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18 juin 2021 5 18 /06 /juin /2021 09:00

La notion de sucre lent et de sucre rapide est de moins en moins utilisée pour être remplacer par une nouvelle notion beaucoup plus précise : l’index glycémique. Cette dernière classe de façon beaucoup plus juste les aliments en fonction de leurs effets sur notre glycémie. Ainsi des pâtes blanches que l’on considérait auparavant comme un sucre lent va entrer dans la case des index glycémiques moyens (entre 50 et 70/100) car leur effet sur la glycémie n’est pas si anodin que cela. Comment s’y retrouver ? Quels impacts peuvent avoir la cuisson, la congélation, les cuissons répétées ? Selon les aliments choisis, l’index glycémique pourra-t-il avoir un effet sur notre perte de poids ? Essayons de faire un petit tour d’horizon.

Tout savoir sur l'index glycémique (partie 1)

A quoi est dû l’index glycémique d’un aliment et comment est-il influencé ?

 

Chaque glucide possède un index glycémique propre, cependant ce dernier peut varier selon son mode de préparation, sa cuisson ainsi qu’en fonction de son association avec d’autres aliments lors de son ingestion. Ces variations sont expliquées par les raisons suivantes :

  • Structure et consistance : plus le glucide a été raffiné, divisé ou écrasé plus son IG sera élevé. Par exemple, l'IG de l'orange sera beaucoup plus élevé sous forme de jus que sous sa forme entière, la poudre de riz présente un IG beaucoup plus élevé que celui du grain de riz entier, enfin l'IG des corn-flakes est supérieur au grain de maïs dont ils sont issus. En outre l’amidon est composé d’amylopectine et d’amylose, la première est vite digérée, la seconde beaucoup moins, ce qui donnera respectivement un IG haut et un IG bas.
  • Degré de mûrissement et de vieillissement : les fruits subissent une augmentation de leur IG lors de leur vieillissement. Cela est d'autant plus vrai pour les fruits riches en amidon, ainsi l'IG de la banane augmentera beaucoup plus que celui de la pomme pour un même degré de vieillissement, la pomme étant riche en fructose et la banane en amidon. Ce phénomène est dû à la transformation de ce dernier qui au fur et à mesure du vieillissement devient de moins en moins résistant.
  • Préparation et cuisson : la cuisson prolongée d'un glucide altère sa texture et réduit sa consistance, ce qui élève son IG. Le glucide cru pénétrera plus progressivement dans le sang qu'un glucide cuit. ll est alors conseillé aux diabètiques et aux personnes surveillant leur poids de ne pas laisser cuire trop longtemps ses pâtes ou son riz, et de ne pas les réchauffer trop souvent. Pour les pâtes une cuisson al dente (8 à 12 minutes) permettra de conserver l'IG de base alors qu’une cuisson prolongée de 15 à 20 minutes entraînera une élévation de l'index via la gélatinisation de l’amidon.
  • Hydratation des aliments : une cuisson à la vapeur ou à l’étouffée, au faible pouvoir d’hydratation, sera meilleure qu’une cuisson par immersion au cours de laquelle la gélatinisation sera plus importante ainsi que l’élévation de l’IG. Ainsi, la carotte crue présentera un IG de 35, index qui s'élèvera à 85 dès qu'elle sera bouillie dans l'eau. Cela est dû au phénomène de gélatinisation de son amidon accentué par le chauffage et l’hydratation.
Tout savoir sur l'index glycémique (partie 1)
  • Utilisation de l’amidon de maïs dans les produits industriels : le maïs cireux, pratiquement dépourvu d'amylose, est très utilisé dans les produits industriels pour la viscosité de son amidon. Il est très utilisé pour épaissir les gelées de fruits et pour donner une meilleure texture aux aliments en boîte ou surgelés. Vous le retrouvez dans les ingrédients sous le nom d'amidon de maïs. Son IG est proche de 100, il participera donc à l'augmentation de l'IG des aliments qu'il compose. En outre certains processus d'industrialisation augmente cette gélatinisation pour la fabrication des flocons de pomme de terre, des corn-flakes ou encore des amidons modifiés, ce qui augmente l’IG des aliments qui en contiennent (85 pour les corn-flakes, 95 pour les flocons, 100 pour les amidons modifiés).
  • Pastification du blé dur : processus technique qui tend à freiner l'hydratation de l’amidon en extrudant de la pâte à travers une filière, entraînant un échauffement qui crée un film protecteur contribuant au ralentissement de la gélatinisation des amidons lors de la cuisson. Ce processus est utilisé pour les spaghettis et certaines tagliatelles, mais pas pour les ravioles, les lasagnes ou les pâtes fraîches dont l’IG est beaucoup plus élevé malgré leur composition identique en farine au blé dur. Ainsi avec une même farine ont peu obtenir des IG différents via un processus de fabrication différent.
  • Rétrogradation : processus inverse à la gélatinisation. Lorsque l'amidon refroidit, il subit de nouvelles modifications, appelée rétrogradation qui augmente avec le temps et la diminution de température. La longue conservation à basse température (5°C) d'aliments contenant de l'amidon favorise la rétrogradation et ainsi diminue l’IG des aliments concernés. Ce phénomène pourra tout de même être ralenti par l’ajout de matières grasses.
  • Séchage : de la même façon que la rétrogradation, le séchage des aliments réduisent leur IG, en effet le séchage entraîne une déshydratation qui aura ‘impact inverse de l’hydratation. Ainsi plus un pain est rassis plus son IG diminue, il en est de même pour un pain grillé et un pain frais congelé puis décongelé à température ambiante. Nous pouvons aussi prendre l’exemple de pâtes cuites al dente puis consommées froides ou de lentilles consommées froides, leur IG auront diminué lors du refroidissement.

 

Enfin l’IG d'un glucide pourra varier en fonction des aliments avec lesquels il sera associé lors de sa consommation. L'ajout de protéine ou de lipide va freiner la pénétration du sucre dans le sang et ainsi réduire son l’IG du glucide en question. C'est la raison pour laquelle le chocolat qui contient autant de lipides que de glucides possède un index glycémique réduit. Par ailleurs le contenu en fibres alimentaires de certains glucides permet de diminuer l'absorption du glucose et ainsi diminuer la réponse insulinique. Il existe deux types de fibres : solubles et insolubles, ce sont les premières qui auront un impact plus important sur la baisse de l’IG, en effet lors de la digestion, elles créent un gel dans l’estomac qui ralentit la digestion. Ainsi on conseillera d’éviter de consommer des aliments à IG élevé sans accompagnement entre les repas.

Tout savoir sur l'index glycémique (partie 1)
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4 juin 2021 5 04 /06 /juin /2021 09:00

La paupière qui tremble, des crampes qui nous réveillent en pleine nuit, des petits problèmes de mémoire, une fatigue inhabituel… des symptômes anodins et sans trop de conséquences à priori, mais qui à la longue peuvent dégénérer en maladie plus grave comme de l’hypertension, la dépression ou encore de l’hypercholestérolémie. La cause : une carence en magnésium… ce minéral n’est présent qu’à hauteur de 24g dans notre corps, mais il gère de très nombreuses réactions biochimiques et régule directement plus de 300 enzymes et indirectement plus de 1000… autant dire que son rôle dans le corps humain est essentiel !

Quels sont nos besoins ? Comment faire pour en consommer suffisamment ? Où le trouver ? Des compléments alimentaires sont-ils nécessaires, auquel cas, comment bien les choisir ?

Zoom sur le magnésium

Le magnésium

 

Le magnésium (Mg) est un oligoélément essentiel à la vie car indispensable au bon fonctionnement de l’organisme. Sans faire une liste exhaustive, nous pouvons citer ces rôles majeurs :

  • Dans plus de 300 réactions enzymatiques,
  • Dans la production d’énergie,
  • Dans la contraction et le relâchement musculaire (il permet d’éviter les crampes et les courbatures),
  • Dans la régulation du système nerveux (il favorise la libération de la sérotonine, l’hormone favorisant le bien-être, et de la mélatonine, l’hormone qui régule le cycle veille/sommeil),
  • Dans la synthèse des glucides, des lipides, des protéines et de l’ADN,
  • Dans la construction osseuse (au même titre que la vitamine D et le calcium, il renforce le squelette),
  • Dans l’immunité,
  • Dans le fonctionnement cardio-vasculaire (le muscle est un coeur, le magnésium limite le risque de fibrillation, d’arythmie, d’hypertension).

 

Ainsi le magnésium favorise la détente, la concentration, la récupération post-effort et limite la fatigue, le stress ou encore l’irritabilité.

Zoom sur le magnésium

Les besoins en magnésium

 

Malheureusement notre corps ne produit pas ce minéral, nos apports dépendront donc uniquement de notre alimentation. Les carences sont favorisées par une alimentation pauvre en légumes, en fruits et en féculents complets, par le suivi d’un régime hyperprotéiné, mais aussi par un stress chronique, une activité physique intense, la consommation d’alcool, le port d’un stérilet au cuivre, la maigreur, le surpoids, la ménopause, les inflammations chroniques, et à cause de certains médicaments (diurétiques, certains antibiotiques et immunosuppresseurs, bronchodilatateurs, IPP, antifongiques, antiviraux).

 

Les symptômes d’un manque de magnésium sont nombreux, nous en avons vu quelques un dans l’introduction, voici plus précisément les signes qui doivent vous alerter : fatigue au lever, problème de sommeil (insomnie et difficulté à s’endormir), pertes de mémoire, irritabilité inhabituelle, nausées, anxiété avec sensation de boule dans la gorge, crampes, impression de fourmillement (jambes, bras), acouphènes, bourdonnements dans les oreilles, troubles du comportement alimentaire, maux de tête, syndrome prémenstruel important, pertes de mémoire, contraction de la joue et de la lèvre, contraction des muscles du poignet, des doigts et de l’avant-bras, besoins d’aliments sucrés…. Il est d’ailleurs préférable de se fier aux symptômes qu’à un dosage sanguin, ce dernier étant plus présent dans la cellule que dans le sang, le dosage sanguin reste peu pertinent.

 

Pour couvrir nos besoins, il suffit d’apporter 6mg de magnésium par kilos de poids de corps par jour (soit 360mg pour une personne de 60kg). L’agence national de sécurité  sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) préconise les apports suivants :  80mg/j de 1 à 3 ans, 130mg/j de 4 à 6 ans, 200mg/j de 7 à 9 ans, 280mg/j de 10 à 12 ans, 370mg/j de 13 à 19 ans chez les garçons, 410mg/j de 13 à 19 ans chez les filles, 360mg/j chez la femme adulte, 420mg/j chez l’homme adulte, 400mg/j chez la femme enceinte lors du dernier trimestre, chez la femme qui allaite et chez les personnes de plus de 75 ans.

 

 

 

 

Les sources de magnésium

 

Pour couvrir nos besoins en magnésium, il suffit de consommer régulièrement les aliments suivants : Teneur en Magnésium des aliments (télécharger le  document Excel).

 

Plus simplement vous pouvez retenir que les fruits les plus riches sont les dattes, les figues et le pruneaux, pour les légumes ce sont les épinards, les brocolis, les légumes verts, pour les féculents ce sont les céréales complètes, les fruits à coque, le son de blé et le cacao et pour les sources de protéines ce sont le beurre de cacahuète, les amandes, les noix de cajou, les haricots secs, les lentilles et l’edamame.

Zoom sur le magnésium

Bien choisir son complément alimentaire

 

Lors de l’apparition de symptômes (voir plus haut) signifiant une carence en magénisum, il peut être intéressant de compléter son alimentation avec un complément alimentaire, mais pas n’importe lequel, tous ne seront pas efficaces et tous ne seront pas aussi bien accepté par votre organisme.

 

Il existe plusieurs sels de magnésium, les sels inorganiques : le chlorure de magnésium, l’oxyde de magnésium, le magnésium marin et l’hydroxyde de magnésium ; et les sels organiques : le citrate de magnésium, le malate de magnésium, le glycérophosphate de magnésium et le bisglycinate de magnésium. Les sels inorganiques peuvent avoir un effet laxatif pour les personnes sensibles au niveau intestinal, il est donc préférable de ne pas dépasser 50 à 100mg par prise et 300mg par jour. En outre les sels inorganiques ont une mauvaise biodisponibilité, excepté le chlorure de magnésium. En revanche les sels organiques ont une bonne biodisponibilité et sont mieux tolérés au niveau digestif. D’autres compléments proposent aussi du gluconate de magnésium, bien assimilable, ou encore du lactate de magnésium et de l’aspartate de magnésium, moins bien assimilable.

 

Pour favoriser l’entrée du magnésium puis sa fixation dans la cellule il est intéressant de choisir un complément contenant de la silice, de la vitamine B6 ou de la taurine. Mais il faut faire attention aux complément contenant du dioxyde de titane (E171) et de la méthylcellulose (E461) deux additifs nocifs dangereux pour la santé.

 

En ce qui concerne les quantités un apport de 50 à 600mg par jour peut-être préconisé en fonction de la pathologie à traiter (50mg pour de simple maux de tête et jusqu’à 600mg en cas de stress intense). Les prises doivent-être divisés plusieurs fois par jour à raison de 50 à 100 mg par prise, le magnésium sera ainsi mieux absorbé.

 

Les personnes souffrant de problème rénaux ou de myasthénie doivent éviter les compléments pour éviter, respectivement, un surdosage et un relâchement musculaire trop important. Les surdosages en magnésium sont très rares et surviennent généralement chez les personnes souffrant justement de problèmes rénales.

 

 

Une semaine riche en magnésium

Zoom sur le magnésium
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28 mai 2021 5 28 /05 /mai /2021 09:00

Les allégations « sucrées »

 

Cette « chasse au sucre » nous incite alors à nous orienter vers des produits allégés en sucre, mais attention aux allégations que ne sont ni très explicites ni forcément judicieuse pour notre santé ou pour nous « déshabituer » du sucre :

  • Sans sucres : le produit contient moins de 0,5g de sucre pour 100g ou 100ml.
  • Faible teneur en sucres : le produit contient moins de 5g de sucres pour 100g ou 2,5g de sucres pour 100ml.
  • Sans sucres ajoutés : cela signifie qu’il n’y a pas d’ajout de glucides simples ou de substances sucrantes à la recette. Cependant certains produits portant cette mention contiennent des édulcorants.
  • Contient des sucres naturellement présents : généralement cette mention est accompagnée de la mention précédente et signifie que les sucres présents le sont de façon naturelle.
  • Réduit ou allégé en sucres : le produit contient 30% de sucres en moins en comparaison à un produit similaire. En outre, la valeur énergétique du produit doit aussi être inférieure ou égale au produit similaire. Malheureusement certains de ces produits, en comparaison à la recette initiale, remplacent des ingrédients pour que la recette nécessite moins de sucres ou de substituts de sucres (sirop de glucose, dextrine de maïs), ce qui peut diminuer la valeur nutritionnelle tout en augmentant l’index glycémique.
  • Glucides, dont sucres : vous trouverez cette distinction dans le tableau des valeurs nutritionnelles du produit, elle vise à différencier les sucres complexes des sucres simples (appelés sucres). Cette mention ne fait en revanche pas la différence entre les sucres naturellement présents ou ajoutés. Plus la quantité de sucres simples est importante, plus le produit est à éviter et plus il y a de chance que l’on parle de sucres ajoutés.
  • Light ou léger : termes marketing n’offrant aucune garantie sur l’allègement du produit en sucre ou en calorie. En effet aucune législation ne régit cette mention.
Le sucre de notre alimentation, le trouver, le limiter et apprendre à s’en passer ! (partie 2)

Les bons réflexes pour en consommer moins

 

  • Réduisez au minimum votre consommation d’aliments industriels et préférez le fait maison.
  • Utilisez l’échelle de notation NOVA pour privilégier les aliments les moins transformés possibles (cf. NOVA, une nouvelle étoile est née ?).
  • Aidez-vous du nutri-score ou d’applications comme Yuka ou Open Food Facts pour vous aider à supprimer de votre chariot les produits les plus sucrés (Les applications autour de votre alimentation Partie 1, Partie 2, Partie 3 et Partie 4).
  • Evitez les boissons sucrées et évitez de les remplacer par des boissons édulcorées, celles-ci entretiennent « l’addiction » au sucre et ne réduisent pas les risques de diabète, obésité ou maladies cardiovasculaires. De la même manière, préférez le thé ou le café (sans trop les sucrer, 1/2 sucre maximum) à la place des boissons énergisantes. Pour vous aider à faire les bons choix, je vous conseille de lire les articles suivants : Les calories de votre hydratation, Sodas, boissons gazeuses et boissons sucrées : pourquoi les éviter ? et Que boire à la place du café ?
  • Vos enfants réclament des biscuits, des sodas :
    • Faites leurs découvrir de nouvelles saveurs : fruits, tartines de pain complet, produits laitiers… Plus vous diversifiez tôt leur alimentation, plus il sera facile de leur montrer que se faire plaisir ne se résume pas au gras et au sucre.
    • Ne stockez pas trop de produits sucrés à la maison, apprenez-leurs la dégustation plaisir occasionnelle, expliquez-leurs le risque des caries dentaires et du grignotage.
    • Dites non au « tout de suite, tout le temps ».
  • Si vous aimez finir votre repas par une note sucrée :
    • pensez au fruit frais plutôt qu’au dessert industriel. Privilégiez les fruits de saison et n’hésitez pas à en tester de nouveau.
    • Préférez les fromages blancs, yaourts nature et ajoutez-y une cuillère de miel, de sucre roux, de confiture, de la compote, des fruits coupés en morceaux…
    • Finissez de temps en temps par 1 ou 2 carreaux de chocolat noir.
Le sucre de notre alimentation, le trouver, le limiter et apprendre à s’en passer ! (partie 2)
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21 mai 2021 5 21 /05 /mai /2021 09:00

Le sucre, mis à part celui des fruits, devrait représenter entre 5 et 10% de notre apport énergétique journalier total, soit entre 25 et 50g seulement ! Difficile de respecter ses proportions tant le sucre est présent dans nos aliments du quotidien : une cannette de soda apporte 32g de sucre, une cuillère de ketchup apporte 4g de sucre, une soupe de légume industriel apporte 8g de sucre pour un bol, un pain en chocolat en apporte 35g… Le sucre et ces substituts sont partout, dans les produits industriels, dans les produits transformés, dans les desserts, les boissons sucrés et même dans les produits salés (saucisson, pizza, pain…). Alors comment faire pour les dénicher, les remplacer et moins en consommer ?

Le sucre de notre alimentation, le trouver, le limiter et apprendre à s’en passer ! (partie 1)

Pourquoi en consommer moins

 

Le sucre fait partie de la famille des glucides, famille de macro nutriments nécessaire au fonctionnement de nos muscles et de notre cerveau, donc utile à notre corps. Cependant les sucres ne sont nécessaires qu’en faible quantité, en excès le foie ne parvient plus à transformer les glucides en glucose et les stocke sous forme de graisse. Cela augmente les risques de « maladie du foie gras » (cf. NASH : la maladie du soda), de diabète, de surpoids et d’obésité. Notre corps tolère bien le fructose, le sucre des fruit, mais métabolise beaucoup moins bien les sucres industriels (édulcorants compris), or ce sont souvent ceux-là que nous consommons en excès et souvent à notre insu… En outre la transformation des sucres en graisse abime nos vaisseaux sanguins en créant des dépôts de graisses (athérome) ce qui augmente les risques de maladies cardio-vasculaires (AVC, infarctus…).

Dans de nombreux produits industriels, les sucres sont associés à différentes matières grasses, une association hautement addictive, qui augmente nos envies et besoins de sucres et de graisses. Difficile dans ces conditions de se passer d’aliments industrialisés. Ainsi, il semble tout indiqué de respecter les quantités prescrites et de ne pas les remplacer par des édulcorants tout aussi nocifs !

Le sucre de notre alimentation, le trouver, le limiter et apprendre à s’en passer ! (partie 1)

Comment les repérer ?

 

Les sucres se cachent derrière pas moins de 61 noms différents dans les listes d’ingrédients des packaging alimentaire. Vous pouvez les repérer grâce à leur terminaison en « ose » (glucose, fructose, maltose, lactose, galactose…) et en « ol » (sorbitol, malitol, glycérol, tréhalose…). Mais il existe aussi des sucres naturels comme le miel, la mélasse, le muscovado, le sucanat…. dur, dur ainsi de tous les trouver. Voici un tableau pour tenter de s’y retrouver un peu :

Le sucre de notre alimentation, le trouver, le limiter et apprendre à s’en passer ! (partie 1)
Le sucre de notre alimentation, le trouver, le limiter et apprendre à s’en passer ! (partie 1)
Le sucre de notre alimentation, le trouver, le limiter et apprendre à s’en passer ! (partie 1)

Vous trouverez aussi le sucre sur les étiquettes sous le noms suivants : cellulose, dextrine, dextrose, ethyl-maltol, fécule de manioc, gomme arabique (E414), gomme de caroube, gomme de guar (E412), gomme xanthane (E415), isomaltose, lactosérum, malt diastasique, malt d’orge, mannose, sirop de caroube, sirop de maïs, sirop de malt ou sirop d’orge, sirop de sorgo, telosmosides, tréhalose, tréhalulose, trilobatine, turbinado...

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14 mai 2021 5 14 /05 /mai /2021 09:00

Le retour de vacances, un week-end festif, l’arrivée du printemps… autant de raison qui nous motivent à mettre en place une diète drastique pour perdre les quelques kilos accumulés lors de ces diverses occasions, et si possible en un temps record… Bingo ! On trouve désormais, sur internet et les différents réseaux sociaux, toute une ribambelle de régime express promettant une perte de kilos en moins d’une semaine (3-4 jours en moyenne) contre une restriction caloriques importantes. Ces régimes consistent en une liste précise, restreinte et simple d’aliments à consommer sur une période donnée. Facile à mettre en oeuvre et court dans le temps, le cocktail parfait pour rester motivé grâce à des résultats rapides. D’où leur succès, mais leurs conséquences ne sont pas anodines et rarement évoquées…

Régime express, est-ce vraiment une bonne idée ?

Les différents régimes

 

Le « régime Natman » ou « régime hôtesse de l’air » vous garantie, en 4 jours, de perdre entre 4 et 5kg. Ce régime consiste à consommer du thé ou du café et un demi pamplemousse au petit-déjeuner, c’est-à-dire pas grand chose, puis à manger lors du déjeuner et du dîner des protéines maigres, des légumes et des fruits. Ce régime ne comprend aucun féculents et aucune matières grasses.

 

Le « régime pamplemousse », comme son nom l’indique, qui comprend essentiellement du pamplemousse. Chaque repas doit démarrer par du pamplemousse, suivi d’un peu de légumes, de protéines maigres ou de pain complet, en fonction des repas.

 

Le « régime Hollywood » appelé aussi « régime Beverly-Hills » ou encore  « régime fruits » ne comprend que des fruits (excepté la banane, je vous invite à lire l’article suivant pour tenter de vous convaincre de l’intégrer dans votre alimentation, même en cas de régime : L’avocat et la banane, les délaissés de la perte de poids !) à volonté mais doivent être consommés à 2 heures d’intervalles pour favoriser leur assimilation. Si l’on vient à craquer, il suffit de refaire 3 jours de diète supplémentaire pour se rattraper.

 

La « military diet » ou « diète militaire », à faire sur 3 jours, au cours duquel on ne consommera que des protéines maigres (thon en boîte, oeuf), des légumes, des fruits, un peu de pain et une boule de glace vanille.

 

Le « régime soupe aux choux », celui-ci vous assure une perte de 7kg en 7 jours ! Pour cela, il vous suffira de consommer à chaque repas une soupe aux choux suivi d’autres ingrédients parmi lesquels : fruits, légumes et viandes selon une liste bien définie, tout cela sans aucune matières grasses.

 

Vous aurez compris le principe, il s’agit de simplifier au maximum votre alimentation en restreignant très fortement le nombre d’aliments autorisés et en ne vous autorisant aucune matières grasses (donc à priori peu de préparation à par de l’épluchage, du découpage et éventuellement une cuisson rapide), pour réduire drastiquement vos apports caloriques. Toutes ces méthodes vont vous permettre de perdre du poids rapidement (nous verrons comment plus loin), donc de vous motiver à tenir ce rythme draconien pendant quelques jours, tout en sachant justement que ça ne durera que quelques jours !

 

 

 

Un régime comment ça marche ?

 

Tous les régimes sont efficaces, dans un premier temps ! Mais il ne faut pas confondre perte de poids et perte de graisse. En effet une perte de poids trop rapide se traduit par une vidange progressive du système digestif (élimination des déchets) et une perte hydrique. Cette perte hydrique a lieu via la diminution des stocks de glycogène (réserve d’énergie se situant dans nos muscles et notre foie), 1g de glycogène est stocké avec 3g d’eau, le corps peut contenir en moyenne 500g de glycogène, ce qui représente avec l’eau environ 2kg ! Une fois ce stock de glycogène épuisé, le corps « pioche » un peu dans les graisses mais surtout dans les protéines (processus physiologiques moins contraignant) donc dans le muscle ! Dommage, car les muscles contribuent à notre dépense énergétique donc à l’élimination des calories consommées…

Régime express, est-ce vraiment une bonne idée ?

Les limites des régimes drastiques

 

Ainsi un régime déséquilibré ou drastique comme ceux présentés précédemment entraîneront plusieurs problèmes :

 

. Une diminution du métabolisme basal : la pénurie énergétique créée par ces régimes se traduit par la réduction des dépenses énergétiques journalières, le corps n’ayant pas assez de calories pour fonctionner, il va mettre en place la restriction de production d’hormones thyroïdiennes qui entraînera à son tour une une réduction de la température corporelle. Action contre-productive pour le régime car cette diminution ira de paire avec la diminution du métabolisme de base c’est-à-dire la dépense énergétique quotidienne minimum du corps au repos.

. Une utilisation réduite des graisses : la diminution du métabolisme basal engendre un stockage des graisses. Ces dernières présentent, entre autres, le rôle de réserves d’énergies dans les cellules adipeuses. Lorsque le corps ne reçoit plus assez d’énergie il garde précieusement ces réserves et diminue cette voie énergétique dans la fourniture de carburant. Cela ajoute une fatigue supplémentaire, elle aussi contre-productive dans la perte de poids étant donné que fatigué, on tend vers moins de mouvement et donc vers une baisse de la dépense énergétique.

. Une augmentation de l’appétit : le manque d’énergie, l'installation de la fatigue et l’irritabilité associés à un manque de calorie et de glucides augmentera l’envie de manger, et ainsi rendra de plus en plus difficile le maintien de la motivation pour continuer son régime.

.  Une perte de masse maigre : comme nous l’avons vu plus haut,  la restriction calorique trop importante ou le déséquilibre de l’alimentation entraîne un épuisement du glycogène forçant le corps à « piocher » dans les muscles. Ce phénomène va, lui aussi augmenter la fatigue et réduire le métabolisme de base.
. Un déséquilibre acido-basique : la mobilisation des graisses, engendrée par la mise en place d’un régime, va « acidifier » le sang, phénomène amplifié par les régimes riches en protéines et pauvres en glucides. Cette acidification créera une diminution de l’élimination des graisses accompagnée d’une augmentation de la fonte de la masse musculaire.

. Un risque accru de troubles cardiovasculaires : lors de la mise en place de régimes, les carences en macro (lipides, glucides, protéines) et en micronutriments (vitamines et minéraux) augmente le taux d’homocystéine sanguin. L’élévation de cet acide aminé soufrée augmente les risques d’accidents cardiovasculaires. Ce dernier effet n’aura pas d’impact à proprement parlé sur votre perte de poids, mais pourra en avoir sur votre santé.

 

A cela s’ajoute l’apparition de carences, une perte d’énergie, une diminution des performances sportives, une augmentation des variations de glycémie et donc des problèmes de santé à plus ou moins long termes. En outre la fin d’un régime est suivi par la reprise d’une alimentation « normale » qui entraîne une reprise de poids souvent inéluctable… En effet la réduction du métabolisme de base pour dépenser moins de calories au cours du régime, ne reviendra pas à la normal de façon instantanée, il faudrait augmenter très progressivement les calories consommées à la suite de ce processus de perte de poids. De plus après une privation importante, le corps émet des signaux de faim vers des produits plus gras et plus sucré pour compenser cette période de restriction drastique, la reprise de poids se fait d’autant plus vite !

Régime express, est-ce vraiment une bonne idée ?

Alors comment perdre du poids, sans y laisser sa santé ?

 

Pour qu’un régime soit efficace, l’élimination des kilos doit avoir lieu en deux temps. Tout d’abord le corps doit pouvoir mobiliser les graisses en les faisant sortir des adipocytes (cellules situées dans le tissu adipeux, responsables du stockage des graisses) et ainsi faire circuler des acides gras dans le sang. Le corps pourra alors les faire entrer dans les différents tissus (muscles et foie), les oxyder puis les utiliser comme carburant.

Pour que tout ces processus aient lieu, le régime nutritionnel adopté doit-être équilibré, varié et suffisant en termes de calories.

 

Ainsi un régime efficace doit respecter les 7 règles suivantes :

  • Mettre en place une diminution calorique modérée.
  • Ne pas excéder 1kg de perte par semaine, au delà cela risque d’être de la masse musculaire et non de la masse grasse.
  • Ne pas descendre en dessous de 1200Kcal d’apport énergétique journalier ou ne pas diminuer ses apports énergétiques de plus de 1000Kcal en dessous de ses besoins (si je dépense 2700Kcal par jour, je ne mange pas moins que 1500Kcal par jour).
  • Ne pas sauter de repas, au risque d’augmenter l’appétit et l’irritabilité.
  • Permettre quelques petits écarts « plaisir » sans culpabilité qui seront facile à compenser (cf. Apprenez à compenser vos écarts partie 1 et partie 2)
  • Prendre en compte les signaux envoyés par son corps : faim, satiété notamment.
  • Accompagner ses efforts nutritionnels par une augmentation de l’activité physique (marche, yoga, renforcement musculaire, jardinage, ménage, vélo, effectuer ses déplacements quotidien à vélo ou à pied quand cela est possible…).

 

Pour vous aider je vous invite à lire l’article suivant : Les 10 commandements de votre perte de poids partie 1 et partie 2.

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7 mai 2021 5 07 /05 /mai /2021 09:00

Les aliments à limiter ou supprimer

 

Le sel, ce dernier favorise la rétention d’eau, ennemie  numéro 1 d’une bonne circulation. Il faudra donc lever le pied sur les aliments riches en sel comme la charcuterie, les viandes et poissons fumés, les fromages à pâte dure, le pain, les plats industriels, les biscuits apéritifs, la sauce soja, la moutarde, les sauces du commerce… Pour vous aider à y voir plus claire, je vous invite à lire l’article suivant : Le sel, comment le consommer sans excès ?

 

Le sucre, qui accélère le vieillissement général, celui de la peau en particulier (élastine et collagène notamment), est à consommer en faible quantité. En effet le phénomène de glycation des tissus est généré par la consommation de sucre à index glycémique élevé. On met donc de côté le sucre ajouté dans les boissons ou les laitages, les pâtisseries, les desserts lactés, les céréales industriels du petit-déjeuner, les sodas… Pour en savoir plus, je vous propose de lire l’article suivant : Le sucre dans notre alimentation, faisons le point. http://dietetique-pour-le-bien-etre-et-la-performance.over-blog.com/2021/03/le-sucre-dans-notre-alimentation-faisons-le-point.html

 

L’alcool qui facilite la déshydratation et retarde l’arrivée du sommeil doit lui aussi être consommé avec grande modération.

 

Le thé et le café après 17h, les excès de gras et d’épices lors du repas du soir sont à limiter pour éviter de retarder l’arrivée du sommeil.

Eliminer les cernes via son alimentation, quels conseils ? (Partie 2)

L’hydratation

 

1,5L d’eau, c’est la quantité nécessaire pour garder une peau suffisamment hydratée. A  cela s’ajoute l’eau dépensée lors de l’activité physique, soit 1ml d’eau pour 1 Kcal dépensé. Une femme dépense en moyenne entre 1800 et 2200 Kcal par jour et un homme entre 2400 et 3400 Kcal ce qui nécessite respectivement entre 1,8 et 2L et entre 2,4 et 3,4L d’eau par jour. Bien entendu l’eau n’est pas la seule boisson pouvant être consommée de manière quotidienne, le thé vert et certaines tisanes pourront favoriser le drainage : pissenlit, romarin, ortosiphon, queue de cerise, fucus… Enfin vous pouvez utiliser des boissons et des compléments aux vertus veinotoniques : mélilot, vigne rouge, hamamélis ou gélule aux OPC (oligomère procyanidolique) de raisin…

Eliminer les cernes via son alimentation, quels conseils ? (Partie 2)

Le sommeil

 

Le dernier conseil, ne relevant pas de votre alimentation même si parfois les deux sont liés, est de bien dormir (cf. Trouver le sommeil grâce à son alimentation). Le sommeil étant très souvent le principal responsable des poches disgracieuses se situant sous nos yeux…

 

Pour trouver le sommeil plus facilement et bénéficier d’un sommeil de qualité, tournez-vous vers le tryptophane, précurseur de la sérotonine, impliquée dans le cycle veille-sommeil de notre horloge biologique. Pour favoriser la transformation du tryptophane en sérotonine, il faudra consommer suffisamment de vitamine B6 et de magnésium, qui favorisent cette transformation.

 

Pour augmenter l’apport de ces nutriments dans votre alimentation, il vous faudra consommé les aliments suivants :

  • Tryptophane : viande, oeuf, volaille, poisson gras, produits laitiers, légumes secs, oléagineux, céréales complètes, soja, arachides, chocolat, banane, levure de bière, laitue, ananas.
  • Magnésium : eaux minérales riches en magnésium (hépar, rozana…), chocolat noir, légumineuses, oléagineux, céréales complètes, légumes verts, fruits de mer.
  • Vitamine B6 : levure de bière 5mg/100g, levure de boulanger, foie de veau 1,2, noix, saumon 1, langue de boeuf, maquereau, soja 0,70, poulet, boeuf 0,50, porc, veau, lentille, hareng 0,45, crabe 0,35, banane, cacahuète 0,32, haricot blanc 0,28, riz 0,15, carotte 0,12, datte, ananas, raisin, bière 0,10.
Eliminer les cernes via son alimentation, quels conseils ? (Partie 2)
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30 avril 2021 5 30 /04 /avril /2021 09:00

Bien entendu, votre alimentation seule n’effacera pas instantanément ni complètement les cernes sous les yeux, alors à quoi bon aller plus loin dans la lecture de cet article me direz-vous ? Tout simplement parce qu’un sommeil adéquat associé à quelques conseils alimentaires pourront tout de même limiter les dégâts et ainsi vous redonner la forme et en plus l’air de l’avoir !

Eviter les cernes via son alimentation, quels conseils ? (partie 1)

Les causes des cernes sous les yeux

 

La peau se situant tout autour des yeux est beaucoup plus fine et beaucoup plus fragile que sur toutes les autres parties du corps. Ainsi la multiplication des mouvements oculaires, la fatigue, un mauvais drainage lymphatique ou encore une mauvaise circulation sanguine seront autant de facteurs aggravant l’apparition des ombres et autres poches sous les yeux. Pour lutter contre cela différents leviers s’offrent à vous : le sommeil, l’alimentation, la protection de votre peau lors de l’exposition aux rayons du soleil donc aux UV et la consommation d’alcool et de tabac.

Eviter les cernes via son alimentation, quels conseils ? (partie 1)

Les nutriments anti-cernes

 

Les nutriments permettant de lutter contre les cernes sont ceux permettant de prendre soin des petits vaisseaux sanguins situés autour des yeux comme les flavonoïdes, permettant de favoriser la circulation sanguine comme les oméga-3, mais aussi les antioxydants qui permettant de lutter contre les radicaux libres comme les vitamines bétacarotène, C, E et K.

 

Les flavonoïdes se trouvent dans les végétaux de couleurs rouges, brunes et bleues donc en grande quantité dans les myrtilles, le cassis, le cacao, le café, le thé, le raisin, la pomme, les oignons et les fruits rouges en générale. Dans la même famille on retrouve aussi les citroflavonoïdes présents dans les agrumes.

 

Les oméga-3, aux effets anti-inflammatoires, se trouve en quantité intéressante dans les poissons gras (saumon, maquereau, sardine, anchois, hareng) et dans certaines huiles végétales comme l’huile de lin, de noix, de colza ou encore de noisettes (cf. Bien choisir ses matières grasses Partie 1 et Partie 2).

 

La vitamine bétacarotène joue un rôle important dans la santé de la peau et des muqueuses et favorise la lutte contre les radicaux libres et le vieillissement. On la trouve en grande quantité dans les aliments suivants : huile de foie de morue 85000 UI/100g, foie de boeuf, foie de porc 25000, foie de veau 22500, pissenlit 13600, carotte 12000, épinard 9400, persil 8000, gruyère, cresson 4000, melon 3420, beurre 3300, endive, abricot, jaune d’oeuf 3000, anguille 2000, oeuf entier cru 1140, camembert 1020, crème, tomate 1000, pêche 880, haricot vert 800, sardine 710, germe de blé 650, orange, myrtille 200, lait de vache, yaourt 140, pomme de terre 20. Pour bénéficier de ces bienfaits vous pouvez ajouter du persil dans vos sauces et crudités et manger chaque jour des légumes de couleurs : tomate, carotte, aubergine… en choisissant les légumes avec des couleurs vives !

Eviter les cernes via son alimentation, quels conseils ? (partie 1)

La vitamine C, qui participe à la synthèse du collagène, de la peau, des veines et des capillaires, se trouve en grande quantité dans les fruits et légumes tels que : kiwi, goyave 250mg/100G, persil, cassis 200, poivron, oseille 120, chou-rouge, chou-fleur, brocoli, épinard 50-80, citron 52, orange, fraise 50, pamplemousse, pomme de terre nouvelle 40, groseille 35, foie, mandarine 30, framboise, ananas 25, haricot vert, tomate 20, asperge 14, poire 5, pomme 2-12, viande et poisson moins de 10. Pour en bénéficier un maximum, ajoutez du jus de citron dans votre eau, votre thé, vos sauces de salades, sur vos poissons ou encore vos légumes.

 

La vitamine E, aux propriétés antioxydantes, est aussi primordiale dans la lutte contre les problèmes circulatoires, vous la trouverez en quantité intéressante dans de nombreuses huiles et quelques autres aliments gras : huile de germe de blé 200mg/100g, huile de maïs, huile de soja 100, huile de colza, huile de tournesol 70, huile de noix, huile d’arachide 40, huile d’olive 10, cacao en poudre, noix de coco 3, beurre, légumes secs 2, épinard 1,8, oeuf entier, foie 1, viande, volaille, poisson 0,5-0,7, banane 0,4, salade chou 0,3, lait 0,06. Pour en consommer en quantité suffisante, variez vos huiles d’assaisonnement et de cuisson (privilégiez l’huile d’olive ou de colza pour la cuisson) et utilisez des graines oléagineuses pour agrémenter vos crudités.

 

La vitamine K, présente des vertus décongestionnantes, on pourra la consommer via les aliments suivants : farine de poisson 15mg/100g, épinard 0,6, foie de porc 0,3-0,8, chou, chou-fleur 0,5, viande 0,1, pomme de terre 0,08, lait 0,002.

Eviter les cernes via son alimentation, quels conseils ? (partie 1)
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23 avril 2021 5 23 /04 /avril /2021 09:00

Contrairement à d'habitude, je ne vous propose pas un article de ma composition, mais plusieurs liens vers diverses ressources concernant la bonne alimentation à adopter pour limiter les risques de cancer.

Alimentation et cancer
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16 avril 2021 5 16 /04 /avril /2021 09:00

Plus précisément :

  • Le féculent (pâtes, riz, pommes de terre, légumes secs…) doit être complet
  • Les légumes crus et/ou cuit (tomate, potiron, courgette, petit-pois, haricot vert…) en faisant varier les couleurs (au moins un légumes verts et une légumes de couleurs par jour).
  • La protéine peut-être d’origine animale (viande, poisson, œuf) ou végétale (tofu, steak végétal, association de légumes secs à des céréales complètes). Limitez les viandes rouges et les charcuteries à 200g par semaine et privilégiez les protéines maigres le soir.
  • Le produit laitier (produit laitier : yaourt, fromage, fromage blanc…) ou les oléagineux (noix, noisettes, amandes…) peuvent être ajouté en accompagnement dans votre plat (gratin, gruyère sur vos pâtes, noix dans une salade…) ou être consommé en dessert.
  • Le fruit peut-être cru, cuit ou sous forme de compote (pomme, poire, mandarine, orange, compote sans sucre ajouté…).
  • Les matières grasses (huile, margarine, beurre, crème…) sont à limiter voir à éviter le soir et doivent être privilégiées sous leur forme végétal et crue.
  • Privilégier un régime de type méditerranéen : riche en oméga 3, céréales complètes, poisson, fruits, légumes, ail, oignon, épices, aromates, huile d’olive et en protéines maigres. Consommer quotidiennement des légumineuses, des oléagineux, des produits laitiers maigres et consommer de façon plus exceptionnelle des viandes rouges et des aliments industrialisés.
  • Ne sautez pas de repas et variez régulièrement votre alimentation.
  • Répartissez tout au long de la journée les apports de glucides pour bénéficier d’un apport constant d’énergie. Faites 3 repas par jour à heure régulière et ajoutez si besoin une collation.
  • Hydratez-vous tout au long de la journée : 2 verres d’eau par repas accompagnés d’une bouteille de 50cL par demie-journée vous permettront d’atteindre le minimum de 1,5L par jour.
  • Assaisonnez vos plats d’épices, de graines, d’aromates, de levure diététique... pour augmenter vos apports de vitamines, minéraux et fibres.
Nutrition et santé mentale (partie 2)

Lutter contre le stress

 

Que manger à la place de votre aliment « réconfort » ?

 

Les aliments réconfortants sont propres à chacun et ne présentent, bien souvent, aucun nutriment diminuant le stress ou améliorant l’humeur, on reste enfermé dans un cercle vicieux ! En revanche des nutriments ont été identifiés comme « antistress » au point de vue physiologique :

. Le magnésium : il permet de transformer le trypthophane (acide aminé essentiel) en sérotonine et régule entre autre le sommeil et la nervosité. Le stress entraîne l’élimination du magnésium par les urines.

Pour en consommer plus : eaux minérales riches magnésium (hépar, rozana…), chocolat noir, légumineuses, oléagineux, céréales complètes, légumes verts.

. Le tryptophane : acide aminé essentiel se transformant en sérotonine. Pour améliorer son assimilation par le corps il est important de consommer en parallèle des glucides et de préférence des légumineuses.

Pour en consommer plus : viande, volaille, poisson, produits laitiers, légumes secs, oléagineux, céréales complètes.

. La tyrosine : acide aminé permettant de créer la dopamine (neurotransmetteur impliqué dans les comportements alimentaires, la motivation…). Une insuffisance en tyrosine est liée aux états dépressifs.

Pour en consommer plus : noix, noix de cajou, avocat, pois, haricots secs, seigle, orge, dinde, haricots verts, pommes de terre, brocoli, persil, chou, tomate, fromage, foie…

. La vitamine B1 : cette vitamine joue différent rôle dont la participation à l’assimilation  et à l’utilisation du sucre par les cellules, la transmission de l’influx nerveux ou encore une action antistress.

Pour en consommer plus : céréales complètes, viande de porc, flocon d’avoine, levure alimentaire, blanc d’oeuf.

. Les folates (vitamine B9) : les carences en folates entraîne l’irritabilité, l’anxiété, la dépression ou encore l’apathie.

Pour en consommer plus : foie, légumes verts, légumes secs, blé. 

. Acides gras polyinsaturés oméga 3 : les oméga 3 favorise la circulation des neurotransmetteurs en jouant un rôle sur la paroi des membranes, ces acides gras permettent une meilleure transmission de la sérotonine et de la dopamine qui régule l’humeur et les émotions (entre autres !). Par ailleurs le stress a tendance a diminuer la concentration en oméga 3 des membranes qui entoure les neurones. L’apport des oméga 3 doit être augmenté lors des moments de stress, tout en limitant les apports d’oméga 6 (acides gras inflammatoire qui augmentera le stress sur l’organisme).

Pour consommer plus d’oméga 3 : graine de lin, huile de colza, huile de noix, huile de lin, poissons gras, oeufs de poule élevée en plein air, produit laitier enrichi en oméga 3, mâche.

Pour consommer moins d’oméga 6 : éviter les aliments industriels, l’huile de tournesol, les volailles élevées en batterie, le bétail nourri exclusivement au blé et au soja…

. Les index glycémique faible : l’entrée du tryptophane dans le cerveau, où il sera transformé en sérotonine, est facilitée par les glucides. En outre une consommation trop faible de glucides (le carburant du corps !) entraînera la transformation des protéines (et donc des acides aminés comme le tryptophane et la tyrosine) en glucose pour être utilisées par le corps comme énergie. Il faut donc consommer des glucides, mais de préférence à index glycémique faible pour éviter des hypoglycémies réactionnelles responsables de sécrétion de cortisol.

Pour en consommer plus : céréales complètes, légumes secs. (Quelques index glycémique)

Nutrition et santé mentale (partie 2)

Comment éviter le grignotage de fin de journée ?

 

. Prévoyez un collation équilibrée composée d’aliments que vous ne consommerez pas à nouveau dans votre dîner : fruit, pain, produit laitier, biscuit peu sucré (pour plus d’idées : Idées goûter, Le goûter).

. Si possible pratiquez une activité de détente en rentrant du travail : rentrer en marchant, rentrer en vélo, prendre un bain, se relaxer dans son canapé avec un livre ou un magazine, téléphoner à de la famille ou un ami, boire une boisson chaude, faire du sport, écouter de la musique…

. Occupez-vous, profitez du moment où vous rentrez pour effectuer quelques « corvées » : repasser, ranger le linge, trier des papiers, faire un brin de ménage, bricoler…

. Au déjeuner, prenez le temps de manger, déconnectez-vous du travail et de votre bureau, prenez conscience de ce que vous mangez, prenez un repas complet et ne le consommez pas trop rapidement (au moins 25 minutes).

. Au dîner, faites un repas complet :  féculents, légumes, protéines et finissez par un aliment plaisir : un morceau de pain, un morceau de fromage, un carreau de chocolat noir, coupez votre fruit dans votre fromage blanc…

. Si vous aimez grignoter devant la télé, consommez votre dessert un peu plus tard, une fois que « vous vous posez » en réservant votre produit laitier et/ou votre fruit et/ou votre morceau de pain et/ou votre carreau de chocolat.

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9 avril 2021 5 09 /04 /avril /2021 09:00

Depuis plus d’un an maintenant, le monde entier subit la pandémie dans son quotidien et le moral de chacun s’en trouve plus ou moins durement affecté. Ainsi selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la dépression pourrait être l’un des principaux problèmes de santé d’ici à 2023.

 

Le site web Presse Santé a écrit un article sur le sujet en ce début d’année 2021 que je vous invite à lire via le lien suivant : Psychiatrie nutritionnelle : le lien évident entre nutrition et santé mentale

 

Après la lecture de cet article, je vous propose quelques conseils pour optimiser votre alimentation pour votre bien-être mentale.

Nutrition et santé mentale (partie 1)

Les principes d’une alimentation équilibré

 

Votre alimentation, représentée vos besoins énergétiques journaliers, ne doit pas dépasser votre dépense énergétique journalière afin de maintenir une balance énergétique stable, donc un poids stable. Pour respecter cet équilibre, une femme adulte doit consommer entre 1800 et 2200 Kcal par jour, et un homme adulte devra lui consommer entre 2400 et 3000 Kcal par jour. Cela correspond, respectivement chez la femme et chez l'homme, en moyenne à l'ingestion de 350g/350g de lait 1/2 écrémé, 40g/60g de fromage, 170g/200g de viande/poisson/oeuf, 30g/40g de céréales, 300g/350g de pomme de terre ou féculents, 350g de légumes frais, 300g/300g de fruits frais, 15g/15g de beurre, 10g/15g de margarine, 20/25g d’huile et à 50g/60g de produits sucrés. Pour en un calcul plus précis aller faire un tour sur l’article suivant : Quelles portions mettre dans votre assiette Partie 1 et Partie 2.

 

Chaque jour votre alimentation doit vous apporter entre 15 et 20% de votre énergie (on se rapproche des 20% pour les sportifs) via les protéines, entre 50 et 55% (on se rapproche des 55% pour les sportifs) via les glucides, et ne doit pas dépasser les 30% via les lipides. En outre l'ensemble de ces apports énergétiques doivent être bien répartis entre chacun de vos 3 ou 4 repas : 30% de votre apport énergétique total au petit-déjeuner, 40% au déjeuner et 30% au dîner. Si vous rajoutez une collation dans l'après-midi celle-ci représentera 10% de vos apports et le dîner plus que 20%.

Nutrition et santé mentale (partie 1)

Alors, que dois-je mettre dans mon assiette ?

 

Un repas équilibré comprend :

  • 1 portion de légumes
  • 1 fruit cru ou cuit
  • 1 portion de protéine : viande, poisson, oeuf, tofu, steak végétal
  • 1 portion de féculents de préférence complet et 1 morceau de pain de préférence non blanc
  • 1 produit laitier ou des oléagineux (noix, amandes, noisettes…)
  • 1 portion de matière grasse, de préférence végétal, uniquement le midi
  • 1,8L d'eau par jour minimum

 

Ce qui peut donner pour le petit-déjeuner : 

  • 1 boisson sans sucre de préférence
  • 1 fruit ou 1 compote
  • 1 portion de féculent (pain ou céréales)
  • 1 produit laitier (lait, yaourt, fromage) ou 1 portion d’oléagineux (noix, noisettes…)
  • 1 produit sucré (sucre, confiture, miel)
  • 1 portion de matière grasse (margarine, beurre, pâte d’oléagineux)

 

Pour le déjeuner :

  • Eau
  • 1 ou 2 portions de légumes (entrée et accompagnement)
  • 1 portion de protéine (viande, poisson ou oeuf)
  • 1 portion de féculent complet
  • 1 portion de matière grasse (1 à 2 cuillères à café)
  • 1 produit laitier (fromage, yaourt) ou 1 portion d’oléagineux
  • 1 fruit ou 1 compote

 

Pour une éventuelle collation, à créer selon vos goûts et vos envies, il faudra choisir deux éléments parmi les 3 suivants :

  • 1 féculent (pain, biscotte, biscuit, céréales)
  • 1 produits sucré (fruit, compote, chocolat noir)
  • 1 produit laitier ou 1 portion d’oléagineux

 

Pour le dîner (en quantité moins importante que le déjeuner) :

  • Eau
  • 1 ou 2 portions de légumes (entrée et accompagnement ou soupe)
  • 1 portion de féculent complet
  • 1 portion de protéine
  • 1 produit laitier (yaourt, fromage) ou 1 portion d’oléagineux
  • 1 fruit ou 1 compote
  • Éviter l'ajout de matières grasses.
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