l’attention des patients, destiné à être remis par le médecin traitant et pouvant constituer un support de dialogue.

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31 mai 2019 5 31 /05 /mai /2019 09:00

Le régime cétogène

 

. Les controverses biochimiques du régime cétogène

Principal nutriment produit par notre organisme en réponse à un régime cétogène, pauvre en glucides, le bêta-hydroxybutyrate ne présenterait pas tous les atouts que les scientifiques lui ont attribué jusque-là... Luciano Pirola*, en collaboration avec le groupe de recherche d’Aneta Balcerczyk**, vient en effet de montrer que cette substance ne présente pas d’activité anti-inflammatoire et que son rôle sur la transcription (étape de l'expression génétique au cours de laquelle un ARN est produit à partir d’ADN) reste à clarifier.

 

Dans un contexte d’un intérêt croissant pour le régime cétogène, les scientifiques s’intéressent de plus en plus au bêta-hydroxybutyrate. Ce régime consiste à éliminer presque tous les glucides de son alimentation, notamment les féculents, et à privilégier les aliments gras et les protéines. Les cellules qui se nourrissent normalement de glucose ne peuvent plus faire face à leurs besoins et se mettent alors à utiliser une voie annexe pour produire de l’énergie, passant par la dégradation d'acides gras.

Cette voie est bien décrite : elle produit des dérivés d’acides gras nommés "corps cétoniques", et principalement du bêta-hydroxybutyrate. Or, des travaux ont suggéré que le bêta-hydroxybutyrate pourrait présenter des bénéfices pour la santé à des doses physiologiques, avec notamment une activité anti-inflammatoire. Restait à le vérifier…

Luciano Pirola et son équipe travaillaient déjà sur le butyrate, une molécule produite par les bactéries intestinales qui ne diffère du bêta-hydroxybutyrate que par un atome d’oxygène. "Cette proximité chimique entre les deux molécules suggérait des activités identiques", explique Luciano Pirola. Le butyrate présente un bénéfice sur le métabolisme et le contrôle du poids. Cette activité passe par des mécanismes épigénétiques : le butyrate inhibe une enzyme appelée histone (protéine qui s’associe à l’ADN pour le compacter et former la chromatine) déacétylase, favorisant ainsi le maintien des molécules d’acétate sur les histones, et facilitant l’expansion de la chromatine (association d'ADN et de protéines) et la transcription de gènes bénéfiques. "Nous avons décidé de vérifier si le bêta-hydroxybutyrate possédait bien une activité anti-inflammatoire et si cette molécule contribuait à l’inhibition des histones déacétylases comme le butyrate". 

Les expériences que les chercheurs ont conduites contredisent les deux points. Ils n’ont pas trouvé d’effet anti-inflammatoire évident sur des lignées de cellules humaines testées (des cellules endothéliales (cellules qui tapissent la face interne des vaisseaux sanguins) i.e. qui tapissent la paroi intérieure des vaisseaux sanguins et sont très réactives aux phénomènes d’inflammation) : au contraire, l’effet observé est légèrement pro-inflammatoire. En outre, que ce soit dans des cellules endothéliales, rénales ou musculaires, le bêta-hydroxybutyrate n’inhibe pas les histone déacétylases : il provoque une autre modification épigénétique récemment découverte, la β-hydroxybutyrylation des histones. Les effets de ce type de modification sont inconnus à ce jour.

"Ces travaux sont un point de départ : nous devons aller plus loin car nous prévoyons une augmentation du recours au régime cétogène dans les années à venir. Ce régime est déjà indiqué dans des situations particulières, par exemple pour des personnes épileptiques chez lesquelles il permet de réduire la fréquence des crises sans que l’on comprenne de façon approfondie le mécanisme mis en jeu. Il commence également à être suggéré dans d’autres maladies comme le cancer ou même le diabète. Nous devons mieux comprendre le lien biologique entre la production de bêta-hydroxybutyrate et les réponses biochimiques et métaboliques de l’organisme afin d’évaluer l’effet et l’efficacité de ce régime sur la santé pour la population générale", conclut Luciano Pirola.

 

Notes

*unité 1060 Inserm/Université Claude Bernard Lyon 1/Insa, unité 1397 Inra, Laboratoire CarMeN, équipe Adaptations nutritionnelles, environnement et diabète, Lyon

**Université de Lodz, Pologne

 

Lien de l'article : https://www.inserm.fr/actualites-et-evenements/actualites/controverses-biochimiques-regime-cetogene

 

 

. Les effets du régime cétogène dans le traitement des maladies dégénératives

WLODAREK, D. Role of ketogenic diets in neurodegenerative diseases (Alzheimer’s disease and Parkinson’s disease). Nutrients, 2019, 11, 169 (doi: 10.3390/nu11010169).

 

Si le suivi d’un régime cétogène peut améliorer les fonctions cognitives des personnes atteintes de maladies dégénératives, il peut également avoir des conséquences délétères sur leur appétit et leurs apports nutritionnels.

Le régime cétogène est un régime thérapeutique datant du début du XXe siècle et utilisé, avec une efficacité reconnue, pour le traitement des épilepsies pharmacorésistantes de l’enfant. Il repose sur une réduction très importante de l’apport en glucides (moins de 8 % de l’apport énergétique totale (AET)) et une consommation élevée de lipides (entre 70 et 90 % de l’AET), induisant ainsi une production endogène de corps cétoniques. Son utilisation est aujourd’hui élargie à d’autres pathologies, en particulier les maladies dégénératives. Une revue de littérature fait le point sur les effets du régime cétogène dans le cas des traitements des maladies d’Alzheimer et de Parkinson.

Les travaux de recherche effectués chez l’humain sont très peu nombreux et de courte durée. Ils montrent des résultats encourageants quant à l’efficacité du régime cétogène sur les fonctions cognitives (en particulier la mémoire) des personnes âgées atteintes de, ou à risque élevé de contracter, la maladie d’Alzheimer. Les rares études réalisées chez des personnes atteintes de la maladie de Parkinson montrent une diminution des troubles moteurs et non moteurs de la maladie.

Les effets neuroprotecteurs du régime cétogène seraient liés à la production accrue de corps cétoniques et à la diminution du flux glycolytique (au profit de la voie de la β-oxydation des acides gras), permettant en particulier une action antioxydante améliorée.

Malgré les possibles bénéfices liés au régime cétogène dans le traitement des maladies dégénératives, il semble compliqué pour les personnes atteintes de suivre cette diète contraignante sur une longue période. Par ailleurs, son suivi a pour conséquence une perte d’appétit liée à la fois à des changements physiologiques et aux caractéristiques organoleptiques des repas consommés. Ces effets anorectiques peuvent être graves chez les personnes atteintes de maladies dégénératives, car elles présentent souvent un risque élevé de dénutrition.

En conclusion, cette revue de littérature met en évidence de possibles effets bénéfiques du régime cétogène sur les symptômes des maladies d’Alzheimer et de Parkinson. L’adoption de ce régime à long terme par les personnes atteintes semble cependant problématique en raison de potentielles conséquences délétères sur l’appétit de ces personnes, à risque élevé de dénutrition.

 

Lien de l'article : https://www.cerin.org/etudes/les-effets-du-regime-cetogene-dans-le-traitement-des-maladies-degeneratives/

Les actualités scientifiques en nutrition

Le poisson

 

 

. Manger du poisson : pourquoi ? comment ? Recommandations de l’Agence pour la consommation de poissonsLe poisson possède des qualités nutritionnelles précieuses qui en font un invité de choix des menus de toute la famille. Voici un résumé des éléments qu’il apporte, ainsi que les recommandations de l’Agence en terme de consommation afin de profiter au mieux de ses bienfaits nutritionnels. Lire la suite.

 

. Infographie - Manger du poisson !

Le poisson possède des qualités nutritionnelles précieuses qui en font un invité de choix des menus de toute la famille. Découvrez pourquoi, ainsi que les bons gestes pour le conserver et le préparer. Lire la suite.

Les actualités scientifiques en nutrition

Les additifs et compléments alimentaires

 

. Les compléments alimentaires

Les compléments alimentaires, concentrés de nutriments ou d’autres substances, sont de plus en plus consommés en France. A visée amincissante, anti-stress, revitalisante ou destinés aux sportifs, ces produits sont souvent perçus comme anodins mais peuvent, dans certains cas, exposer le consommateur à des risques sanitaires. Que fait l’Anses sur le sujet et quelles sont les recommandations de l’Agence ? Lire la suite.

 

. Additif alimentaire E171 : l’Anses réitère ses recommandations pour la sécurité des consommateurs

L’additif alimentaire E171, constitué de particules de dioxyde de titane (TiO2) notamment sous forme nanoparticulaire, est utilisé dans de nombreux produits alimentaires. Suite à ses travaux d’expertise conduits en 2017, l’Anses a été saisie en février 2019 pour faire le point des études les plus récentes sur la toxicologie par voie orale du E171 et actualiser ses recommandations. A l’issue de cette expertise, l’Agence conclut qu’elle ne dispose pas d’éléments nouveaux permettant de lever les incertitudes sur l’innocuité de l’additif E171. Dans l’attente d’une meilleure caractérisation du danger et des risques du E171, elle réitère ses recommandations générales sur les nanomatériaux visant notamment à limiter l’exposition des travailleurs, des consommateurs et de l’environnement, en favorisant des alternatives sûres et équivalentes en termes d’efficacité. Lire la suite.

Les actualités scientifiques en nutrition

Votre santé

 

. Gluten et diabète de type 2, quel risque ?

ZONG, G. LEBWOHL, B. HU, FB. « et col. » Gluten intake and risk of type 2 diabetes in three large prospective cohort studies of US men and women. Diabetologia, 2018, 61, 10, p. 2164-2173 (doi: 10.1007/s00125-018-4697-9).

 

Le risque de survenue du diabète de type 2 est plus bas chez les adultes ayant une consommation de gluten plus élevée.

Une étude américaine a examiné les liens entre la consommation de gluten et le risque à long terme de diabète de type 2. La consommation de gluten, ainsi que la survenue du diabète de type 2 ont été enregistrées pendant des périodes allant de 20 à 28 ans, chez plus de 200 000 adultes issus de trois cohortes distinctes.

Pour la plupart des personnes incluses, les résultats montrent des consommations de gluten comprises entre 2 et 12 g par jour et relativement stables durant la période de suivi. Cette consommation de gluten est fortement corrélée à celles de céréales raffinées, de féculents et de fibres de céréales.

Pendant l’ensemble des 4,24 millions de personnes-années de suivi, le diagnostic du diabète de type 2 a été posé chez près de 16 000 participants. Comparativement aux personnes ayant la consommation de gluten la plus basse (1er quintile), celles se situant dans les autres quintiles présentent un risque diminué de survenue du diabète de type 2, indépendamment des autres facteurs confondants : baisse du risque de 9 % dans le 2e quintile, de 12 % dans le 3e, de 17 % dans le 4e et de 13 % dans le 5e quintile correspondant à la consommation de gluten la plus élevée. L’analyse dose-effet met en évidence une relation linéaire entre l’ingestion de gluten jusqu’à 12 g/jour et la diminution du risque de diabète de type 2.

Au regard de ces résultats, les auteurs concluent que la consommation de gluten ne semble pas contribuer à l’augmentation du risque de diabète de type 2. Par ailleurs, chez les personnes non atteintes de la maladie cœliaque ou non sensibles au gluten, limiter la consommation de gluten ne semble pas être une stratégie adéquate pour prévenir l’apparition du diabète de type 2.

 

Lien de l'article : https://www.cerin.org/etudes/gluten-et-diabete-de-type-2-quel-risque/

 

. Les bienfaits de l’eau sur la santé humaine

LISKA, D. MAH, E. BRISBOIS, T. « et col. » Narrative review of hydration and selected health outcomes in the general population. Nutrients, 2019, 11, 70 (doi: 10.3390/nu11010070).

 

Une bonne hydratation a des effets bénéfiques sur les fonctions cognitives et rénales, ainsi que sur le poids et la composition corporelle. Les effets sur la fonction gastro-intestinale et la santé de la peau sont encore mal compris.

L’eau est essentielle à la vie et est impliquée dans l’ensemble des fonctions de l’organisme. Une revue de littérature présente l’état des connaissances scientifiques sur les liens existant entre l’hydratation et la santé dans la population générale. Les effets de l’hydratation sur les fonctions neurologiques, rénales et gastro-intestinales, ainsi que sur le poids, la composition corporelle et la santé de la peau ont en particulier été examinés.

Les données concernant les fonctions neurologiques mettent en évidence qu’une déshydratation supérieure à 2 % du poids corporel chez l’adulte a des effets délétères sur les performances cognitives, en particulier pour les tâches impliquant l’attention, les fonctions exécutives et la coordination motrice. Un déficit d’eau chez l’adulte est également associé à une fatigue accrue ainsi qu’à l’augmentation des émotions négatives telles que la colère, la confusion ou la dépression. L’état actuel des connaissances ne permet pas de déterminer si les maux de tête sont affectés par le niveau d’hydratation.

La fonction rénale semble aussi influencée par la quantité d’eau ingérée. En effet, même si des études complémentaires sont nécessaires, il a été montré qu’une ingestion élevée de fluides est significativement associée à une diminution du risque d’apparition de calculs rénaux.

Par ailleurs, les données existantes suggèrent qu’une augmentation de la consommation d’eau contribue, chez l’adulte en situation d’obésité, à diminuer le poids corporel et à réduire la masse grasse.

Enfin, concernant la fonction gastro-intestinale et la santé de la peau, les auteurs mettent en avant que les données sont rares et parfois contradictoires. Par exemple, l’efficacité de l’hydratation dans le traitement de la constipation fonctionnelle n’est pour l’instant pas avérée et les effets potentiels d’une consommation additionnelle d’eau sur la fonction barrière de la peau sont mal compris.

En conclusion, s’il ne fait aucun doute qu’une hydratation suffisante est primordiale pour le maintien d’une bonne santé, les effets spécifiques du statut hydrique sur chacune des fonctions de l’organisme sont peu étudiés. Les bénéfices d’une bonne hydratation sur les fonctions cognitives, rénales et sur le poids corporel sont les mieux compris, même si les auteurs appellent à de nouvelles recherches, en particulier pour mieux appréhender les différences interindividuelles liées par exemple au sexe ou à l’âge.

 

Lien de l'article : https://www.cerin.org/etudes/bienfaits-eaun-sante-hydratation/

Les actualités scientifiques en nutrition

Votre alimentation

 

. Efficacité d’une application sur les choix alimentaires

PALACIOS, C. TORRES, M. LOPEZ, D. « et col. » Effectiveness of the nutritional App “MyNutriCart” on food choices related to purchase and dietary behavior: a pilot randomized controlled trial. Nutrients, 2018, 10, 1967 (doi: 10.3390/nu10121967).

 

L’utilisation d’une application pour smartphone pendant huit semaines a permis d’améliorer quelques comportements d’achats et de consommations alimentaires chez des adultes en surpoids, sans effet sur le poids corporel.

Une équipe de recherche américaine a évalué l’efficacité d’une application pour smartphone (MyNutriCart) génératrice de listes de courses alimentaires visant à améliorer la santé, sur les achats et les consommations alimentaires, ainsi que le poids corporel. Cinquante-et-un adultes (dont plus de 88 % de femmes) en surpoids ou obèses (IMC moyen au début de l’étude = 34,5 kg/m²), chargés des achats alimentaires de leur foyer, ont été inclus dans cet essai contrôlé randomisé de 8 semaines. Vingt-sept ont utilisé l’application pendant cette période (groupe Appli) alors que les 24 autres (groupe Contrôle) ont bénéficié, à la place, d’un entretien avec un(e) diététicien(ne) au début de l’étude.

Les résultats montrent que 73 % des personnes du groupe Appli ont utilisé l’application lors de toutes leurs courses alimentaires et que 26 % ont acheté plus de 70 % des produits recommandés. Pendant les 8 semaines de suivi, les participants du groupe Appli ont significativement augmenté leur fréquence d’achat, pour le foyer, de légumes et de céréales complètes, comparativement aux achats effectués avant le début de l’étude. Concernant les consommations individuelles des personnes incluses, les auteurs ont relevé dans le groupe Appli une baisse de la consommation de céréales raffinées, de sucreries et de produits de type « snack », de jus de fruits et de légumineuses, ainsi qu’une augmentation de la fréquence de consommation de fruits.

La comparaison des effets de l’intervention « Appli » et de l’intervention « Contrôle » sur les achats et les consommations ne montre aucune différence significative entre les groupes, suggérant que l’utilisation de l’application a une efficacité similaire à celle d’un entretien avec un(e) diététicien(ne).

Par ailleurs, aucun changement sur le poids corporel n’a été mis en évidence, que ce soit dans le groupe Appli ou dans le groupe Contrôle.

En conclusion, les auteurs mettent en avant l’intérêt d’une telle application pour améliorer les comportements alimentaires, en particulier chez les personnes qui ne font pas la démarche de consulter un professionnel pour améliorer leur alimentation. Ils suggèrent des études plus longues et plus intenses pour parvenir à observer de meilleurs résultats sur les consommations et des effets sur le poids corporel.

 

Lien de l'article : https://www.cerin.org/etudes/efficacite-dune-application-sur-les-choix-alimentaires/

 

 

. Dossier d’information INSERM :Nutrition et santé, La santé passe par l’assiette et l’activité physique

 

Les liens entre nutrition et santé sont de mieux en mieux connus, et le risque de développer de nombreuses maladies - cancer, maladies cardiovasculaires, obésité ou encore de diabète de type 2 - peut être réduit en suivant les recommandations nutritionnelles nationales. Fondées sur de multiples études scientifiques, ces recommandations évoluent avec l’acquisition de nouvelles connaissances. Toutefois, les français sont encore trop peu nombreux à se les être appropriées, en particulier parmi les moins favorisés. Des mesures permettant d’améliorer la qualité nutritionnelle et l’accessibilité (physique et économique) de l’offre alimentaire, ainsi qu’un environnement favorable à l’activité physique ont été recommandées par le Haut conseil de la Santé publique dans le cadre de la préparation du prochain programme national nutrition-santé. Lire la suite.

Les actualités scientifiques en nutrition
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