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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 09:00

Le rappel de produits par les grandes surfaces et autres distributeurs pour cause de bactéries, germes et autres toxines ne nous étonne malheureusement plus en raison de leurs nombreuses répétitions… Ces contaminations ont lieu par non respect de la chaîne de froid, par contact avec les bactéries incriminées, par manque d’hygiène dans la chaîne de production, de fabrication, d’entreposage…

Bien évidemment, ces contaminations dont vous n’êtes pas responsables seront difficilement évitables par vos précautions, nous parlons donc des gestes à tenir dans votre cuisine pour éviter les contaminations à la maison.

Les bons gestes pour éviter les bactéries alimentaires

De quelles bactéries parle-t-on ?

 

De nombreuses bactéries peuvent se développer dans votre réfrigérateur et se retrouver dans votre cuisine, en voici quelques unes :

  • Le staphylocoque doré dont la durée d’incubation se situe en moyenne à 3 heures mais qui peut aller de 30 minutes à 8 heures. Cette bactérie se retrouve dans les aliments  acides fermentés (fromage, salami…), les produits séchés (pâtes, lait en poudre…) et les aliments étant manipulés de très nombreuses fois (volailles, jambon, salades composées, plats cuisinés…).
  • La salmonelle présente dans les oeufs et les produits à base d’oeuf, les produits laitiers crus, viandes bovines et porcines, volailles, végétaux, coquillages, graines germées… L’incubation peut durer de 6 à 72 heures.
  • La listeria entraînant la listériose a une durée d’incubation de 2 à 88 jours (forme neuro-méningée 2 à 19 jours, forme materne-néonatale 14 à 88 jours). Les produits contaminés par cette bactérie peut avoir lieu à tous les stades de la chaîne alimentaire lorsque les règles d’hygiène, de conservation ou de préparation ne sont pas respectées.
  • L’escherichia coli se développe dans les viandes de boeuf hachées, les produits laitiers  ou d’origine végétale non pasteurisés (chauffage sans ébullition) et les eaux de boissons. L’incubation peut aller de 2 à 12 jours.
  • Le clostridium perfringens se retrouve dans les préparations culinaires réalisées à l’avance en grande quantité et refroidies trop lentement. La durée de l’incubation varie de 6 à 24 heures.
  • La toxine botulique peut se reproduire dans les conserves maisons d’aliments peu acides et les produits artisanales : charcuterie, salaison de boeuf, poisson séché/salé/mariné ou emballé sous vide. La durée d’incubation varie de 1 à 10 jours.
  • Le campylobacter présent essentiellement dans les produits carnés, eau et lait cru. Incube en 1 à 8 jours.
  • Le bacillus cereus surtout présent dans les plats cuisinés, déshydratés, et agrémentés d’épices, d’herbes ou d’aromates. La durée d’incubation va de 30 minutes à 6 heures pour la forme nauséeuse et de 8 à 16 heures pour la forme diarrhéique.

 

Les symptômes sont essentiellement nausées, vomissements, douleurs abdominales, diarrhée, fièvre… et peuvent aller jusqu’à la septicémie (listeria), colite hémorragique (escherichia coli), paralysie buccale voir des membres ou respiratoires (toxine botulique).

Les bons gestes pour éviter les bactéries alimentaires

Les gestes simples à respecter

 

. Respectez la chaîne du froid : en évitant les écarts de température, en ne dépassant pas 4°C, en ne dépassant pas 4 heures de conservation en dehors d’une zone fraîche. Ainsi vérifiez régulièrement la température de vos congélateurs et réfrigérateur en été pour vous assurer de leurs bon fonctionnement, faites vos courses avec un sac isotherme pour garder vos denrées périssables au frais.

. Ne déposez pas vos sacs de course, sac à main… sur votre plan de travail, le dessous des sacs peut-être contaminé par des bactéries lorsqu’ils ont été posés par terre.

. Retirez les emballages cartons et plastiques de vos aliments qui peuvent avoir été manipulés par n’importe qui et pour laisser circuler l’air correctement.

. Pour éviter les contamination croisées : séparez vos aliments crus de vos aliments cuits. Evitez absolument de les mettre en contact, ainsi n’utilisez pas la même planche à découper et les mêmes ustensiles pour les aliments crus et cuits (ou lavez-les entre temps). De la même façon lors d’un barbecue , par exemple, n’utilisez pas le même plat pour amener votre viande cru vers le barbecue puis pour la replacer une fois cuite.

. Faites cuir à coeur les viandes hachées, les volailles et le porc.

. Décongelez vos aliments au réfrigérateur.

Les bons gestes pour éviter les bactéries alimentaires

. Ne lavez jamais un poulet cru pour ne pas répandre les bactéries via les éclaboussures d’eau. De même pour les oeufs pour ne pas rendre les coquilles poreuses.

. Ne laissez pas refroidir vos plats plus de 2 heures à température ambiante pour éviter la prolifération des toxines. Placez vos plats le plus rapidement possible au réfrigérateur, en refroidissant votre casserole ou marmite dans l’évier avec de l’eau froide et des glaçons ou en plaçant les restes dans plusieurs petites boîtes pour un refroidissement plus rapide.

. Si vous souffrez d’une infection digestive comme une gastro-entérite, évitez si possible de préparer vous-même le repas.

. Lavez-vous les mains avant de manipuler votre nourriture (mais aussi en sortant des toilettes, après vous être mouchés, après avoir touché un animal et en arrivant de l’extérieur) et lavez vote plan de travail et vos ustensiles de cuisine.

. Si des aliments se répandent dans votre réfrigérateur, nettoyez-le sans tarder.

. Changez ou nettoyez votre éponge de cuisine régulièrement en la passant une fois par semaine au micro-onde (2 minutes à puissance maximale si elle ne contient pas de fibres de fer) ou en la faisant bouillir dans une casserole d’eau.

. Eloignez vos animaux de compagnie de votre plan de travail et de vos aliments.

 

Pour plus d’informations : 10 recommandations pour éviter les toxines alimentaires

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5 octobre 2018 5 05 /10 /octobre /2018 09:00

A l’heure de la chasse aux matières grasses saturées, au cholestérol, aux maladies cardiovasculaires et de la recherche des aliments parfaits et booster de santé, l’huile de coco fait l’objet de nombreux éloges. Pourquoi ? Ces éloges sont-ils fondés ? Nous allons tenter de démêler le vrai du faux.

L'huile de coco, prodigieuse pour notre santé ?

La composition de l’huile de coco

 

L’huile de coco ou beurre ou graisse de coco est originaire d’Asie, des îles du Pacifique, d’Afrique et d’Amérique centrale, où la noix de coco pousse naturellement sur les cocotiers. Ces derniers produisent entre 50 à 150 fruits par an, pour qu’une noix de coco arrive à maturité, 11 à 12 mois sont nécessaires.

L’huile provient de la pression mécanique de la chair fraîche, d’où son goût fruité et son odeur exotique et sucrée qui parfument les plats. C’est une huile de coco extra-vierge, si l’huile est fabriquée à partir de la chair séchée le traitement est bien différent et on obtient alors de l’huile de coprah ou copra. L’huile ainsi produite est blanchie à travers des filtres carbone puis raffinée et désodorisée. Cette huile est hydrogénée, donc contient de nombreux acides gras trans nocives pour la santé, et raffinée donc moins riches en nutriments.

Vous pouvez trouver l’huile de coco vierge facilement en magasin, l’huile de coprah est quant à elle utilisée régulièrement par les industriels dans les pâtisseries, confiseries, fritures… Malheureusement son nom n’est pas toujours clairement indiqué, on retrouve souvent : « miles végétales hydrogénées », « huile végétale partiellement hydrogénées », « matières grasses végétales », « végétaline » ou encore « huile de coco désodorisée » ce qui la rend tout de même plus identifiable. Il est donc préférable de sélectionner une huile de coco extra-vierge obtenue par pression à froid.

 

L’huile de coco contient 6% d’oméga 9 (acides gras mono insaturés), 2% d’oméga 6 (acides gras poly insaturés), jusqu’à 0,2% d’oméga 3 (acides gras poly insaturés) et 89 à 94% d’acides gras saturés (40-50% acide laurique, 16-20% d’acide myristique, 6-8% d’acide palmitique, 6% d’acide caprique, 5% d’acide caprylique). Enfin pour 100g l’huile de coco apportent 100g de graisses et 900Kcal.

L'huile de coco, prodigieuse pour notre santé ?

Bienfaits et avantages réels

 

La cuisson : L’huile de coco est bien adaptée à la cuisson puisqu’elle supporte les hautes températures de cuisson sans se détériorer ou devenir toxique. Son point de fumée (début de la formation de composée toxique reconnaissable via l’apparition de fumée) est de 232°C pour une utile raffinée et de 177°C pour une huile non raffinée. A titre de comparaison, l’huile d’olive, qui est aussi intéressante pour la cuisson, déclare un point de fumée à 252°C, 216°C pour une huile d’olive vierge et 160°C pour une huile d’olive extra-vierge.

 

Effets antibactériens et antimicrobiens : en Inde, et dans de nombreux autres pays, l’huile de coco est traditionnellement utilisée comme antibactérien et antimicrobien, sa teneur en acide laurique aurait une efficacité sur les poussées d’herpès. En outre ces agents antibactériens jouent un rôle dans la lutte contre les infections intestinales.

 

Des acides gras très particuliers : l’huile de coco contient 60% de triglycérides à chaîne moyenne qui se déplacent directement du tube digestif au foie, ils ont donc la particularité d’apporter plus rapidement de l’énergie aux cellules. Ainsi dans le cadre d’un régime cétogène ou pauvre en glucides, ces acides gras sont une bonne alternative énergétique aux glucides et permettent au corps de produire lui-même son énergie. En revanche dans le cadre de notre alimentation occidentale il existe de nombreuses sources d’énergie rapide, ces triglycérides ne sont donc pas indispensables.

L'huile de coco, prodigieuse pour notre santé ?

Idées fausses

 

Limite les risques de maladies cardiovasculaires : l’huile de coco n’est quasiment composée que de graisses saturés, dont notre corps a besoin certes, mais que nous consommons en excès dans notre alimentation actuelle. Or en trop grande quantité ce type de matières grasses augmente les risques de maladies cardiovasculaires, les 92% d’acides gras saturés augmentent les niveaux de cholestérol. En consommant deux cuillères à café d’huile de coco, une femme ingère 20g de graisses saturées ce qui correspond à ces apports journaliers recommandés, sans compter qu’elle en consommera encore dans le reste de son alimentation journalière.

 

Limite le surpoids : comme nous l’avons vu précédemment les triglycérides qui la composent sont rapidement assimilés, ainsi ils seraient vite brûlés et ne se retrouveraient pas stockés dans nos graisses. Cependant comme tout aliment un excès d’huile de coco finira aussi stocké dans notre tissu adipeux…

 

Meilleure que l’huile de palme : l’huile de coco contient 92% d’acides gras saturés, le beurre 68%, l’huile de palme 50%, l’huile d’olive 15% et l’huile de colza 7%. L’huile de coco est donc bien plus riches en graisses que l’huile de palme entre autres ! En outre l’huile de coco est pauvre en vitamine E, que l’on trouve dans les autres huiles végétales, et en acides gras essentiels que l’on trouve en plus grande quantité dans l’huile de palme. Ainsi la coco fraîche a beau être riche en vitamines et en minéraux son huile, même pressée à froid ne présente pas tous les avantages de la chair fraîche de son fruit.

 

Bien entendu des études montrent les bénéfices de l’huile de coco, mais ces études sont réalisées dans des pays comme l’Inde, le Sri Lanka ou encore les Phillippines, pays dans lesquels la population consomme beaucoup plus de poissons, de fruits et de légumes que dans nos pays occidentaux. Ainsi leur consommation en oméga 3, en vitamines E, en fibres et autres vitamines antioxydantes est bien plus importante que chez nous, de ce fait leur consommation d’acides gras saturés est bien moins importante que la notre, les résultats des études sont donc plus difficilement applicables à notre alimentation.

L'huile de coco, prodigieuse pour notre santé ?

Alors on fait quoi ?

 

Il n’existe pas d’aliments parfaits ou mauvais, il est surtout conseillé de manger de tout en quantité raisonnable. Ainsi l’huile de coco n’est pas à supprimer de son placard, mais elle ne devrait pas non plus être consommée quotidiennement. Choisissez-la vierge, extraite à froid, et réservez-la à la cuisson de manière exceptionnelle en alternant avec d’autres huiles (colza, olive, lin, noix, sésame). De cette manière vous aurez une huile plus riche en vitamine E et en agent anti-bactérien qu’une huile non extraite à froid. Enfin évitez l’huile de coco désodorisée et l’huile de coprah tout comme les aliments industriels en contenant.

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28 septembre 2018 5 28 /09 /septembre /2018 09:00
  • Manger bio permettrait de manger plus sainement, les aliments issus de l’agriculture bio contiendraient plus de vitamines et de minéraux. Les études sur le sujet sont assez contradictoires, certaines affirment que les aliments bio et non bio ont les mêmes valeurs nutritionnelles, d’autres affirment que certains légumes bio contiennent plus de vitamines et de sels minéraux que ces mêmes légumes non bio. Le plus important dans ses valeurs reste le temps de maturation et la durée de conservation qui feront varier la concentration et en vitamines et minéraux, le type d’agriculture n’entrent pas en ligne de compte. Cependant les fruits et légumes bio contiennent moins d’eau que les non bio ce qui jouerait aussi un rôle dans leur teneur supérieure en vitamines et minéraux.
  • Manger bio pour manger des aliments plus savoureux. Difficile à prouver scientifiquement et très subjectifs, les adeptes du bio affirment que manger des aliments produits par l’agriculture biologique permettrait de consommer des produits avec plus de goût. Les fruits et légumes bio sont récoltés plus mûrs que les fruits et légumes traditionnels, donc plus tard, ce qui leur permet d’être plus concentrés en arômes. En outre ces fruits et légumes grandissent dans des champs en pleine terre, au contact direct du soleil et des nutriments de l’eau et du sol. Cependant un aliment non bio, pour un légume ou un fruit s’il est de saison et ramassé à maturité et frais ou pour une viande suffisamment saturée, aura lui aussi plus de saveur même en n’étant pas bio. Ainsi des filières courtes et de proximité vous permettront aussi de vous régaler.
  • Manger bio serait meilleure pour la santé. Comme nous l’avons vu précédemment, manger bio permet de diminuer la quantité de substances chimiques absorbées, ce qui reste encore à prouver est le lien entre les risques de maladies et la consommation de pesticides. Les études ne sont pas encore formelles sur le sujet, manger bio serait un principe de précaution et donc un choix personnel.
L'alimentation bio, c'est vraiment mieux ? (partie 2)

Les inconvénients des aliments bio

 

Bien entendu les bons côtés de l’agriculture biologique sont accompagnés de quelques inconvénients comme le prix et la conservation. Le bio reste en moyenne entre 20 et 30% plus chers que les produits non bio, le respect des chartes entraînent un surcoût pour l’agriculteur qui se répercute forcément sur le prix du produit en magasin. En ce qui concerne la conservation, les fruits et légumes étant cueillis plus tard, et les produits bio étant dépourvus d’additifs, notamment de conservateurs, les produits bio se conservent donc moins longtemps, ce qui peut obliger pour les fruits et légumes à faire des courses plus régulièrement !

 

La teneur en pesticide des aliments varie d’un aliment à l’autre, ainsi pour une question de budget certains aliments peuvent plus facilement être choisi non bio car à priori moins contaminé par les pesticides : ananas, asperge, aubergine, avocat, banane, brocoli, champignon, choux, choux-fleur, kiwi, mandarine, mangue, melon, myrtille, oignon, orange, pamplemousse, papaye, pastèque, prune, petit-pois, radis, tomate. A l’inverse certains fruits et légumes devront-être privilégié en bio à cause de leur teneur plus importante en pesticide : céleri, cerise, citrouille, concombre, courge, épinard, fraise, framboise, haricot vert, laitue, nectarine, pêches, poire, poivron, pomme, pomme de terre, raisin.

L'alimentation bio, c'est vraiment mieux ? (partie 2)

Alors l’agriculture biologique, c’est bien ?

 

Le magazine 60 millions de consommateurs a testé 74 produits bio (7 familles de produits : riz, quinoa, café, sucre de canne, huile d’olive, miel et chocolat) sur leur teneur en substances indésirables : pesticides, plastifiants, solvants, résidus vétérinaires et autres contaminants. Résultats, globalement bons (« acceptable » à « très bon ») puisque 9 produits sur 10 passent le test sans encombre, ce qui laisse tout de même 10% de produits dont les doses en substances chimiques sont « insatisfaisantes » voir « très insatisfaisantes ». Développons :

  • Les cafés : pas de mauvaises surprises.
  • Les sucres : une seule référence contenant un herbicide de synthèse classé possiblement cancérogène.
  • Les huiles d’olive : le constat est moins reluisant : 4 huiles produites en Italie et en Tunisie contiennent en quantité « pas significatifs » des résidus de plastifiants tels que les phtalates reconnus comme perturbateurs endocriniens (Bio Planète, Crudolio, Marque Repère Bio village, L’Olivier heureux). Dans ce cas ce n’est d’ailleurs pas forcément le produit qui est incriminé, la contamination peut-être lié aux joints des machines, à un simple contact ou à un mauvais choix des matériaux.
  • Les miels : tous contiennent des résidus de polluants, mais en quantités acceptables selon le magazine, en effet les miels non bio contiennent en moyenne 6 résidus de polluants contre 0,3 pour les miels bio.
  • Les chocolats : les produits contiennent tous des pesticides, mais en quantités acceptables selon le magazine.
  • Les quinoas : la marque Famille Rochefort contient un pesticide en quantité 10 fois supérieure à la limite maximale autorisée. La marque Biothentic contient du carbofuran, un insecticide pourtant interdit en France, mais les résidus y sont très faibles.
  • Les riz basmati : Taureau Ailé et Monoprix bio, obtiennent une note au test très insuffisante En effet le riz de Monoprix contient un fongicide interdit en Europe depuis 2016 et donc la quantité limite dans l’agriculture conventionnelle est de 0,01 mg/kg, or il en contient 0,019mg/kg.

 

En résumé les résultats de ce test sont très corrects, même si les produits n’affichent pas un sans faute. 600 pesticides ont été recherchés dans 74 produits et 96% des références présentent des niveaux de pesticides nuls ou très faibles ce qui ne remet pas en cause la certification bio. Les agriculteurs du bio sont donc assez rigoureux dans le respect du cahier des charges. Toutefois il existe quelques bémols dont les causes peuvent varier : une contamination par de mauvais matériaux dans la chaîne de production ou de conditionnement, une contamination par un simple contact avec un produit interdit, un lot ancien cultivé sous l’ancienne législation de LMR (limite maximale de résidus) qui aurait drastiquement baissée, une contamination accidentelle par un champ voisin cultivé de manière conventionnelle, une contamination par l’eau de pluie ou le vent, une contamination infime par des pesticides de synthèse utilisés par l’agriculture bio… Pour les deux dernières possibilités, les cultures restent tout de même bio puisque les fruits et légumes évoluent dans une terre 100% naturelle, cette parcelle peut donc être polluée à ses extrémités, mais son centre reste propre, problème dans les étals on ne sait pas à quel endroit du champ les fruits que l’on achète ont poussé...

L'alimentation bio, c'est vraiment mieux ? (partie 2)

Ainsi les aliments produits par l’agriculture biologiques nous permettent de consommer une quantité très inférieure de produits chimiques par rapport à des produits de l’agriculture conventionnelle, même si certains produits ne sont pas encore aussi « clean » que ce qu’ils annoncent. En majorité tout de même manger bio nous permet de diminuer notre consommation de pesticides et de préserver l’environnement. Tout cela semble avoir un impact positif sur notre santé même si toutes les études ne sont pas formelles sur le sujet. Les études sont bien souvent commandités soit par des défenseurs du bio soit par des défenseurs de l’agriculture conventionnelle, des études objectives sur le sujet nous permettrait d’y voir plus claire.

Bien entendu des progrès sont encore à faire au niveau des labels pour harmoniser les cahier des charges de chaque producteur, au niveau des diverses sources de contamination dont certaines peuvent facilement être éliminées, au niveau du prix…

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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 09:00

A l’heure des nombreux scandales alimentaires et de la prise de conscience de notre empreinte sur l’environnement, la tentation de changer ses habitudes alimentaires et de mieux choisir ses aliments en se tournant vers les aliments biologiques est grande !

Mais que signifie agriculture biologique ? L’agriculture biologique est-elle vraiment mieux que l’agriculture conventionnelle ? Doit-on manger absolument tous nos aliments bio ou certains sont-ils moins riches en pesticides ? Nous allons faire un tour d’horizon pour y voir plus claire !

L'alimentation bio, c'est vraiment mieux ? (partie 1)

Qu’est-ce que le bio ?

 

Le « bio » est le diminutif du mot biologique qui signifie « science de la vie », cette appellation renvoie donc à tous les aliments issus de l’agriculture biologique. Cette agriculture fait appel à des techniques respectueuses de l’environnement et des animaux en suivant un cahier des charges très stricts. L’agriculture bio favorise les matières premières naturelles et bannit l’utilisation des engrais, des pesticides et des additifs. Chaque année les producteurs bio subissent des contrôles d’inspection pour vérifier leur conformité et ainsi assurent aux consommateurs que les produits sont bien issus de l’agriculture biologique et qu’ils ne nuisent ni à l’environnement ni aux animaux. Les produits de cette agriculture, pour obtenir un label bio ne doivent contenir aucun édulcorant, exhausteur de goût, additif, conservateur, OGM ou produit chimique. Il existe différents labels :

  • Le label AB : Agriculture Biologique crée en 1985 et appartenant au ministère de l’agriculture, c’est la marque officielle du bio français. Ce label est attribué aux éleveurs et agriculteurs qui en font la requête auprès d’organisme certificateur qui se basent sur le cahier des charges européen de l’agriculture biologique. Ce label est attribué aux aliments de provenance animale ou végétale contenant au moins 95% de produits biologiques, ce qui induit des cultures sans utilisation de pesticides et une alimentation animale composée de céréales et d’herbes sans pesticides et sans OGM. En outre l’utilisation de médicaments doit-être limité et les animaux doivent avoir accès à un espace en plein air. 0,9% d’OGM sont autorisés dans les produits AB et ce sans précision sur l’étiquette.
L'alimentation bio, c'est vraiment mieux ? (partie 1)
  • Le label Européen d’agriculture biologique : créé en 2009 et obligatoire sur les produits originaires des Etats membres de l’UE depuis 2010. Le cahier des charges de ce label est identique à celui du label AB, de la même façon des contrôles annuels ainsi que des visites imprévues ont lieu pour s’assurer du respect de ce dernier. Cependant ce label autorise à l’agriculteur la mixité des exploitations, donc une exploitation pouvant cultiver du bio et du non-bio.
L'alimentation bio, c'est vraiment mieux ? (partie 1)
  • Le label Bio Cohérence a été créé en 2010 en réaction à la disparition du cahier des charges bio français suite à l’harmonisation des cahiers des charges européens. En effet la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique estime le label de l’UE trop laxiste et s’est donc associée aux magasins Biocoop, ProNatura et Biomonde et aux éleveurs bio de France pour proposer un cahier des charges plus exigeant. Ainsi il s’applique à des produits 100% issus de l’agriculture bio, la mixité des exploitations y est interdite, la présence des OGAM est limitée à 0,1% et l’alimentation des animaux herbivores doit-être produite à 80% par la ferme et à 50% pour les porcs et volailles.
L'alimentation bio, c'est vraiment mieux ? (partie 1)
  • Le label Nature & Progrès : issu d’une association de consommateurs et d’acteurs du monde agricole à partir de 1971. Tous les ans, le contrôle des productions sont réalisés par un consommateur et un producteur qui vérifie le cahier des charges prônant la mixité des cultures et proscrivants toute présence d’OGM. L’alimentation des porcs et des herbivores doit-être produite à 50% par la ferme et les exploitations ne doivent pas être localisées à moins de 500 mètres des grands axes routiers ou à proximité d’exploitations polluantes.
L'alimentation bio, c'est vraiment mieux ? (partie 1)
  • Le label Demeter : marque international créée en 1954 et attribué aux produits de l’agriculture biodynamique basée sur le respect des mois et des rythmes naturels. Le cahier des charges de ce label se base sur le cahier des charges européens et y ajoute la non-mixité des cultures, l’utilisation des engrais naturels pour vitaliste les sols et l’alimentation des sols doit-être produite à 80% par l’exploitation.   
L'alimentation bio, c'est vraiment mieux ? (partie 1)

D’autres labels hors UE existent, en effet le bio étant de plus en plus prisé en France, il représente aujourd’hui 4% de l’alimentaire français, progressant de 16% en un an. L’agriculture bio française ne suffit donc pas à satisfaire toute la demande, 30% des aliments bio vendus dans notre pays proviennent de l’étranger et pas seulement de l’Union Européenne. Ainsi les produits provenant des pays hors UE, ne possèdent pas les labels présentés précédemment, mais peuvent bénéficier « d’un accord d’équivalence » si leur réglementation nationale bio se rapproche de celles des textes européens.

 

Les bienfaits des aliments bio

 

Pour connaître l’impact des aliments bio sur notre organisme, une étude a été menée par Greenpeace Japon au sein de deux familles japonaises, chacune avec deux enfants. Ces familles ont changé leur régime alimentaire pendant 10 jours en bannissant totalement de leur alimentation les aliments contenant les pesticides alimentaires. Des échantillons d’urine ont été collectés au début et à la fin de la période pour comparer le niveau de pesticide dans l’organisme de chaque membre des deux familles, résultats : chez toutes les personnes les pesticides ont quasiment disparu de l’organisme. Ainsi manger des aliments bio dépourvus de pesticides est un moyen efficace de réduire la quantité de ces derniers dans notre organisme. Des études similaires avaient été réalisées en Suède en 2015 et 2016 et avaient montré des résultats similaires. Le bio est donc efficace pour diminuer notre ingestion de pesticide.

L'alimentation bio, c'est vraiment mieux ? (partie 1)

L’alimentation bio est associée à de nombreux bienfaits, si certains sont prouvés scientifiquement, d’autres pourraient relever de simple supposition :

  • Manger bio permet de consommer moins de pesticides et de métaux lourds. Des rapports de l’Organisation Mondiale de la Santé et de la Food and Agriculture Organization ont montré des teneurs moindre en nitrates et en résidus de pesticides pour les produits issus de l’agriculture bio par rapport aux produits issus de l’agriculture traditionnelle. Et cela ce vérifie dans les urines ! Les agriculteurs du bio remplacent les pesticides et produits chimiques par des biopesticdes : micro-organismes ou produits naturels comme le cuivre ou le souffre… moins dangereux pour la santé et l’environnement.
  • Manger bio c’est bon pour l’environnement. L’agriculture biologique préserve les sols et limite leur érosion. L’utilisation de matières organiques animales et végétales ainsi que l’alternance des cultures sur un même parcelle permet de préserver la biodiversité et l’aération des sols. Enfin ce mode d’agriculture permet de limiter l’utilisation de l’eau.
  • Manger bio c’est consommer moins d’OGM. Selon le label les produits bio contiennent au maximum entre 0,1 et 0,9% d’OGM.
  • Manger des viandes bio permet d’être moins exposé aux antibiotiques et aux bactéries résistantes. En effet dans l’agriculture conventionnelle les élevages sont soumis à une utilisation prophylactique des traitements antibiotiques ce qui rend les bactéries multi-résistantes et donc insensibles à ces traitements. L’agriculture bio recommande de réserver ces médicaments pour le traitement d’infection uniquement.
  • Manger bio permet de consommer du lait plus riche en oméga 3 et de diminuer le risque d’allergies chez les jeunes enfants. En 2012 une équipe de recherche a analysé les résultats de 13 études portant sur la composition d’aliments bio ou non. Une différence majeur a été relevée dans le lait avec en moyenne 60% d’oméga 3 en plus pour le lait bio. Suite à cela des scientifiques hollandais ont cherché à savoir si cela pouvait avoir un impact sur la santé des enfants. Ils ont alors suivi 2700 enfants entre leur naissance et leurs 2 ans et il s’avère que dans les familles consommant des produits laitiers et des viandes bio, les enfants présentaient moins de risques de développer des allergies et de l’eczéma.
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14 septembre 2018 5 14 /09 /septembre /2018 09:00

Compenser un écart

 

Le plus important, et ce peu importe la nature de votre écart, ne pas sautez surtout pas de repas pour compenser. En effet sautez un repas facilite le stockage des graisses, préférez un repas plus léger composé de fibres et de protéines en évitant les matières grasses. Bien entendu il sera préférable de faire votre écart à midi plutôt que le soir puisque votre corps ne digère pas correctement les graisses (aucune sécrétion de lypase) et a besoin de moins de calories pour aller dormir.

 

La première façon de compenser un écart, et la plus facile et de faire une activité physique, pour rééquilibrer la balance énergétique il faut augmenter la dépense puisque l’on vient d’augmenter les entrées énergétiques. Vous pouvez ainsi aller marcher, faire votre « gros » ménage de la semaine, ajoutez quelques minutes à votre séance de sport du jour, faire du jardinage…

Apprenez à compenser vos écarts alimentaires (partie 2)

Vous avez fait un très gros écart en consommant plus d’alcool, de produits gras, de produits sucrés, de produits salés et tout ça en trop grande quantité :

  • Ne sautez pas de repas, simplement mangez moins au repas suivant en éliminant les matières grasses et en vous contenant de fibres (légumes et/ou féculents complets selon votre appétit) et de protéines (blanc de poulet, jambon maigre, fromage blanc).
  • Allez faire du sport.
  • Supprimez les matières grasses du repas suivant et pour les quelques repas qui suivent privilégiez les matières grasses végétales.
  • Préférez des yaourts et des fromages blanc (pas de 0%) au fromage plus gras.
  • Remplacez les viandes par des poissons blancs plus maigres.
  • Evitez le pain.
  • Buvez beaucoup d’eau, voir de l’eau bicarbonatée (vichy, saint-yorre) pour faiciliter votre digestion ou riche en magnésium (hépar, rozana) pour faciliter le transit. Enfin pour reposer votre foie, évitez le café et pour faciliter le travail de vos reins buvez du thé.

 

Vous avez craqué sur du sucre :

  • Gâteau : lors du repas suivant ne mangez pas de pain, diminuez la quantité de féculent (en fonction de votre appétit), évitez l’ajout de matières grasses, surtout des graisses animales, et en fonction de la composition de votre gâteau supprimez ou diminuez les produits en évitant le fromage.
  • Crème glacée : ne consommez pas de produit laitier lors du repas suivant et là encore évitez les matières grasses.
  • Trop de fruit : n’en consommez pas lors du repas suivant et limitez leur consommation lors des jours qui viennent. Pour votre transit, mangez du riz blanc devrait vous aider !
  • Bonbon : ne consommez pas de sucres rapides pendant quelques jours pour mieux éliminer ce que vous venez de consommer (en grande quantité le sucre rapide est stockée en réserve de graisse), limitez les matières grasses et faites du sport.

 

Vous avez craqué sur de l’alcool : buvez beaucoup d’eau en parallèle de cette consommation d’alcool et lors des repas, en privilégiant ensuite le thé plutôt que le café. Si vous êtes sportifs, l’alcool déshydrate votre corps et vos cellules, ainsi lors des prochaines buvez plus.

 

Vous avez craqué sur du gras :

  • Fromage : supprimez les matières grasses et le produit laitier du repas suivant. Lors des jours suivants consommez préférentiellement des matières grasses végétales et ne consommez que deux produits laitiers par jour en préférant des yaourts nature ou du fromage blanc.
  • Chocolat : là encore supprimez les matières grasses du repas suivants et supprimez le fruit. Evitez d’en consommer les jours suivants et faites du sport. Une consommation raisonnable de chocolat s’apparente à 1 ou 2 carreaux par jour de chocolat noir de préférence !
  • Charcuterie : la consommation maximale de charcuterie est de 50g par jour, mais pas tous les jours pour éviter d’augmenter les risques de cancer. Ainsi si vous en consommez trop lors d’un repas, évitez d’en manger le reste de la semaine. Diminuez les matières grasses lors de ce repas et du repas suivant et ne consommez pas d’autres protéines lors de ce même repas. Pour le repas suivant préférez un poisson blanc et des matières grasses végétales.
  • Pain : ne consommez pas d’autres féculents lors de ce même repas et diminuez leurs consommation lors des repas suivants en fonction de votre appétit.
Apprenez à compenser vos écarts alimentaires (partie 2)

Anticiper un écart

 

Vous êtes invités à un repas précédé d’un apéritif :

  • Avant de partir vous pouvez boire un ou deux grands verre d’eau pour limiter la faim (et ne pas boire trop vite votre verre d’alcool à cause de la soif) et consommez une assiette de crudité (il n’y en a pas toujours lors des repas « de fêtes ») cela vous permettra de ne pas avoir faim et de mieux résister aux tentations.
  • Evitez les aliments gras et salés (chips, cacahuètes) et si possible privilégiez les crudités ou les petits amuse-bouche fait maison.
  • Ne consommez qu’un verre d’alcool (le mieux étant d’éviter) que vous boirez lentement, et plutôt un verre de vin moins calorique qu’une bière ou un alcool fort.

 

Vous êtes invités à un apéritif dinatoire :

  • Même conseils que précédemment.
  • Attention aux quantités : le but n’étant pas de comptabiliser tout ce que vous mangez mais de vous servir intelligemment. Une première assiette du plat salé : en respectant un maximum le mémo nutrition vu plus haut, puis une seconde assiette de dessert en étant plus raisonnable sur les quantités et le type de dessert choisi : ne prenez pas une crème brûlée avec une mousse au chocolat et un gâteau à la crème. Préférez une tarte au fruit ou une salade de fruit avec une mousse au chocolat ou une pana cotta. Bien entendu en fonction de ce qui est disponible mais réfléchissez toujours en termes d’équilibre alimentaire.

 

Vous êtes invités pour un repas :

  • S’il est précédé d’un apéritif, suivez les conseils précédent.
  • Lors du repas ne consommez pas de pain, il y aura certainement assez de féculents dans le repas, et ne pas prendre de pain vous évitera de saucer votre assiette et sinon gardez-en un petit morceau pour le fromage.
  • Ne vous resservez pas, et si vous pouvez vous servir vous-même mettez des légumes dans la moitié de votre assiette, des féculents dans un petit quart et finissez avec un petit morceau de protéines.
  • Limitez votre consommation d’alcool à un verre si vous en avez déjà pris un lors de l’apéritif et sinon à deux.
  • Préférez ne consommer que le fromage ou que le dessert si possible, et avant le dessert prenez un fruit (là encore si possible) pour limiter la quantité de dessert que vous consommerez.
Apprenez à compenser vos écarts alimentaires (partie 2)

Vous allez au restaurant :

  • Choisissez en priorité le poisson et si vous avez le choix de l’accompagnement demandez un légumes et un féculent. Evitez les plats en sauce.
  • Evitez la formule entrée - plat - dessert et choisissez plutôt entrée - plat ou plat - dessert. Si vous prenez un dessert, n’ajoutez pas en plus le fromage.
  • Ne consommez du pain que si vous n’avez pas de féculents dans votre plat.
  • En dessert privilégiez tout ce qui est à base de fruit : tarte, mousse, salade, sorbet…

 

Vous prenez une collation :

  • Glace : ne consommez pas de produit laitier lors du repas précédent ou le fruit si vous prenez un sorbet.
  • Gâteau : lors du repas précédent ne mangez pas de pain, évitez l’ajout de matières grasses animales, et en fonction de la composition de votre gâteau supprimez le produit laitier.
  • Un fruit : n’en consommez pas lors du repas précédent. Vous pouvez en consommer 3 par jours.
  • Bonbon : Si vous n’avez pas consommé d’autres sucres rapides dans la journée, et limitez votre consommation.
  • Fromage ou yaourt : n’en consommez pas lors du repas précédent, vous pouvez en manger 2 à 3 par jour.
  • Chocolat : là encore supprimez les matières grasses du repas précédents et supprimez le fruit.
  • Pain : n’en manger pas lors du repas précédent et limitez la consommation du goûter.
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7 septembre 2018 5 07 /09 /septembre /2018 09:00

La rentrée est bel et bien là, les apéritifs, les barbecues et les glaces vont petit à petit disparaître de vos repas quotidien avec le retour de votre lunch box et d’un rythme de vie cadré par vos horaires de travail. Mais la transition n’est pas toujours facile et les dérapages et écarts peuvent rester très présents dans votre alimentation équilibrée. Alors comment faire pour compenser ces derniers et continuer à se faire plaisir sans avoir faim ?

Apprenez à compenser vos écarts alimentaires (partie 1)

Des règles de base d’une alimentation équilibrée

 

Avant de parler d’écart, il est important de définir ce qu’est un écart et ce que représente une alimentation équilibrée.

Les règles diététiques à suivre pour une alimentation équilibrée sont simples et à mettre en place chaque jour pour qu’à termes elles deviennent des habitudes et soient ancrées dans votre routine :

  • Faites 3 repas par jour au minimum. Une collation peut-être ajoutée en fonction de l'âge, de l'heure des repas, de l'activité physique…
  • Supprimez les grignotages entre et avant les repas. Si ces grignotages sont causés par la faim, alors il vous faudra consommer plus de légumes et de féculents au repas suivant pour éviter que ça n’arrive à nouveau.
  • Consommer un aliment à éviter une à deux fois par semaine maximum, mais en quantité modérée.
  • Faites les courses après le repas (le ventre plein), et prévoyez à l'avance les achats pour la semaine.
  • Pesez-vous une fois par semaine à jeun (le matin de préférence), toujours sur la même balance et dans la même tenue pour comparez un poids dans le mêmes conditions.
  • Cuisinez avec le moins de matières grasses possibles. Utiliser les techniques de cuisson sans matières grasses : au four, à la vapeur, à l'étouffée, en papillote, au court bouillon... Privilégiez les matières grasses végétales et méfiez-vous des graisses cachées. On les retrouve dans les charcuteries, viandes grasses, plats cuisinés, fromages, fritures, panures, sauces, biscuits, viennoiseries, barres chocolatées… Pour plus d’informations : Astuces pour manger moins gras et moins salé, Bien choisir ses matières grasses partie 1 et partie 2, et Quelles matières grasses pour la santé.
  • Mangez au moins 5 fruits et légumes par jour, quelle que soit leur forme : crus, cuits, surgelés ou en conserve. Prenez par exemple un plat de légumes et un fruit au déjeuner et au dîner, plus un jus de fruit ou un fruit au petit-déjeuner.
  • Consommez 2 à 3 produits laitiers par jour : lait, yaourt, fromage blanc, petits suisses, fromage. Mangez un produit laitier par repas en privilégiant les plus riches en calcium et les moins gras.
  • Augmentez la part de féculant dans votre alimentation, en privilégiant les aliments céréaliers complets (pain complet, riz complet, pâte complète…).
  • Mangez de la viande, du poisson ou des œufs, 2 fois par jour, en quantité inférieure à l'accompagnement. Privilégiez les viandes les moins grasses et mangez du poisson au moins 2 fois par semaine.
  • Diminuez votre consommation de sucre et de produits sucrés : pâtisseries, desserts sucrés, confitures, produits chocolatées... Evitez les boissons très sucrées comme les sodas et préférez les jus de fruit "100% pur jus" aux nectars et boissons à saveur de fruit.
  • Limitez votre consommation de sel. Diminuez votre ajout de sel dans les eaux de cuisson. Goûtez les aliments avant de resaler. Evitez les charcuteries, fromages et gâteaux apéritifs les plus salés. Pour plus d’informations : Astuces pour manger moins gras et moins salé.
  • Buvez 1,5 à 1,8L d'eau par jour : eau du robinet, eau minérale gazeuse ou non, eau citronnée, café, thé, infusion. Eviter les boissons qui apportent des calories : alcools, jus de fruit, sodas, sirops.
Apprenez à compenser vos écarts alimentaires (partie 1)

En résumé : Votre mémo nutrition.

 

Ainsi un écart dans votre alimentation correspondra à un aliment plus sucré et/ou plus gras que les aliments que vous consommez habituellement, à une boisson alcoolisée ou sucrée, à un repas plus copieux que d’accoutumé. Par ailleurs un écart sera d’autant plus important que votre satiété aura été dépassée, c’est-à-dire que si vous vous contentez de vous faire plaisir avec un aliment plus gras et/ou plus sucré mais qu’à la fin de la dégustation vous n’avez pas la sensation d’avoir trop mangé alors vous aurez respectez votre faim et cet écart sera éliminé rapidement. En revanche si cet écart entraîne une sensation de ballonnement ou de gonflement parce que vous avez dépassé votre faim alors vous mettrez beaucoup plus de temps à l’éliminer. Donc ne culpabilisez pour avoir consommé un aliment « à éviter » tant que vous êtes restez raisonnables sur la quantité.

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 09:00

Aujourd'hui je vous propose un article qui n'est pas de moi mais dans lequel je suis citée. Cet article a été écrit par une journaliste de l'AFP : Laure BRUMONT, au sujet des applications alimentaires.

Lien vers l'article : Des applications à foison pour s'orienter dans la jungle alimentaire.

Des applications à foison pour s'orienter dans la jungle alimentaire par Laure BRUMONT
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24 août 2018 5 24 /08 /août /2018 09:00

La rentrée approche, tout comme la fin de l’été, et avec le changement de température, la fatigue du travail… tout ce qu’il faut pour mettre à mal notre organisme et tomber malade. La tentation est grande lors de cette période de se donner un petit coup de « boost » avec quelques suppléments alimentaires et bien souvent à base de plantes, comme le veut la tendance actuelle, puisque les plantes sont naturelles donc forcément bonne pour notre santé ! Mais qu’en-est-il vraiment ? Quelles sont ce plantes ? Sont-elles efficaces ?

Supplément adaptogène : kézako ?

Définition

 

Ce concept d’adaptogène n’a pas de fondement scientifique dans nos pays occidentaux, il a en effet été inventé par le pharmacologue russe Nicolaï LAZAREV qui cherchait à définir le type d’actions de certaines plantes comme le ginseng. Selon lui un adaptogène caractérise « une substance pharmacologique capable d’induire dans un organisme un état de résistance augmentée non spécifique permettant de contrebalancer les signaux de stress et de s’adapter à un effort exceptionnel ».

Un adaptogène serait donc un protecteur physique et mental contre le stress et les agressions pathogènes, un supplément tonique augmentant la résistance générale, et permettant de lutter contre la fatigue et permettant une meilleure régénération post-effort. Malheureusement pas de preuves scientifiques à cela, mais une parfait allégation marketing. Ainsi, si le seul bienfait mis en avant d’un produit est son allégation adaptogène, méfiez-vous !

 

 

Le ginseng

 

Le Panax Ginseng ou Ginseng de Corée : l’une des plantes les plus utilisées pour traiter tout et n’importe quoi via ses vertus tonifiantes. En effet le ginseng permettrait de lutter contre la fatigue et le stress (en augmentant le taux de cortisol dans le sang, hormone régulant notre stress), de soutenir le système immunitaire (en stimulant l’action des lymphocytes) et d’augmenter l’endurance du sportif. Cependant sur ce point les études sont contradictoires, certaines montrent une augmentation du temps de pédalage à un test d’endurance, une apparition retardée de la fatigue lors d’un effort aérobie sur tapis de course ou encore une baisse du temps de réaction en foot et d’autres ne montrent aucune amélioration de la performance de l’endurance en foot et en triathlon. Par ailleurs chez la femme la supplémentation de 400mg de ginseng chez la femme ne semble améliorer ni la performance ni la récupération.

Les effets bénéfiques étudiés semblent venir de la stimulation de l’activité des enzymes antioxydantes suite à la prise de ginseng. A l’inverse l’absence de résultat pourrait provenir :

- de la qualité du ginseng et de la teneur des suppléments en ginsenoside. Les racines de qualité doivent-être cultivées pendant 5 à 6 ans et ramassées en automne, et un supplément efficace doit contenir 14 à 15mg de ginsenoside pour 1g, mais selon la qualité du produit ils contiendront plus ou moins de saponosides ajoutés artificiellement , ne provenant donc pas du giseng, et ne contenant pas de ginseng;

- de la présence en caféine, celle-ci renforce l’efficacité du ginseng qui en contient. Le ginseng américain en est presque dépourvu alors que le ginseng asiatique en contient de grande quantité.

La dose conseillée par l’OMS se situe entre 0,5 et 2g de racines séchées par jour de préférence le matin. Les suppléments de phytothérapie contiennent généralement 7% de ginsénoïde (200mg par dose) à prendre 3 fois par jour. Attention, il existe un autre type de ginseng, le ginseng de Sibérie ou éleuthérocoque dont les études ont tendance à montrer son inefficacité.

 

Les autorités de santé ont des avis divergents sur l’utilisation du ginseng :

  • Organisation Mondiale de la Santé : reconnaît comme cliniquement établi l’usage du ginseng pour améliorer les capacités physiques et mentales lors de fatigue, d’épuisement, de troubles de la concentration et chez les personnes convalescentes ». Elle considère comme « traditionnel » son usage dans le traitement « des troubles de l’érection, des ulcères gastriques, du diabète de type 2 et pour protéger le foie ».
  • Commission E du ministère de la Santé allemand reconnaît l’usage du ginseng comme « tonique lors de périodes de fatigue, de faiblesse, de difficultés à travailler et à se concentrer, et en période de convalescence ».
  • La Coopération Scientifique Européenne en Phytothérapie reconnaît l’usage du ginseng lors de « diminution des capacités physiques et mentales (fatigue, épuisement, troubles de la concentration, convalescence) ».
  • Les Instituts nationaux de la santé américains considèrent comme « fondé sur de bonnes évidences scientifiques » l’usage du ginseng dans « le contrôle de la glycémie en cas de diabète de type 2, la stimulation du système immunitaire dans le cadre des infections respiratoires et dans la prévention des maladies cardiovasculaires ».
  • L'EFSA (Agence européenne de sécurité des aliments), par manque de preuve scientifique a décidé que les compléments alimentaires contenant de la rhodiole ne peuvent PAS prétendre soulager la fatigue liée à un excès de stress.

 

Quoi qu’il en soit des effets indésirables, des contre-indications et diverses interactions  avec d’autres produits ont été reconnues :

  • Contre-indications : malgré son possible effet sur la régulation de la glycémie, les personnes souffrant de diabète ne devraient pas consommer de ginseng sans l’avis de leur médecin tout comme les personnes souffrant de maladies cardiaques ou d’hypertension artérielle. Les personnes insomniaques ou atteintes de troubles nerveux ou d’obésité devront consommer le ginseng avec prudence. Enfin le ginseng est fortement déconseillé aux femmes enceintes, allaitantes et aux enfants.
  • Effets indésirables : nervosité, insomnie, diarrhée, irritabilité, élévation de la pression artérielle et palpitations.
  • Interactions : la consommation de ginseng peut poser problème s’il est associé à un traitement anticoagulant, un traitement contre le diabète ou un traitement pour le coeur.
Supplément adaptogène : kézako ?

Le guarana

 

Les graines du guarana sont utilisées pour ces effets stimulants et énergisants que lui confère son importante teneur en caféine, la vitesse d’assimilation de cette dernière semble être la même que la caféine pure, mais bien souvent les utilisateurs la préfère. Cependant des études récentes semblent montré que la caféine seule du guarana n’explique pas l’ensemble de ses vertus stimulantes ce qui expliquerait la préférence des consommateurs.

Le guarana est communément utilisé comme stimulant physique et intellectuel, mais aussi pour favoriser la concentration, la mémoire, l’immunité et dans les régimes amincissants comme brûleur de graisse.

Le guarana est contre-indiqué aux enfants, aux femmes enceintes et allaitantes et aux personnes souffrant du coeur. Il est déconseillé de le consommer le soir et ces effets secondaires en cas de grande consommation sont les mêmes que pour la caféine (élévation du rythme cardiaque, palpitations, élévation de la tension artérielle, tremblements, agitation, anxiété).

Supplément adaptogène : kézako ?

La rhodiole

 

La rhodiole est l’une des rares plantes pour laquelle plusieurs études s’accordent à prouver ses effets bénéfiques : antioxydants, stimulants et permettant de lutter contre l’asthénie. Par ailleurs on lui attribue la capacité à améliorer la lutte contre le mal aigüe des montagnes mais ceci n’a pas était confirmé scientifiquement. Enfin certaines études montrent son efficacité pour lutter contre le stress oxydatif induit par un manque d’oxygène à l’effort d’endurance donc elle augmenterait l’endurance d’un individu, mais ces résultats ne sont pas confirmés par toutes les études. La rhodiole est donc utilisée pour ses effets supposés sur le stress et l’anxiété (diminution), les performances physiques (augmentation), la fatigue (diminution), et sur la santé (prévention des infections, du rhume et de la grippe).

La rhodiole est contre-indiqué chez les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants et les personnes bipolaires. Son utilisation est déconseillée pour les personnes sous antidépresseurs, ainsi qu’en fin de journée pour ne pas perturber le sommeil.

Supplément adaptogène : kézako ?

Le Ginkgo ou Ginkgo biloba

 

L’extrait de feuille de gingko biloba serait antioxydant, favoriserait la circulation sanguine, la mémoire et l’oxygénation des tissus et réduirait l’incidence du mal aigüe des montagnes. Si des études ont bien montré les bénéfices sur l’irrigation sanguine et sur une réduction des symptômes liées à l’altitude, la véracité des autres bienfaits restent encore à démontrer.

Le ginkgo ne doit pas être associé à l’aspirine, aux antidépresseurs et aux fluidifiants sanguins. Il doit être éviter chez les femmes enceintes ou allaitantes, les hémophiles, les épileptiques et les personnes devant subir une opération chirurgicale.

Supplément adaptogène : kézako ?

La L-théanine

 

Comme son nom l’indique cet acide aminé se trouve dans le thé (1 à 2% du poids sec des feuilles de thé) et lui confère sa saveur, mais semble aussi lui donner ses vertus relaxantes et immunitaires. En effet 50 à 200mg de théanine permettrait d’élever la concentration cérébrale de sérotonine et de dopamine ce qui favoriserait l’endormissement. En outre lors d’une étude menées aux Etats-Unis les sujets ayant pris durant 3 mois de la théanine ont contracté moins de rhume et de grippe et leurs symptômes ont été moins longs que les sujets ne consommant pas de théanine.

Ainsi le thé vert (les jeunes feuilles sont plus riches en théanine) ou les suppléments en théanine auraient un effet relaxant et boosteraient notre système immunitaire.

Supplément adaptogène : kézako ?

L’échinacée

 

Cette plante aux vertus stimulantes pour le système immunitaire, permettrait de réduire la durée et la gravité des symptômes du rhume et de la grippe, préviendrait les infections des voies respiratoires et réduirait le mal de gorge, diminuerait l’anxiété et augmenterait les performances physiques. Mais toutes les études en sont pas unanimes et tendent donc vers des efficacités possibles ou incertaines.

L’échinacée est déconseillé aux enfants sujets aux otites, aux personnes souffrant d’asthme ou d’allergies, au femmes enceintes et allaitantes et aux personnes souffrant de maladie auto-immune.

Supplément adaptogène : kézako ?

En résumé les études scientifiques ne nous permettent pas à l’heure actuelle d’affirmer l’utilisation des adaptogènes végétaux pour toutes les vertus qu’on veut bien leur donner. Les effet bénéfiques sur les boîtes de ces produits sont donc plus ou moins ressentis par les consommateurs et cela est dû aux problèmes inhérents aux suppléments à base de plantes :

  • Tous les extraits végétaux ne sont pas de qualité égale.
  • Toutes les origines des plantes ne se valent pas (le café varient en fonction de sa région de récolte, du moment de récolte, de sa variété…).
  • La concentration en molécule d’une plante n’est pas la même dans sa feuille que dans sa racine.
  • La « transformation », la mise en boîte, le stockage de la plante sont autant de facteurs pouvant jouer sur la concentration du produit en substance active.
  • Le bon dosage pour rendre le produit efficace n’est pas toujours connu.
  • Dans certains produits plusieurs plantes sont parfois associées et les interactions entre les substances ne sont pas toujours connu et peuvent rendre certaines substances inactives.

L’utilisation de ces suppléments, si vous êtes en parfaites santé, que vous ne prenez pas de médicaments et que l’origine du produit est connu ne sera à priori pas dangereux pour votre santé mais en aucun à 100% efficaces. Ainsi l’avis de votre médecin reste tout indiqué avant l’utilisation d’un de ces produits. Par ailleurs si vous prenez un traitement médicamenteux, des antidépresseurs ou des tranquillisants, des interactions peuvent avoir lieu avec certaines plantes, l’avis de votre médecin est donc indispensable.

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27 juillet 2018 5 27 /07 /juillet /2018 09:00

Vos enfants sont toujours après vous lorsque vous vous mettez à cuisiner, ils veulent constamment faire des gâteaux ou cuisiner comme papa et maman…. A l’inverse vos enfants rechignent à goûter les nouveaux aliments, ou s’ennuient quand ils cuisinent avec vous car ils ont l’impression de ne pas participer…

Ainsi, je vous propose quelques astuces pour augmenter leur participation, pour leur donner envie de goûter leur préparation et pour apprendre dès le plus jeune âge l’envie de cuisiner !

Astuces pour faire participer vos enfants à la cuisine

Pourquoi cette démarche de la participation culinaire

 

Faire participer vos enfants à la cuisine leur permettra de se développer au point de vue global mais aussi en tant que gourmet :

  • Les enfants seront fiers de leurs préparations et se sentiront ainsi valorisé, ce qui augmentera leur confiance en eux et leur estime de soi.
  • La cuisine développe la coordination et la motricité des enfants.
  • Le suivi des recettes fait comprendre aux enfants l’importance de suivre un processus pour obtenir un résultat final. Vous pouvez aussi leur demander d’être créatifs et de développer leur imagination lors de la présentation du plat.
  • La découverte des fruits, légumes, ou autres ingrédients et instruments de cuisine : lors de la réalisation de la recette vous pouvez discuter avec vos enfants du nom des aliments et ustensiles pour développer leur vocabulaire mais aussi discuter de la provenance des aliments.
  • L’utilisation des 5 sens pour découvrir de nouveaux aliments : goûter les aliments, toucher leurs textures, sentir les odeurs particulières, savoir les reconnaître…
  • Apprendre des mesures d’hygiène corporelle et de salubrité alimentaire.
  • Affirmer leurs goûts et réaliser une activité ludique autour de leur alimentation.

 

Quelques règles élémentaires

 

Lors de la dégustation, vos enfants devront respecter les bonnes manières élémentaires : manger assis à table, attendre que tous les convives soient installés…

Evitez de les punir ou de les récompenser via la dégustation de leur plat.

Vous et les adultes en général représentent de véritable modèle pour les enfants, ne sous-estimez pas ce rôle et faites attention à vos actes. Si vos enfants voient un adulte magnez un brocoli ils seront plus enclin à le faire, de même que déguster un aliment nouveau qui se trouverait dans l’assiette de l’un de leurs parents.

Astuces pour faire participer vos enfants à la cuisine

Quelles étapes mettre en place lors de la réalisation de la recette

 

Avant de faire participer vos enfants, préparez l’ensemble des ingrédients (lavez-les, disposez-les sur la table, coupez les ingrédients nécessitant un couteau très coupant…) et des ustensiles de cuisine, puis faites se préparer votre enfant : lavage des mains, port d’un tablier, manches relevées, cheveux attachés….

Ensuite questionnez vos enfants sur le nom des ingrédients qui seront utilisées pour la recette puis sur le nom des ustensiles dont ils vont se servir et leur demander s’ils savent à quoi ils servent. Puis vous pouvez leur faire découvrir l’odeur des ingrédientds, le goût, la texture, le bruit… et leur demander s’ils aiment, quel goût ça a, s’ils ont déjà goûté…

Lors de la réalisation de la recette, distinguez bien chaque étape et donnez à vos enfants l’occasion de toucher à tous les ustensiles (non dangereux pour l’enfant) et de participer à chacune des étapes.

Une fois la recette finie demandez-leur ce qu’ils ont préféré faire, ce qu’ils ont moins aimé, ce qui était facile ou non…

 

Les astuces

 

De 6 à 9 mois vos enfants ont besoin de découvrir les textures, les formes et de développer leur dextérité et leur motricité. Donnez leurs une cuillère, une tasse et un petit bol en plastique pour q’ils puissent se familiariser avec ces instruments.

 

De 9 à 18 mois, faites leur toucher les ingrédients, présentez leurs ces derniers dans l’ordre d’apparition dans la recette pour qu’ils les manipulent et les goûtent. Faites la même chose avec les ustensiles de cuisine.

 

De 18 mois à 3 ans, encouragez-les (en plus des astuces précédentes) à vous imiter lors de la préparation, à ces âges là, leur participation dans la cuisine peut-être active et complexifiée au fur et à mesure qu’ils grandissent.

Astuces pour faire participer vos enfants à la cuisine

Et la nutrition dans tout ça ?

 

Ces ateliers cuisine peuvent-être accompagnés de quelques repères diététiques pour permettre à vos enfants d’adopter une alimentation équilibrée et bonne pour leur santé. Différents concepts peuvent-être abordés :

  • Les signaux de faim et de satiété : la faim de vos enfants évolue en fonction de leur rythme de croissance, de leur activité physique ou de leurs émotions et cela d’un jour à l’autre. Seuls les signaux de faim et de satiété leur permettront de déterminer les quantités dont ils ont besoin. Il est donc nécessaire de leur apprendre à les reconnaître et de les encourager à les utiliser.
  • La néophobie alimentaire correspond à l’insécurité ressenti par les enfants devant un aliment nouveau ou inconnu. Si vous les informez sur le goût, la forme, la texture, la provenance… vos enfants seront plus facilement tentés d’y goûter.
  • L’importance de la nutrition, il faut apprendre à vos enfants le rôle des aliments (pour les faire grandir, pour leur permettre de courir ou de marcher, pour aider leur cerveau à se développer….) et ainsi mettre en place une ambiance agréable de repas et surtout ne pas les punir ou les récompenser par la nourriture.
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20 juillet 2018 5 20 /07 /juillet /2018 09:00

La recherche dans le domaine de la nutrition avance chaque jour pour nous aider à mieux manger, à vieillir en meilleure santé, à lutter contre les maladies, à bénéficier d’un meilleur transit… Actuellement les bactéries et autres micro-organismes de notre flore intestinale sont observés de près pour découvrir leurs secrets !

Une chose est sûre, leur rôle est primordiale pour nous défendre contre les mauvaises bactéries, pour assimiler les nutriments, pour synthétiser certaines vitamines et pour stimuler nos défenses immunitaires. En outre les dernières études ont montré que les bactéries de la flore intestinale métabolisaient des fibres, créaient divers acides gras permettant de limiter la faim et présentaient des vertus anti-inflammatoires. A l’inverse, si la flore intestinale est appauvrie, le corps auraient tendance à prendre du poids en augmentant la faim et en diminuant les dépenses énergétiques, de plus les risques de souffrir de diabète de type 2, d’allergies et de troubles digestifs seraient augmentés.

 

Comment prendre soin de sa flore intestinale ? Notre alimentation peut-elle l’influencer ? Des médicaments peuvent-ils l’améliorer ou la détériorer ?

Pré et probiotiques : quels effets, quelles utilités ?

Flore intestinale, pré et probiotiques : c’est quoi ?

 

La flore intestinale ou microbiote intestinal est un ensemble de micro-organismes situé au niveau des intestins et vivant en symbiose avec le corps humain. Ces organismes (souches bactériennes, virus, levures, champignons, protozoaires) permettent le bon fonctionnement du corps via leurs nombreuses fonctions : transit intestinal, digestion, défense de l’organisme. Il existerait aussi une interaction entre le cerveau et le microbiote, les études sont en cours. En cas de déséquilibre au sein de ces organismes, divers troubles ou maladies peuvent en apparaître : problèmes de transit, troubles digestifs, maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, diabète de type 2, obésité, cancer colorectal ou encore certaines maladies neurologiques. Ces déséquilibres peuvent apparaître en cas de mauvaise alimentation, en prenant certains médicaments (chimiothérapie, antibiotiques) ou à cause du stress.

 

Les prébiotiques sont des fibres végétales, de la famille des glucides, qui ne sont pas digérées par l’organisme et ainsi utilisées comme nourritures par les bactéries de la flore intestinale. Chaque micro-organisme utilise des fibres différentes lors de leur dégradation, notre alimentation doit donc être variée pour apporter l’ensemble de ces fibres : inuline (oignons, asperge, artichaud, chicorée…) amidon (céréales, légumineuses…) et bêta-glucanes (orges, avoine).

 

Les probiotiques sont des micro-organismes vivants qui, lorsqu’ils sont ingérés en quantité suffisante, exercent des effets positifs sur la santé, au delà des effets nutritionnels traditionnels. Les probiotiques interagissent dans nos intestins avec les bactéries présentes pour agir bénéfiquement, ils ne font que passer par notre tube digestif et nos intestins puis sont éliminés dans nos selles. Ainsi pour qu’ils soient efficaces, il faut en consommer régulièrement et ne pas faire trop chauffer les aliments qui en contiennent. On les trouve dans les aliments fermentés : tous les produits laitiers fermentés comme les yaourts,  tous les légumes lactofermentés comme la choucroute, kéfir, cornichon, miso, tempeh...

Pré et probiotiques : quels effets, quelles utilités ?

Pré et probiotiques : ça sert à quoi ?

 

Les prébiotiques jouent un rôle essentielle dans les fonctions suivantes :

  • L’absorption des minéraux : les fibres végétales vont favoriser l’assimilation des minéraux, donc permettre une meilleure utilisation par notre corps des aliments que nous consommons.
  • La diminution des pertes calciques : ce qui permet de lutter contre l’ostéoporose.
  • La diminution du taux de lipides sanguins et notamment du taux de triglycérides.
  • La stimulation de l’immunité.
  • La stimulation du transit : les fibres vont conditionner le poids et la quantité d’eau des selles, et ainsi limiter la constipation.

 

Les probiotiques vont permettre :

  • L’entretien de la paroi intestinale.
  • La prévention de la porosité intestinale : les probiotiques limitent le passage des « déchets » non digérés vers la circulation sanguine et vers les organes.
  • La synthèse des vitamines.
  • L’absorption des nutriments.
  • L’activation du système immunitaire : les nouveaux globules blancs démarrent « leur apprentissage » au contact des probiotiques.
  • La protection contre les bactéries pathogènes.
  • La régulation de la réponse immunitaire : les probiotiques vont diminuer le risque allergique.

 

En résumé les prébiotiques et les probiotiques vont permettre à notre corps de lutter plus efficacement contre les éléments pathogènes en renforçant la barrière intestinale qui, en cas de dysbiose (déséquilibre de l’écosystème bactérien) peut-être la faille dans le système laissant entrer les bactéries. Ensuite pré et les probiotiques aident le corps à mieux fonctionner en améliorant l’absorption de certains nutriments et en facilitant l’élimination des déchets via la stimulation du transit.

Pré et probiotiques : quels effets, quelles utilités ?

Prendre soin de son microbiote

 

Pour éviter un déséquilibre de la flore intestinale il est bien entendu conseillé d’éviter les facteurs de risques en mettant en place une alimentation saine et équilibrée, en pratiquant une activité physique modérée et régulière et en limitant le stress et l’anxiété. Ainsi il est préférable d’éviter les aliments industrielles riches en additifs, le tabac, l’alcool ainsi que la prise d’antibiotiques de façon systématique.

 

Le régime méditerranéen riche en céréales complètes, en fruits et en légumes (fibres) ainsi qu’en aliments contenant des probiotiques (yaourt, olive…) semble être le plus favorable pour l’entretien d’un microbiote sain. Cependant attention à ne pas trop augmenter d’un coup votre apport de fibres, certaines sont irritantes ou fermentescibles, ce qui pourrait aussi entraîner des désagréments au niveau digestif. Commencez donc par des féculents semi-complets, pelez vos fruits et légumes et préférez les légumes secs en purée.

 

En cas de prises d’antibiotiques, de diarrhée, de gastro-entérite, de colopathie ou d’infections à répétition, il est conseillé de recourir à une supplémentation en probiotique pour agir bénéfiquement sur la flore intestinale fragilisée. Une prise de probiotique doit apporter une quantité suffisante de bactéries (au moins 10 milliards) pendant 1 à 2 mois chez l’adulte et 15 à 30 jours chez l’enfant en bas âge. Bien entendu cette supplémentation sera efficace uniquement dans le cadre d’une alimentation saine, équilibrée et riche en fibres végétales.

 

Attention tout de même au type de probiotiques pour les personnes intolérantes ou allergiques au lactose. Par ailleurs les probiotiques ne pourront être consommés sans avis médicale dans les cas suivants : affaiblissement du système immunitaire lié à une maladie (side, lymphome) ou à un traitement médical (corticothérapie, chimiothérapie, radiothérapie) et en cas de nausées, de fièvre, de vomissements, de fortes douleurs au ventre ou de diarrhée sanglante.

Pré et probiotiques : quels effets, quelles utilités ?

Des idées menus de saison riche en pré et probiotique

 

Pour le petit-déjeuner :

  • Kéfir et yaourt accompagné de muesli (flocon d’avoine, raisin, amande) et d’une pêche coupée en dés
  • Smoothie aux fruits rouges et tartine de pain au levain avec de la purée d’amande.

 

Pour le déjeuner :

  • Tomate, mozzarella et huile d’olive + escalope de veau pané au sarrasin accompagné de pois gourmand + pain de seigle + yaourt nature.
  • Avocat au jus de citron et aux graines de sésame + daurade accompagné de riz complet et de tomates à la provençale + abricots.

 

Pour le dîner :

  • Soupe miso + oeufs brouillés à la tomate et aux petits pois + pain complet + fromage blanc avec des fraises.
  • Gaspacho de concombre + pavé de saumon accompagné de patate douce + nectarine.
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