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4 mars 2022 5 04 /03 /mars /2022 10:00

Vous avez décider de consommer moins de viande car vous faites un choix pour l’environnement, vous trouver que les protéines animales coûtent trop cher ou tout simplement parce que vous n’aimez pas ça. Cependant votre corps ne prend pas en compte vos goûts et vos avis pour fonctionner, ses besoins en protéines et en vitamines restent les mêmes, ainsi pour ne pas le carencer et mettre en danger votre santé, il est nécessaire de combler ce déficit. Nous allons voir quels aliments associer, privilégier et comment les préparer.

Les protéines du régime végétarien (partie 1)

Les différentes protéines végétales

 

Le soja

 

Le soja est une légumineuse originaire d’Asie ressemblant au haricot et cultivé pour ses graines dont on tire de l’huile. Le soja est une plante grimpante qui ressemble au poids ou au genêt avec des fleurs rouges, blanches et mauves. Elle développe ensuite des gousses duveteuses contenant deux à trois graines brunes.

Pour 100g :

  • La graine sèche de soja contient :  422Kcal, 40g de protéines, 20g de lipides, 35g de glucides, 8,4mg de fer.
  • La farine de soja contient : 333Kcal, 45g de protéines, 11g de lipides, 40g de glucides, 9mg de fer.
  • La graine germée de soja contient : 53Kcal, 6g de protéines, 1,4g de lipides, 4,5g de glucides, 1mg de fer.

La graine de soja est la protéine végétale qui apporte le plus de protéines, sa teneur en acides gras poly insaturés est favorable pour la santé cardiovasculaire et enfin elle contient une quantité de calcium non négligeable, supérieure même à certains fromages affinés.

 

Le soja se présente sous différentes formes :

  • Boisson végétal : les graines de soja sont cuites puis broyées dans l’eau de cuisson qui est ensuite filtrée. Boisson de couleur blanche utilisée comme substitut au lait de vache ou utilisée pour préparer des sauces et des desserts.
  • Dessert végétal : on l’obtient en ajoutant des ferments lactiques à la boisson végétal.
  • Tofu : fabriqué à partir de la boisson de soja caillé grâce au chlorure de magnésium. Une fois égoutté il est pressé et donne une sorte de pâte à goût neutre.
  • Flocon de soja : ce sont des graines de soja pressées dont on a extrait l’huile.
  • Sauce soja : préparée via la fermentation de graines de soja cuites et broyées auxquelles peuvent-être ajoutées divers ingrédients comme le riz fermenté.
  • Miso : pâte fermentée à base de graines de soja écrasées mélangées à du koji.

 

Les légumes secs

 

Les légumes secs ou légumineuses, sont des graines issues de plantes de la famille des Fabacées, récoltées à maturité pour une consommation alimentaire. Cette famille d’aliments est riches en glucides (60% crus, 12% cuits), essentiellement de l’amidon, on les classe donc dans les féculents. Cependant les légumineuses sont aussi riches en protéines (20% crus et 8% cuits), ce qui leur permet de prendre place, dans une alimentation végétarienne, en tant qu’apport de protéines. Elles présentent tout de même une déficience en certains acides aminés, et devront donc être associés à des céréales complètes pour remplacer, à proprement parler une portion de protéines animales. Enfin les légumes secs sont riches en fibres et en différents minéraux : fer, magnésium, potassium et calcium.

 

Les lentilles :

Valeurs nutritionnelles pour 100g secs : Kcal : 336 Protéines : 24g Lipides : 1,7g Glucides : 56g Fibres : 3,7g Fer : 7mg Phosphore : 400mg Calcium : 60mg

 

Durée de trempage : aucun, sauf pour les lentilles corail qui nécessitent 1h.

Volume d’eau pour la cuisson : 2,5 volumes d’eau pour 1 de lentilles.

Temps de cuisson : 15 minutes pour les lentilles corail et 25 minutes pour les vertes ou les blondes.

 

Utilisation : très rassasiantes, elles se marient parfaitement avec du boulgour dans un Dahl, en sauce tomate avec des pâtes au blé complet, avec du riz, des épices et du lait de coco, en remplacement de la viande dans un hachis Parmentier, en ragoût avec du riz et des légumes ou en boulette pour les keftas.

Les protéines du régime végétarien (partie 1)

Les pois chiches :

Valeurs nutritionnelles pour 100g secs : Kcal : 360 Protéines : 28g Lipides : 5g Glucides : 61g Fibres : 5,3g Fer : 5,3mg Phosphore : 276mg Calcium : 90,5mg

 

Durée de trempage : 24h dans l’eau froide.

Volume d’eau pour la cuisson : 3 volumes d’eau pour 1 de pois chiches.

Temps de cuisson : 1h à 1h30.

 

Utilisation : en tajine avec des dattes, des légumes et de la semoule complète, en houmous sur du pain pila ou complet, en farine (galette, pâtes, flan, beignet, fallafel…), en ragoûts, en potées, en potage.

 

Astuces : ils seront plus digestes en ajoutant du thym, du laurier et de l’origan à l’eau de cuisson.

 

Les pois cassés :

Valeurs nutritionnelles pour 100g secs : Kcal : 350 Protéines : 22,5g Lipides : 1,5g Glucides : 63g Fibres : 5,3g Fer : 5,2mg Phosphore : 364mg Calcium : 37,4mg

 

Durée de trempage : 1h30 dans l’eau froide (ne pas utiliser cette eau ensuite).

Volume d’eau pour la cuisson : 2 volumes d’eau pour 1 de pois cassés.

Temps de cuisson : 2 heures environ.

 

Utilisation : en soupe, en ragoût, en pudding, en Dhal avec du riz et des épices, rôtis et salés en apéritifs.

 

Les haricots secs : (ne pas consommer cru)

Valeurs nutritionnelles pour 100g secs : Kcal : 330 Protéines : 23,5g Lipides : 1,7g Glucides : 58g Fibres : 5,4g Fer : 7,2mg Phosphore : 387mg Calcium : 113mg

 

Durée de trempage : 24h.

Volume d’eau pour la cuisson : 2,5 volumes d’eau pour 1 de haricots secs.

Temps de cuisson : 1h30 à 2h.

 

Utilisation : ils se consomment sous 3 formes : en grains secs, en grains frais ou en gousses. Utilisé dans de nombreux pays pour des spécialités différentes : chili con carne, cassoulet brésilien aux haricots noirs et riz, frits, avec des tortillas et diverses sauces au Mexique, avec du riz et des bananes plantain frits, en salade avec de la vinaigrette, avec un gigot d’agneau, en cassoulet, avec du riz pilaf, en purée avec des noix hachées et des oignons, en beignets…

 

Les fèves : (à ne pas consommer pour les personnes souffrant de favisme)

Valeurs nutritionnelles pour 100g secs : 300Kcal : Protéines : 26g Lipides : 1,5g Glucides : 33g Fibres : 25g Fer : 6,7mg Phosphore : 421mg Calcium : 103mg

 

Durée de trempage : une nuit dans l’eau froide.

Volume d’eau pour la cuisson : 2 volumes d’eau pour 1 de fèves sèches.

Temps de cuisson : 1 à 2h selon la taille des graines.

Fraîches : cuisson en 10 minutes à la vapeur ou en 15 minutes en bouillon.

 

Utilisation : sèches elles peuvent composer des soupes, des plats mijotés, des soupes...

Les protéines du régime végétarien (partie 1)
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25 février 2022 5 25 /02 /février /2022 10:00

La semaine dernière nous avons vu les principes d'une alimentation anti-inflammatoire, cette semaine je vous propose deux semaines de menu pour mettre en place ces quelques principes.

Menu anti-inflammatoire
Menu anti-inflammatoire
Menu anti-inflammatoire
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18 février 2022 5 18 /02 /février /2022 10:00

De nombreuses raisons peuvent vous pousser à chercher une alimentation anti-inflammatoire : vous êtes sportifs et assujettis aux tendinites récurrentes, vous souffrez d’une maladie auto-immune, vous souffrez de douleurs articulaires, vous êtes sujets à des maladies de peau… Chaque cas est différent, mais les réponses alimentaires sont les mêmes, faisons un petit tour d’horizon.

Comment limiter les inflammations grâce à votre alimentation ?

Augmenter la consommation d’antioxydants, de fibres, de vitamines et de minéraux.

 

En bref consommez plus de fruits et de légumes, il est recommandé, de consommer en moyenne 8 portions de fruits et légumes par jour. Les fibres qu’ils apportent permettront l’entretien de la bonne santé de la flore intestinale et ainsi mieux lutter contre les virus et microbes, mais aussi de limiter la perméabilité intestinale. Ensuite les fruits et légumes sont riches en antioxydants qui lutteront contre les radicaux libres des atomes pouvant endommager nos cellules et créer des inflammations. On trouvera aussi de nombreux antioxydants dans les épices, les herbes et les aromates, mais aussi dans les vitamines et les minéraux. Il est donc important de varier votre alimentation, d’augmenter votre consommation de fruits et légumes et de ne pas hésiter à ajouter des épices, des herbes, des aromates, des graines et des levures diététiques dans vos plats au quotidien.

 

 

Augmenter la consommation de sélénium.

 

Le sélénium est un minéral aux importantes propriétés anti-oxydantes. Vous le trouverez en quantité importante dans les fruits de mers, les graines et les oléagineux (les aliments les plus riches étant : kombu séché, thon appentis, rognon de porc, thon, cabillaud, foie de canard, espadon, oignon de veau, cèpe, rognon de boeuf, coquille saint-jacques, rognon d’agneau, foie de morue, sole, noix du Brésil, maquereau, jaune d’oeuf).

 

 

Privilégier les aliments complets, voir sans gluten et varier les farines.

 

Si vous avez effectué un test anti-gliadine et qu’il s’avère positif, évitez les aliments contenant du gluten (cf. Le régime sans gluten : pour qui, pour quoi ? Partie 1 http://dietetique-pour-le-bien-etre-et-la-performance.over-blog.com/2017/09/le-regime-sans-gluten-pour-qui-pourquoi-partie-1.html et partie 2 http://dietetique-pour-le-bien-etre-et-la-performance.over-blog.com/2017/09/le-regime-sans-gluten-pour-qui-pourquoi-partie-2.html). Sinon privilégiez les aliments complets plus riches en fibres qui optimiseront la composition de la flore intestinale et diminueront ainsi la perméabilité de la membrane des intestins.

Les aliments à privilégier : riz complet, riz sauvage, orge, millet, sarrasin, quinoa, épeautre, avoine, seigle, couscous complet, boulgour, pâtes complètes, céréales du petit-déjeuner complète et sans sucre ajouté, les desserts pâtissiers faits à base de purée de fruit et de farines complètes, sucre de canne, miel, sirop d’érable, pain complet, pain multi-céréales, pain au maïs, pain à la châtaigne…

Les aliments à limiter : riz blanc, pâtes blanche, céréales raffinées, céréales du petit-déjeuner sucrées, pâtisseries faites à base de farine blanche, pain blanc, pâte à tarte à base de farine blanche, sucre blanc, glucose, fructose, dextrose, maltodextrine, sirop de maïs…

Comment limiter les inflammations grâce à votre alimentation ?

Augmenter la consommation d’oméga 3 aux vertus anti-inflammatoires.

 

Les oméga 3 ont un effet anti-inflammatoire et cicatrisant sur l’ensemble du corps. Vous les trouverez en quantité importante dans les poissons gras, les produits de la mer en général, les huile de colza, de noix, de lin, de noisette, de noix et dans graines de lin et les oléagineux (cf. Bien choisir ses matières grasses partie 1 http://dietetique-pour-le-bien-etre-et-la-performance.over-blog.com/2017/11/bien-choisir-ses-matieres-grasses-partie-1.html partie 2 http://dietetique-pour-le-bien-etre-et-la-performance.over-blog.com/2017/11/bien-choisir-ses-matieres-grasses-partie-2.html).

 

 

Limiter la consommation d’oméga 6 inflammatoires et des graisses saturées.

 

A l’inverse des oméga 3 les oméga 6 sont plutôt inflammatoires et aggravent l’inflammation, tout comme les graisses saturées. Cela ne signifie pas qu’il faut les bannir de votre alimentation, car elles ont aussi des rôles à jouer pour le bon fonctionnement de l’organisme, mais elles sont à consommer avec modération. En ce qui concerne les oméga 6 vous les trouverez préférentiellement dans les huiles de tournesol, de maïs, de sésame, de soja, de pépin de raisin, mais aussi dans les produits industrialisés. Les graisses saturées sont quant à elles cachées dans les protéines grasses, les matières grasses animales, les charcuteries, les pâtisseries, les produits industrialisés… Veiller à consommer de préférence des huiles végétales riches en oméga 3, à limiter les produits industriels (un gâteau sera meilleur pour votre santé s’il est fait maison) et à privilégier les viandes et charcuterie venant directement de producteur ayant élevé leurs bétails et volailles en plein air (cf. Comment démasquer les sucres dans notre alimentation partie 1 http://dietetique-pour-le-bien-etre-et-la-performance.over-blog.com/2019/01/comment-demasquer-les-sucres-dans-notre-alimentation-partie-1.html partie 2 http://dietetique-pour-le-bien-etre-et-la-performance.over-blog.com/2019/01/comment-demasquer-les-sucres-dans-notre-alimentation-partie-2.html et Comment lire une étiquette ? http://dietetique-pour-le-bien-etre-et-la-performance.over-blog.com/2014/09/comment-lire-une-etiquette.html).

 

Sources de graisses saturées

En remplacement

Viandes, volailles et charcuteries >10%m.g (soit plus de 10g de gras pour 100g de viande)

Poissons, viande blanche, volaille sans peau, tofu, légumes secs associés à des féculents, fruits de mer, viande <10%m.g

Fromage >20%m.g

Fromage <20%m.g, fromage de soja ou de riz

Beurre de coco, huile de coco, huile de palme, huile palmiste

Huile d’olive vierge et extra vierge de première pression à froid, huile de noix, huile de noisette, huile de lin, huile de colza

Lait entier, crème fraiche

Lait demi-écrémé ou écrémé, crème légère, crème de soja, boisson végétale enrichie en calcium

Beurre, saindoux, margarine hydrogénée, huile végétale hydrogénée

Margarine non hydrogénée, huile d’olive, huile de noix, huile de noisette, huile de colza

Pâte à tarte, pâte feuilletée, croissant

Pâte à tarte à base d’huile d’olive, pain azyme, pain pita de blé entier

Pâtisseries, tartes

Tartes et desserts à base d’huile

Friture

Cuisson au four, dans de l’huile d’olive ou de colza, poché, grillé

 

 

Bannir ou éviter un maximum les aliments ultra transformés, les aliments trop gras et trop sucrés.

 

Les aliments industrialisés, très transformés, très gras et très sucrés sont un condensé des éléments agressants les intestins et favorisant l’aggravation des symptômes. Eloignez-vous un maximum de tous les produits trop modifié par l’industrie, souvent enrichie en sucre et en graisse, en plus de contenir des ingrédients artificiels. Si vous avez envie de consommer du sucre, favorisez le miel, les confitures, le sirop d’érable… pour ajouter dans vos produits laitiers, pour préparer vos gâteaux, pour vos tartines du petit-déjeuner. A la place des sodas, limitez vous à des eaux gazeuses aromatisés avec des arômes naturels…

Comment limiter les inflammations grâce à votre alimentation ?

Favoriser la consommation de protéines maigres.

 

L’organisme a besoin de protéines pour construire ces cellules, pour maintenir sa masse musculaire… Cependant de nombreux aliments protéiques contiennent des graisses saturées. Ainsi pour bénéficier d’un apport suffisant en protéines tout en limitant la consommation de graisses saturées, privilégiez les protéines dites maigres : légumes secs, poissons, volailles, oeuf, fruits de mer, tofu, tempeh, produits laitiers écrémés ou demi-écrémés.

 

 

Réduire les apports caloriques

 

Consommer une quantité trop importante de calorie et cela de manière régulière entraîne la production de radicaux libres qui s’attaquent au corps et créent des inflammations, favorisant l’accentuation des symptômes.

 

 

Augmenter vos apports de vitamine D

 

Exposez-vous au soleil 15 à 20 minutes par jour (bras et visage). Consommez des aliments riches en vitamine D : huile de foie de morue, saumon cuit, maquereau cuit, sardine, anguille cuite, lait enrichi en vitamine D, boisson de soja enrichie en vitamine D, yaourt enrichi en vitamine D, jaune d’oeuf. La vitamine D favorise l’absorption du calcium et une bonne santé des os en général, elle présente aussi des effets positifs sur le système immunitaire.

 

 

Eviter l’alcool, le tabac et le stress.

 

Tous sources de stress oxydatif, donc susceptibles d’augmenter la gravité de la maladie. La seule solution les éviter… pas toujours évident. En ce qui concerne l’alcool, vous pouvez consommer des cocktails sans alcool ou des jus de fruits ou de légumes, lors des apéritifs, et privilégiez les eaux gazeuses avec une tranche d’agrumes pour le côté « festif » lors des repas.

 

 

En résumé il est conseillé de suivre un régime du type méditerranéen, c’est-à-dire riche en oméga 3, céréales complètes, poissons, fruits, légumes, ail, oignon, épices, aromates, huile d’olive, huile de colza et en protéines maigres. A cela s’ajoute des légumes secs, des oléagineux et des produits laitiers maigres au quotidien. Les viandes rouges et les aliments industrialisés ne devant être consommés que de façon exceptionnelle.

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28 janvier 2022 5 28 /01 /janvier /2022 10:00

Dans un précédent article, nous avions vu comment lutter contre l’anémie, donc comment augmenter l’apport de fer dans son alimentation et comment favoriser son absorption. Aujourd’hui nous allons voir comment faire l’inverse ! Nous parlerons ici du cas de l’hémochromatose, mais les conseils suivants sont aussi valables pour les personnes présentants un taux de ferritine supérieur à la norme.

Hémochromatose et alimentation

Définition

 

L’hémochromatose est une maladie génétique héréditaire caractérisée par une absorption et un stokcage excessif de fer dans l’organisme, ce qui engendre une accumulation de fer dans certains organes (foie, coeur principalement). Il est donc nécessaire de suivre un régime alimentaire spécial visant à réduire l’apport de fer et limitant son absorption. Ce régime peut-être suivi par des personnes ne souffrant pas d’hémocromatose mais ayant besoin de faire baisser leur taux de fer.

 

 

Prévention nutritionnelle

 

 

. Privilégier des sources de fer non héminique : ce dernier est présent dans les protéines végétales, ainsi privilégiez ces sources de protéines : légumineuses, tofu, oléagineux, oeufs. En outre, il conviendra de limiter un maximum votre consommation de viande rouge et d’abats et de diminuer vos portions de viandes blanches et de poissons.

 

 

. Eviter de consommer des aliments qui favorise l’absorption du fer :

  • La vitamine C en accompagnement du fer optimisera son absorption. Limiter les aliments riches en vitamine C au moment des repas : kiwi, goyave 250mg/100G, persil, cassis 200, poivron, oseille 120, chou-rouge, chou-fleur, brocoli, épinard 50-80, citron 52, orange, fraise 50, pamplemousse, pomme de terre nouvelle 40, groseille 35, foie, mandarine 30, framboise, ananas 25, haricot vert, tomate 20, asperge 14, poire 5, pomme 2-12, viande et poisson moins de 10.
  • L’alcool.
  • Les produits sucrés : le sucre, le fructose, le saccharose, le sirop de glucose-fructose  et le sorbitol.
Hémochromatose et alimentation

. Consommer des aliments limitant l’absorption du fer :

  • Boire du café ou du thé en même tant que la consommation de fer, ces derniers en diminueront son assimilation, consommer-les juste avant le repas ou au moment de celui-ci.
  • Consommer des aliments riches en fibres : féculents complets, son de blé et d’avoine, légumineuses, soja, noix, légumes entiers avec la peau…
  • Consommer un aliment riche en calcium à chaque repas : lait, fromage, yaourt, sardine, saumon, tofu, boissons végétales, desserts végétaux, oléagineux…

 

. Utiliser les bons ustensiles de cuisine : éviter de cuisiner avec des plats ou des ustensiles en fonte ou en acier inoxydable qui ajoutent du fer aux préparations, privilégier le verre ou la céramique.

 

 

En résumé :

  • Réduire sa consommation de protéines animales
  • Consommer de la viande rouge et des abats au maximum une fois par semaine
  • Consommer plus de protéines végétales
  • Privilégier les aliments complets et consommer les fruits entre les repas
  • Consommer 30g d’oléagineux par jour
  • Consommer un laitage à chaque repas
  • Boire du thé lors des repas
  • Chasser les graisses saturées et les sucres
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12 novembre 2021 5 12 /11 /novembre /2021 10:00

Les sources de stress sont nombreuses : travail, famille, responsabilités, santé… et sont souvent difficiles à gérer, ce qui peut entraîner des troubles du sommeil, des baisses de moral, une prise de poids, des troubles de l’humeur et j’en passe. Cela entraîne une modification de nos hormones circadiennes, affectées aussi par la période actuelle à cause de la baisse de luminosité et le raccourcissement des journées, à quoi s’ajoute  une sollicitation accrue du système immunitaire pour lutter contre les virus de saison.

Votre alimentation a son rôle à jouer dans cet équilibre en vous permettant de mieux gérer votre stress et de vous rebooster un peu !

Les aliments du stress

L’effet du stress sur notre corps

 

Chaque hormone joue un rôle indispensable et bien défini à l’intérieur de notre organisme. L’hormone associé au stress et le cortisol. Cette dernière augmente la glycémie en mettant en route la néoglucogenèse (création de glucose via des éléments non glucidiques), inhibe certaines réponses immunitaires, régule le métabolisme des macronutriments et régule le cycle circadien. Le cortisol est sécrété de façon plus importante le matin entre 6 et 8h du matin puis diminue progressivement jusqu’à minuit. Cependant elle peut être sécrété de façon importante lors de moment de stress après l’adrénaline pour nous fournir de l’énergie utilisable immédiatement et nous aider à fuir. En effet le corps ne fait pas la différence entre le stress causé par une charge de travail trop importante assis à son bureau et le stress causé par un lion prêt à vous croquer… Dans la seconde situation un besoin pressant d’énergie vers vos muscles pour fuir est indispensable dans la première beaucoup moins… La prise de poids est donc proportionnelle à « la dose » de stress, plus l’on stresse plus on grossit. Lors de sa sécrétion le cortisol engendre le développement de nouveaux adipocytes (cellules graisseuses) qui eux-mêmes sécrètent du cortisol qui à son tour crée des adipocytes… Concomitamment le cortisol diminue la sécrétion de la sérotonine (neurotransmetteur jouant un rôle dans les comportements alimentaires, sur l’humeur… et qui permet de diminuer l’appétit et les envies de sucre) et crée un besoin de produits sucrés, on grignote !

 

En résumé on transforme divers éléments en sucre circulant (glucose), on crée de nouvelles cellules graisseuses et on a envie de manger du sucre, mais tout cela sans en avoir besoin ce qui engendre inéluctablement une prise de poids par un stockage des ce sucre en masse grasse.

Les aliments du stress

Les nutriments contre le stress

 

Différents nutriments permettent une meilleur gestion du stress, du moral et de son état de forme en jouant chacun un rôle sur certaines fonctions de notre organisme :

 

. Le magnésium : régulateur de l’influx nerveux. Il permet la transformation du trypthophane (acide aminé essentiel) en sérotonine,  il régule ainsi le sommeil et la nervosité. Le stress entraîne l’élimination du magnésium par les urines.

. Les flavonols : de la famille des flavonoïdes, contenus naturellement dans certains aliments, ils améliorent l’afflux de sang au cerveau.
Pour en consommer plus : eaux minérales riches magnésium (hépar, rozana…), chocolat noir, légumineuses, oléagineux, céréales complètes, légumes verts.

. Le tryptophane : acide aminé essentiel se transformant en sérotonine, précurseur de la mélatonine qui facilité l’endormissement et améliore la qualité du sommeil. Pour améliorer son assimilation par le corps il est important de consommer en parallèle des glucides et de préférence des légumineuses.

. La tyrosine : acide aminé permettant de créer la dopamine (neurotransmetteur impliqué dans les comportements alimentaires, la motivation, l’envie, la concentration, la recherche de plaisir, l’ouverture à autrui…).
Pour en consommer plus : noix, noix de cajou, avocat, pois, haricots secs, seigle, orge, dinde, haricots verts, pommes de terre, brocoli, persil, chou, tomate, fromage, foie…

. Le fer : oligo-éliment contribuant à l’oxygénation du cerveau et à la production d’énergie.

. La vitamine C : dynamise l’organisme et favorise l’assimilation du fer.

. Les vitamines du groupe B : vitamines participant au métabolisme des glucides. Plus précisément la vitamine B6 participe à la synthèse de la sérotonine,

. Les glucides à faible index glycémique : ce type de glucides présente l’avantage de fournir de l’énergie de façon régulière à l’organisme. Les glucides à fort index glycémique font varier la glycémie de façon brusque ce qui entraîne des fluctuations de formes, le fameux « coup de pompe ».

. La choline : participe à la santé des membranes cellulaires.

. L’acétylcholine : neurotransmetteur impliqué dans la mémoire et l’apprentissage.

. La lutéine et la zéaxanthine : antioxydants protégeant le cerveau.

. Acides gras polyinsaturés oméga 3 : favorisent la circulation des neurotransmetteurs en jouant un rôle sur la paroi des membranes, ces acides gras permettent une meilleure transmission de la sérotonine et de la dopamine qui régule l’humeur et les émotions.

Les aliments du stress

Les aliments contre le stress

 

Pour vous assurer l’apport des ces différents nutriments vous pouvez ajouter dans vos repas les aliments suivants :

 

. Vos protéines , au moins une portion par repas midi et soir :

  • Viandes rouges : 2 à 3 fois par semaine, de préférence le midi.
  • Abats : plusieurs fois par semaine.
  • Oeufs : plusieurs fois par semaine, sous toute leur forme, privilégiez les oeufs de poule élevée en plein air.
  • Produits laitiers : 2 à 3 portions par jour, même au dîner mais en privilégiant à ce moment là un produit laitier maigre (fromage blanc, skyr…).
  • Volailles : plusieurs fois par semaine.
  • Poissons gras : 2 fois par semaine en privilégiant les poissons de petites taille ( en début de chaîne alimentaire donc moins riches en métaux lourds et autres polluants), sardine, maquereau…

 

. Vos lipides :

  • Huiles végétales riches en oméga 3 : au moins une fois par jour, huile de lin, de noix, de noisette, de colza…
  • Pâte d’amande à tartiner, beurre de cacahuète : plusieurs fois par semaine, au petit-déjeuner ou au déjeuner.

 

. Vos fruits :

  • Banane : plusieurs fois par semaine, pas trop mûr pour éviter un index glycémique trop important, idéal pour les petits creux entre les repas.
  • Oléagineux : une poignée par jour, de préférence avec la peau, non salé et non grillé.
  • Fruits rouges : dans l’idéal 200g par jour, fraises, framboises, cassis, myrtilles, raisins…

 

Vos glucides :

  • Les céréales complètes : entre 100 et 200g cuits par repas.
  • Les légumes secs : au moins deux fois par semaine, à la place des céréales complètes, dans les mêmes proportions.
  • Le chocolat noir : un ou deux carreaux par jour, de préférence à midi ou au goûter.
  • Légumes : crus ou cuits à chaque repas entre 150 et 300g.
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5 novembre 2021 5 05 /11 /novembre /2021 10:00

Les pesticides dans les fruits et légumes, les céréales, les viandes, volailles et poissons et l’eau du robinet

 

Les pesticides sont déconseillés pour leur potentiel effet de perturbateur endocrinien, et cela dès de faible dose. Même s’ils sont pulvérisés sur les cultures et qu’ils se retrouvent dans l’air et l’eau, notre principale source d’exposition reste notre alimentation :

  • Les fruits et légumes : les plus contaminés (d’après Génération futures) : cerises, clémentines, raisins, pamplemousses, céleris, herbes fraîches, endives, laitues. A l’inverse les moins contaminés sont : kiwis, avocats, prunes, framboises, maïs, asperges, betteraves et choux-fleurs. Pour limiter l’exposition aux pesticides, il est préférable de choisir des fruits et légumes bio, de peler les fruits et légumes non bio (les pesticides résident dans la peau), de consommer des produits locaux et de saison ces derniers étant moins traités, et enfin de choisir aussi des fruits et légumes surgelés qui nécessitent moins de traitement pour leur conservation.
  • Les céréales : ces dernières présentent un risque moins important, l’essentiel des pesticides se concentrant dans l’enveloppe du grain. Privilégiez les céréales bio ou label rouge, le traitement aux insecticides est interdit sur ces dernières. Si vous consommez des céréales complètes pour leur richesse en fibre, privilégiez là encore des produits bio, ces derniers contenant l’écorce de la céréale leur teneur en pesticides est plus importante.
  • Les viandes, volailles et poissons : les produits toxiques s’accumulent dans la graisse des animaux, il est donc préférable de consommer des viandes maigres, de la volaille et des poissons blancs. Chez votre boucher-charcutier ou en grande surface, privilégiez les labels du type label rouge ou « bleu blanc coeur » qui sont garants d’une moindre utilisation de produits toxiques. Contentez-vous de consommer des poissons gras une fois par semaine, privilégiez les petits poissons, ces derniers se trouvent en début de chaîne alimentaire et sont donc moins riches en polluants que les gros poissons se trouvant en fin de chaîne alimentaire. Enfin variez les poissons d’élevage et les poissons sauvages pour « varier » les produits toxiques (métaux lourds, pesticides, résidus de médicaments…).
  • L’eau du robinet : la qualité de l’eau est globalement bonne en France, mais dans certaines zones de cultures intensives ou dans des petites communes il peut plus facilement y avoir des résidus de pesticides dans l’eau et des perturbateurs endocriniens. Pour pallier à cela vous pouvez acheter des bouteilles d’eau minérale, mais le coût est plus cher, on peut tout de même y trouver des polluants plastiques et ce n’est pas la solution idéale pour l’environnement. Enfin vous pouvez faire installer un osmoseur sur votre robinet pour filtrer les pesticides.
Comment supprimer les éléments toxiques de votre alimentation (partie 3)

Les sucres cachés dans les aliments transformés

 

Le seuil limite de consommation de sucre journalière a été définie sur la base des premiers effets physiologiques des sucres, en l’occurence sur l’augmentation des triglycérides sanguins. Ce seuil a été observé à 50g de fructose et 100g de sucre contenant du fructose par jour chez l’adulte.

Comment supprimer les éléments toxiques de votre alimentation (partie 3)

Ce seuil a été ramené à un pourcentage de l’apport énergétique total (AET) par l’OMS qui a donc fixé pour objectif de ne pas dépasser 10% de l’apport énergétique journalier total de sucres libres (sucres ajoutés, sucres présents dans le miel, les jus de fruits, les sirops et les concentrés de fruits). Cette recommandation peut descendre à 5% pour bénéficier d’avantage supplémentaires sur la santé dentaire.

 

Quantité maximale de sucre journalière à consommer en fonction de son sexe, de son âge et de son activité physique journalière :

Comment supprimer les éléments toxiques de votre alimentation (partie 3)
Comment supprimer les éléments toxiques de votre alimentation (partie 3)
Comment supprimer les éléments toxiques de votre alimentation (partie 3)
Comment supprimer les éléments toxiques de votre alimentation (partie 3)

Le sucre fait partie de la famille des glucides, famille de macro nutriments nécessaire au fonctionnement de nos muscles et de notre cerveau, donc utile à notre corps. Cependant les sucres ne sont nécessaires qu’en faible quantité, en excès le foie ne parvient plus à transformer les glucides en glucose et les stocke sous forme de graisse. Cela augmente les risques de « maladie du foie gras » (cf. NASH : la maladie du soda), de diabète, de surpoids et d’obésité. Notre corps tolère bien le fructose, le sucre des fruit, mais métabolise beaucoup moins bien les sucres industriels (édulcorants compris), or ce sont souvent ceux-là que nous consommons en excès et souvent à notre insu… En outre la transformation des sucres en graisse abime nos vaisseaux sanguins en créant des dépôts de graisses (athérome) ce qui augmente les risques de maladies cardio-vasculaires (AVC, infarctus…).

Dans de nombreux produits industriels, les sucres sont associés à différentes matières grasses, une association hautement addictive, qui augmente nos envies et besoins de sucres et de graisses. Difficile dans ces conditions de se passer d’aliments industrialisés. Ainsi, il semble tout indiqué de respecter les quantités prescrites et de ne pas les remplacer par des édulcorants tout aussi nocifs !

 

Ainsi pour diminuer leur consommation, vous pouvez suivre les conseils suivants :

  • Réduisez au minimum votre consommation d’aliments industriels et préférez le fait maison.
  • Utilisez l’échelle de notation NOVA pour privilégier les aliments les moins transformés possibles (cf. NOVA, une nouvelle étoile est née ?).
  • Aidez-vous du nutri-score ou d’applications comme Yuka ou Open Food Facts pour vous aider à supprimer de votre chariot les produits les plus sucrés (Les applications autour de votre alimentation Partie 1, Partie 2, Partie 3 et Partie 4).
  • Evitez les boissons sucrées et évitez de les remplacer par des boissons édulcorées, celles-ci entretiennent « l’addiction » au sucre et ne réduisent pas les risques de diabète, obésité ou maladies cardiovasculaires. De la même manière, préférez le thé ou le café (sans trop les sucrer, 1/2 sucre maximum) à la place des boissons énergisantes. Pour vous aider à faire les bons choix, je vous conseille de lire les articles suivants : Les calories de votre hydratation, Sodas, boissons gazeuses et boissons sucrées : pourquoi les éviter ? et Que boire à la place du café ?
  • Vos enfants réclament des biscuits, des sodas :
    • Faites leurs découvrir de nouvelles saveurs : fruits, tartines de pain complet, produits laitiers… Plus vous diversifiez tôt leur alimentation, plus il sera facile de leur montrer que se faire plaisir ne se résume pas au gras et au sucre.
    • Ne stockez pas trop de produits sucrés à la maison, apprenez-leurs la dégustation plaisir occasionnelle, expliquez-leurs le risque des caries dentaires et du grignotage.
    • Dites non au « tout de suite, tout le temps ».
  • Si vous aimez finir votre repas par une note sucrée :
    • Pensez au fruit frais plutôt qu’au dessert industriel. Privilégiez les fruits de saison et n’hésitez pas à en tester de nouveau.
    • Préférez les fromages blancs, yaourts nature et ajoutez-y une cuillère de miel, de sucre roux, de confiture, de la compote, des fruits coupés en morceaux…
    • Finissez de temps en temps par 1 ou 2 carreaux de chocolat noir.
Comment supprimer les éléments toxiques de votre alimentation (partie 3)

Prêtez aussi attention aux allégations relatives au sucre sur les étiquettes, certains fabricants, pour promouvoir leur produit ajoute nt des allégations du type « sans sucre » pour orienter votre choix vers des aliments théoriquement plus sains :

  • Sans sucres : le produit contient moins de 0,5g de sucre pour 100g ou 100ml.
  • Faible teneur en sucres : le produit contient moins de 5g de sucres pour 100g ou 2,5g de sucres pour 100ml.
  • Sans sucres ajoutés : cela signifie qu’il n’y a pas d’ajout de glucides simples ou de substances sucrantes à la recette. Cependant certains produits portant cette mention contiennent des édulcorants.
  • Contient des sucres naturellement présents : généralement cette mention est accompagnée de la mention précédente et signifie que les sucres présents le sont de façon naturelle.
  • Réduit ou allégé en sucres : le produit contient 30% de sucres en moins en comparaison à un produit similaire. En outre, la valeur énergétique du produit doit aussi être inférieure ou égale au produit similaire. Malheureusement certains de ces produits, en comparaison à la recette initiale, remplacent des ingrédients pour que la recette nécessite moins de sucres ou de substituts de sucres (sirop de glucose, dextrine de maïs), ce qui peut diminuer la valeur nutritionnelle tout en augmentant l’index glycémique.
  • Glucides, dont sucres : vous trouverez cette distinction dans le tableau des valeurs nutritionnelles du produit, elle vise à différencier les sucres complexes des sucres simples (appelés sucres). Cette mention ne fait en revanche pas la différence entre les sucres naturellement présents ou ajoutés. Plus la quantité de sucres simples est importante, plus le produit est à éviter et plus il y a de chance que l’on parle de sucres ajoutés.
  • Light ou léger : termes marketing n’offrant aucune garantie sur l’allègement du produit en sucre ou en calorie. En effet aucune législation ne régit cette mention.

 

Les plastiques et autres produits chimiques contenus dans les emballages et certains ustensiles de cuisine

 

Les récipients et ustensiles de cuisine en contact avec les aliments peuvent poser question. En effet sous l’effet de la chaleur ou selon la nature de l’aliment certaines substances chimiques peuvent migrer du contenant vers l’aliment et ainsi entraîner une toxicité supplémentaire. Il est nécessaire de prendre certaines précautions :

  • Ne réchauffez pas vos aliments dans des contenants en plastiques, préférez transférer votre plat, dans une assiette ou un récipient en verre.
  • Ne faites pas chauffez les aliments dans une casserole d’eau chaude, dans leur contenant en plastique, videz-les au préalable dans la casserole.
  • Achetez une bouilloire en inox plutôt qu’en plastique.
  • Si vous cuisinez à l’aide de moules en silicones, vérifiez qu’ils possèdent la mention « certificat de conformité à l’aptitude au contact des aliments ».
  • Évitez de consommer des aliments qui se trouvent en contact direct avec un emballage en carton. Ces derniers peuvent contenir des huiles minérales du type hydrocarbures présentant des risques génotoxiques et mutagènes. Vous pouvez acheter en vrac et stocker ensuite vos denrées alimentaires dans des récipients en verre, substance inerte.
  • Évitez d’emballer vos aliments dans du papier aluminium, vous pouvez recouvrir un plat avec puisque l’aluminium ne sera pas en contact direct avec les aliments.
  • Privilégiez le papier cuisson pour vos préparations en papillotes plutôt que le papier aluminium.
  • Les poêles et autres ustensiles antiadhésif contiennent des composés perfluorés pouvant être libérer lors de la dégradation de l’ustensile sous l’effet de la chaleur ou de l’usure. Evitez de conserver des ustensiles rayés ou abîmés et préférez des ustensiles en pyrex, fonte, inox, acier inoxydable ou en porcelaine à feu.
Comment supprimer les éléments toxiques de votre alimentation (partie 3)
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29 octobre 2021 5 29 /10 /octobre /2021 09:00

Comment les débusquer ?

 

Les additifs dans les aliments transformés (NOVA)

 

Biscuits, plats tout prêts, plats surgelés, viennoiseries, charcuteries, légumes marinés en bocal, crèmes dessert… sont des aliments transformés contenant très souvent des sucres industriels, des graisses modifiées, peu de vitamines et minéraux et surtout une quantité plus ou moins importante d’additifs. De nombreuses études ont d’ailleurs montré un lien entre les aliments très transformés et les risques pour la santé.

 

Pour reconnaître les aliments transformés vous pouvez vous fier à l’échelle de classification NOVA :

 

. Le Groupe 1 : Aliments peu ou pas transformés

Les aliments non transformés correspondent à toute la partie comestible des végétaux et des animaux, ainsi que les champignons, les algues et l’eau.

Les aliments peu transformés correspondent aux aliments naturels soumis à un ou des traitements, plutôt physique, ne changeant pas leur valeur nutritionnelle et leur utilisation d’origine. Les traitements subis par les aliments du groupe 1 permettent une utilisation plus longue, une facilitation ou une diversification de leur préparation. Exemple : fermentation du lait pour fabriquer des yaourts, grillage des grains de café ou des feuilles de thé.

Le groupe 1 comprend aussi les aliments composés de plusieurs aliments de ce groupe  comme le mélange de graines oléagineuses sans sucre ou sel.

Enfin certains aliments du groupe 1 peuvent contenir, très exceptionnellement, des additifs permettant le maintien des valeurs nutritionnelles de l’aliment original comme le lait pasteurisé avec stabilisant, ou les légumes sous vide.

 

. Le Groupe 2 : Les ingrédients culinaires

Aliments du groupe 1 ayant subis des transformations physiques et chimiques (raffinage, pressage, broyage, séchage…) visant à créer des aliments utilisables à la maison ou dans les cuisines de restaurant pour préparer, assaisonner et cuire des aliments du groupe 1, pour préparer des plats « faits maison » (soupe, bouillon, pain, conserve, salade, dessert…). Ces aliments sont surtout pourvoyeur d’énergie mais sont rarement utilisés en tant que tels et peu consommés sans aliments du groupe 1.

Les aliments contenant deux produits issus du groupe 2 ou comprenant un ajout de vitamines ou de minéraux font aussi partie du groupe 2 : beurre salé, sel iodé…

Enfin les aliments du groupe 2 peuvent contenir des additifs visant à préserver les propriétés du produit : huiles végétales contenant des antioxydants, sel de cuisson contenant de l’anti-humectant, vinaigre contenant des conservateurs…

 

. Le Groupe 3 : Les aliments transformés

Aliments assez simples fabriqués bien souvent avec un ajout d’aliment du groupe 2 ou du groupe 1. En majorité composés d’un ou deux ingrédients et fabriqués via les procédés suivant : cuisson variée, fermentation non alcoolique. Ainsi les méthodes de fabrication visent uniquement un allongement de la conservation ou une modification/amélioration des qualités sensorielles.

Les aliments de ce groupe peuvent contenir des additifs pour conserver leurs propriétés originales ou éviter la contamination microbienne.

Les alcools du type bière, cidre et vin sont classés dans cette catégorie.

 

. Le Groupe 4 : aliments ultra-transformés

Préparation alimentaire industrielle composée d’au moins 5 ingrédients incluant souvent : sucre, huiles, diverses matières grasses, sel, antioxydant, stabilisants et conservateurs. Certains ingrédients des aliments ultra-transformés ne sont présents que dans ce type de produit donc non communément utilisés dans les préparations culinaires maisons. En outre les additifs utilisés dans les produits ultra-transformés servent à reproduire les qualités sensorielles des aliments des autres groupe ou à masquer les qualités sensorielles indésirables du produit final. Les aliments du groupe 1 n’y sont pas utilisés ou très peu.

Les aliments du groupe 4 peuvent contenir des substances extraites d’autres aliments comme la caséine, le lactose, le gluten, le lactosérum, qui peuvent en plus subir une transformation comme les huiles hydrogénées, les protéines hydrolysées, les isolats de protéines de soja, les maltodextrines, les amidons modifiés, le sucre inverti et les sirops de maïs.

Les additifs contenus seulement dans le groupe 4 sont les : colorants, stabilisants de couleur, arômes, exhausteurs de flaveurs, édulcorants et les aides technologiques (carbonatation, épaississants, agents de charge, anti-moussants, agents anti-agglomérants, agents de glaçage, émulsifiants, séquestrants, agents humectants).

Plusieurs procédés industriels, que l’on ne peut reproduire à la maison, permettent la fabrication des aliments du groupe 4 : extrusion, moulage, prétraitements pour la friture. Ils ont pour objectif de créer des produits prêts à l’emploi ou à être chauffés pour remplacer des aliments non ou peu transformés. Bien souvent ces produits présentent une grande palatabilité, des emballages attrayants, des allégations santé, une rentabilité importante, une utilisation simple par le consommateur (peu de temps de préparation ou de cuisson), une grande accessibilité et sont produits par de grande compagnie.

Comment supprimer les éléments toxiques de votre alimentation (partie 2)

Une fois la chasse aux aliments transformés faites, vous pouvez trier les aliments contenant le plus d’additifs en lisant les étiquettes et en recherchant les éléments suivants :

  • Les colorants de E100 à E199 : donnent une jolie couleur aux aliments, il vous faudra les chercher dans la liste d’ingrédient en prêtant attention aux additifs suivants :
    • E102 (tartrazine), E104 (jaune de quinoléine), E110 (jaune orangé), E122 (azorubine ou carmoisine), E124 (rouge cochenille), E129 (rouge allure AC) : colorants azoïques suspectés de favoriser l’hyperactivité chez l’enfant. Dans les bonbons, les sodas, les sauces, les oeufs de poisson…
    • E150d (caramel au sulfite) : colorant caramel soupçonné d’être cancérigène. Dans les sodas au cola et le vinaigre balsamique.
    • E171 : le dioxyde de titane, un colorant blanc, soupçonné de favoriser le cancer colorectal. Dans les glaces, les biscuits, les chewing-gums…
  • Les conservateurs de E200 à E299 : antibactériens et antifongiques permettant de conserver plus longtemps les aliments. Les additifs suivants sont à surveiller plus particulièrement :
    • E210 à E213 : les acides benzoïques jouant eux aussi un rôle dans l’hyperactivité infantile. Dans les confitures, les sauces, les soupes, les condiments…
    • E249 à E252 : les nitrites présentant des effets cancérigènes. Dans les charcuteries.
  • Les anti-agglomérants de E500 à E599 : permettent d’éviter les grumeaux. Il est préférable d’éviter au maximum :
    • E554 : silicate aluminosodique, contenant de l’aluminium, peut-être neurotoxique à force d’accumulation. Dans le sel de table, les nouilles, certains fromages…
  • Les agents de texture de E400 à E499 : représentent les gélifiants, les épaississants et les émulsifiants. Il faudra se méfier en priorité des :
    • E407 : le carraghénane, extrait d’algues rouges utilisé comme gélifiant. A la chaleur il pourrait-être cancérigène. Dans les crèmes, les produits laitiers, les boissons végétales.
    • E433 (polysorbate) et E466 (carboxyméthylcellulose) : des émulsifiants pouvant fragiliser la barrière intestinale, augmentant les maladies de l’intestin. Dans les crèmes glacées, les confiseries, les sauces…
  • Les antioxydants de E300 à E399 : pour conserver les aliments plus longtemps et limiter le rancissement des matières grasses. Il est nécessaire d’être vigilants sur les additifs suivants :
    • E320 (butylhydroxyanisol) et E321 (butylhydroxytoluène) : soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens. Dans les matières grasses, les céréales du petit-déjeuner, les préparations pour gâteau, les soupes.
Comment supprimer les éléments toxiques de votre alimentation (partie 2)
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22 octobre 2021 5 22 /10 /octobre /2021 09:00

Additifs, pesticides, plastiques des notions qui de prime abord n’ont rien à voir avec l’alimentation, et pourtant ces derniers se sont invités dans nos repas en s’immisçant dans les plats industriels, mais aussi dans l’eau potable, sur les fruits et légumes ou encore dans la viande et les poissons… Malheureusement ces substances ne sont pas anodines pour notre santé, elles augmentent, par exemple, les risques de cancer et de maladies neurologiques ou encore perturbent nos hormones.

 

Où se cachent ces produits toxiques ? Quels risques représentent-ils ? Comment éviter d’en consommer ? Comment remplacer les aliments qui en contiennent ?

Comment supprimer les éléments toxiques de votre alimentation (partie 1)

Définition des éléments toxiques

 

Additifs

 

L’additif alimentaire est une substance habituellement non consommée comme aliment et non utilisée comme ingrédient caractéristique dans l’alimentation. Cette substance possède ou non une valeur nutritive et est ajoutée de manière intentionnelle aux denrées alimentaires dans un but technologique au stade de leur fabrication, transformation, préparation, traitement, conditionnement, transport ou entreposage.

Les additifs alimentaires sont référencés dans l’Union Européenne par la lettre E suivie de 3 ou 4 chiffres puis de 3 ou 4 chiffres. Le premier de ces trois ou les deux premiers de ces quatre chiffres précisent sa fonction :

  • E1XX : colorant
  • E2XX : conservateur
  • E3XX : antioxydant
  • E4XX : agent de texture comme les émulsifiants, les épaississants, les gélifiants…
  • E5XX : acidifiant
  • E6XX : exhausteur de goût
  • E9XX : édulcorant
  • E14XX : amidon et amidon modifié.

Plus de 320 additifs alimentaires sont autorisés dans l’UE, les aliments qui en contiennent le plus sont bien évidemment les aliments transformés, mais les « champions » des additifs sont les viennoiseries, les desserts surgelés, les glaces, les sorbets, les produits traiteurs. Pour en savoir plus, vous pouvez lire : Les additifs alimentaires à éviter.

 

Pesticides

 

Les pesticides sont des substances chimiques pulvérisées sur les cultures (céréales, arbres fruitiers, vignes…) pour éliminer les mauvaises herbes, insectes et champignons qui risqueraient d’abîmer ou de limiter la pousse des cultures en question. Ces substances se retrouvent ensuite dans notre alimentation, l’eau, l’air… Il existe, comme pour les additifs, une réglementation fixant une limite maximale de résidus, mais, comme pour les additifs, cette réglementation ne prend pas en compte « l’effet cocktail », donc l’addition des différentes sources de pesticides. 6 fois sur 10 les pesticides retrouvés dans l’alimentation sont soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens.

 

Aluminium

 

L’aluminium est un élément chimique appartenant à la famille des métaux pauvres. Il représente le métal le plus abondant de l’écorce terrestre et le troisième élément le plus abondant sur terre. Sa présence dans notre alimentation est faible et n’aurait pas d’impact sur la santé d’après l’Anses. Néanmoins à forte dose et sur le long terme, l’aluminium est à l’origine de troubles pyschomoteurs et d’encéphalopathies.

 

Plastifiants

 

Les plastifiants sont des substances, qui ajoutées à une matière, généralement le plastique, génèrent un produit flexible, résistant et plus facile à manipuler. Ce sont des substances organiques tels que les phtalates ou le bisphénol A, il en existe plus de 300 types différents. Certaines de ces substances sont dans le collimateur de l’Anses à cause de leur propriété de perturbateur endocrinien.

 

Composés perfluorés

 

Les composants perfluorés sont des substances chimiques synthétiques utilisées dans un grand nombre de produits industriels et de biens de consommation courants. L’exposition à ces substances se fait via la nourriture, l’eau potable, les produits de consommation, la poussière, le sol et l’air. Ces composants font partie des substances à surveiller à cause de leur suspicion de toxicité (cancérigène, perturbateur endocrinien, immune-toxicité, métabolisme lipidique ou de la thyroïde…).

 

Sucres

 

Les sucres sont ici notés dans les substances toxiques, mais pas au même titre que les précédentes. En effet leur toxicité sur la santé se porte sur des maladies chroniques du type diabète, obésité, caries… et surtout leur présence dans les produits de consommation est connue. Ainsi il est facile de connaître notre consommation exact par jour et il n’y a pas de risque d’effet cocktail via notre environnement. Les sucres servent à améliorer le goût ou à cacher l’amertume ou l’acidité, mais n’ont aucun intérêt nutritionnel, ce sont des calories vides n’apportant ni vitamine, ni minéraux. Il est nécessaire de limiter sa consommation journalière, donc de limiter la consommation de produit en contenant une quantité assez importante, car ces derniers peuvent facilement nous rendre « accros ».

 

Edulcorants

 

Les édulcorants sont des sucres de substitution, donc des additifs alimentaires ayant un gout sucré. Ils sont utilisés pour leur pouvoir sucrant supérieur à celui du saccharose tout en contenant moins de calories, ainsi ils sont de plus en plus utilisés dans les produits transformés pour faire baisser leur apport énergétique. Malheureusement ils participent à entretenir l’appétence pour le goût sucré, ce qui va à l’encontre des recommandations nutritionnelles. Enfin ils pourraient perturber le microbiote intestinal et leurs conséquences à long terme sur le métabolisme ne sont pas encore bien connues.

Comment supprimer les éléments toxiques de votre alimentation (partie 1)

Les risques des éléments toxiques

 

Chaque substances augmentent les risques sur notre santé, mais pas seulement, leurs associations entraîneraient un « effet cocktail » pouvant être nocif à faible dose.

Comment supprimer les éléments toxiques de votre alimentation (partie 1)

En résumé ces substances ont 3 effets principaux :

  • Perturbateurs endocriniens : en imitant ou modifiants l’action des hormones,
  • Agents cancérigènes : en favorisant la survenue de cancer,
  • Molécules pro-inflammatoires : en augmentant le risque d’inflammation de la paroi de l’intestin.
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15 octobre 2021 5 15 /10 /octobre /2021 09:00

Quelques références au banc d’essai

 

Dans le tableau ci-dessous vous trouverez une colonne concernant le Nutri-score et une colonne concernant l’échelle de notation NOVA, je vous invite à lire les articles suivants pour vous informer sur ces indicateurs : Nutri-score et Nova.

Les biscuits du goûter (partie 2)
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24 septembre 2021 5 24 /09 /septembre /2021 09:00

Le transit tout une histoire chez certains, jamais un problème pour d’autres, mais un sujet incontournable dans la vie de tout un chacun, tellement le système digestif peut-être sensible aux virus, aux changements d’alimentation, aux émotions… Le transit peut donc varier plus ou moins régulièrement et pour de très nombreuses raisons, faisons le point sur les moyens à mettre en oeuvre pour remédier à cela.

Comment éviter un transit transitoire ?

Les différents troubles du transit

 

Les colopathies fonctionnelles ou troubles fonctionnels intestinaux (TFI) se caractérisent par des perturbations de la motricité et de la sensibilité du côlon qui entraînent des troubles du transit intestinal, des douleurs abdominales et des ballonnements. Ces troubles peuvent être favorisés par des voyages fatiguants, les menstruations, le stress, la contrariété et les aliments favorisant les flatulences.

 

La constipation, qui touche une femme sur deux et un homme sur quatre, est un trouble du transit qui se caractérise par une rareté dans l’évacuation des selles qui sont peu volumineuses, dures et peu hydratées. Il existe des constipations d’origine organique (tumeur sur le côlon ou le rectum, maladie de Hirschsprung, augmentation du volume du côlon) ou d’origine fonctionnelle (problème de motricité du côlon ou disparition du réflexe de défécation). Cette dernière est souvent causée par une alimentation déséquilibrée et pauvre en fibres alimentaires et en boissons.

 

La diarrhée est une évacuation anormale des selles avec excrétion quotidienne d’eau fécale. Quelle soit aiguë ou chronique, la diarrhée concerne tous les âges et peut résulter de l’infection de l’intestin par des bactéries pathogènes, un virus ou des parasites. Elle peut aussi être due à une allergie, une intolérance alimentaire, un trouble organique associé…

 

Les flatulences sont une accumulation de gaz dans les intestins. Ce phénomène est normal, les gaz contenus dans le tube digestif sont d’un mélange d’air dégluti et des gaz issus de la digestion des aliments (fermentation des glucides et putréfaction des protéines).

Comment éviter un transit transitoire ?

Les solutions alimentaires

 

Pour améliorer votre transit, il est dans un premier temps indispensable de fournir à votre corps une alimentation équilibrée et saine :

 

  • Consommez suffisamment de fibres (entre 25 et 35g au quotidien) en consommant 2 portions de légumes et 3 portions de fruits par jour : crus, cuits, surgelés ou en conserve. Evitez de consommer uniquement des jus, des compotes ou des purées qui fourniront moins de fibres. Augmentez aussi votre consommation de fibres en privilégiant les féculents complets ou semi-complets ainsi que des céréales non raffinées. Si vous avez des difficultés pour digérer, évitez dans un même repas de consommer des légumes crus et des fruits crus, en effet la fermentation sera beaucoup plus importante et l’inconfort intestinal plus important. Ainsi si vous consommez une entrée de crudité, prenez en dessert une compote ou un fruit cuit ! Si vous consommez peu de fibres au quotidien, augmentez votre consommation de façon progressive pour ne pas « agresser » vos intestins. Enfin variez les types de céréales, de fruits et de légumes, cela permet de diversifier les bactéries de la flore intestinale et ainsi d’améliorer le fonctionnement de vos intestins et d’augmenter vos défenses immunitaires.
  • Mangez de la viande, du poisson ou des œufs, 2 fois par jour en quantité limitée (une portion de 70 à 130g selon votre activité physique suffira). Privilégiez les protéines les moins grasses et mangez du poisson au moins 2 fois par semaine. Cela permettra une putréfaction moins importante dans votre intestin. Vous pouvez aussi remplacer les protéines animales par des protéines végétales plus riches en fibres.
  • Consommez 3 produits laitiers par jour : lait, yaourt, fromage blanc, petits suisses, fromage. En privilégiant les yaourts contenant des ferments lactiques, ces derniers jouent eux aussi un rôle important dans la construction de la flore intestinale. Vous pouvez aussi remplacer vos portions de produits laitiers par des oléagineux (noix, noisettes, amandes…) en préférant les oléagineux avec la peau, non grillés et non salés.
  • Diminuez votre consommation de sucre et de produits sucrés : pâtisseries, desserts sucrés, confitures, produits chocolatées... Evitez les boissons très sucrées comme les sodas et préférez les jus de fruit "100% pur jus" aux nectars et boissons à saveur de fruit. En effet ces aliments ont tendance à déséquilibrer la flore intestinale ce qui limite le bon fonctionnement des intestins. De même que les aliments riches en graisses saturées et trop salés.
  • Ajoutez des fibres dans vos assaisonnements à l’aide de levure diététique, de levure de bière, de graines (lin, courge, chia, tournesol…), de cannelle…
  • Buvez au minimum entre 1,5 et 2L d'eau par jour pour faciliter la progression du bol alimentaire de l’estomac aux parois intestinales et pour hydrater les selles qui progressent dans le côlon et ainsi faciliter leur élimination. Vous pouvez diversifier votre hydratation en consommant :
    • des tisanes ou infusions à base de plante (camomille, thym, sauge, menthe, verveine, badiane chinoise ou anis étoilé) en fin de repas qui stimuleront la digestion et pourront éviter ballonnements et flatulences,
    • du café, en fin de repas, qui favorise la sécrétion de sucs digestifs, le transit et la sécrétion de bile qui permet la digestion des graisses.,
    • du thé pour stimuler le foie et accélérer le stockage du glucose,
    • des jus de pomme, de pruneau ou d’orange aux vertus laxatives pour lutter contre la constipation, mais avec modération pour éviter l’effet inverse.
Comment éviter un transit transitoire ?

Les recommandations en fonction des différents troubles

 

En cas de colopathie fonctionnelle :

Buvez 1,5 à 2L d’eau par jour.

Prenez vos repas à heure fixe, calmement et prenez le temps de mâcher.

Pratiquez une activité physique régulière (marche, ménage, sport…).

Diminuez votre consommation d’alcool et de tabac.

Présentez vous régulièrement à la selle.

 

En cas de constipation :

Augmentez progressivement votre apport de fibres.

Buvez au moins 2L d’eau par jour en prenant un verre d’eau au réveil pour stimuler votre intestin. Vous pouvez y ajouter du psyllium.

Prenez vos repas à heures régulières dans le calme.

Pratiquez une activité physique régulière (marche, ménage, sport…).

Présentez vous régulièrement à la selle.

Prenez le temps de vous détendre

N’utilisez pas de laxatifs chimiques de manière prolongée ou systématique.

 

En cas de diarrhée aiguë :

24 à 48 heures : buvez 3L d’eau par jour (eau, eau de riz, jus de fruits, bouillons, infusion) et consommez exclusivement du riz blanc, carottes cuites et poulet.

2 à 4 jours : consommez des aliments ralentisseurs de transit : riz, tapioca, pâtes fines, biscottes, carottes cuites, viandes et poissons maigres sans matières grasses, jambon, beurre cru, lait sans lactose, gruyère, fromage à pâte dure, pommes cuites, bananes bien mûres, gelée de pommes ou de coings.

Après 5 jours : réinsérez certains aliments : pâtes, pain, légumes cuits pauvres en fibres irritantes (laitue, poireau, courgette, asperge, haricot vert…), lait normal, yaourt, fromage blanc, fruits cuits ou très mûrs.

 

En cas de flatulences :

Evitez temporairement les aliments producteurs de gaz : pain chaud ou frais, pâtes, riz complets, légumes secs, choux, vert de poireau, radis, salsifis, topinambour, pomme de terre, navet, ail, oignon, échalote, châtaigne, orange, melon, boissons gazeuses, thé, café fort, aliments gras ou épicés.

Mangez à heure fixe.

Prenez le temps de mastiquer, mangez lentement.

Ne parlez pas en mangeant et buvez avant ou après les repas pour ne pas avaler d’air.

Comment éviter un transit transitoire ?

La gestion des cas particuliers

 

La prise de médicament ralentissant le transit : dans un premier temps parlez-en à votre médecin pour savoir s’il est possible de stopper le traitement en question ou de prendre un traitement de substitution. Si cette première solution n’est pas envisageable utilisez un laxatif doux, au quotidien, comme le psyllium. Pensez à l’associer à une bonne hydratation (au minimum 1,5L par jour), ce dernier fonctionne en se gonflant d’eau ou de tout autres liquides.

 

Un régime amaigrissant : les apports de nourriture étant diminué, le volume des selles diminue aussi. Un ralentissement de la fréquence ou une diminution du volume des selles est donc normal. Cependant s’il est difficile d’aller à la selle ou dans le cas d’un régime déséquilibré, la constipation peut-être réelle. Dans ce cas, il faudra soit augmenter le volume de vos assiettes, soit rééquilibrer votre alimentation. Le plus simple, pour atteindre l’objectif de perte de poids est donc d’augmenter les apports glucidiques notamment via les légumes et les fruits. L’avantage de ces aliments étant leur richesse en fibres et leur pauvreté en calories. En outre, il sera préférable de changer les féculents raffinés par des féculents complets ou semi-complets, ce qui n’est pas toujours préconisé selon le régime. Enfin gardez à l’esprit que le transit a toujours besoin d’un petit temps d’adaptation après un changement d’alimentation pour re fonctionner correctement.

 

Les voyages et déplacements : le réflexe gastro-intestinal est conditionné, de très nombreuses personnes se rendent à la selle à heure fixe. En voyage, les horaires changent, l’accès aux toilettes n’est pas toujours facilité, les aliments sont différents… en somme on cumule des modifications les conditions habituelles ne sont plus rassemblées. Pour remédier à cela, il suffit d’augmenter la quantité de fibres pendants les 2-3 jours précédents le départ et de s’hydrater tout au long du voyage. En outre le réflexe gastrocolique survient environ 30 minutes après la fin d’un repas, essayez de vous présenter à la selle dans ce laps de temps. Enfin vous pouvez emmener avec vous des sachets de psyllium, facile à transporter et idéal pour garder un transit fonctionnel.

 

La grossesse : du début à la fin de la grossesse le transit peut-être perturbé à cause des hormones, mais les symptômes se font surtout sentir lors des derniers mois de grossesse, en effet le poids du bébé comprime le côlon ainsi que les artères ce qui limite le retour veineux, la mobilité est réduite à cause du surpoids et souvent les femmes enceintes limite leur hydratation pour éviter d’uriner trop souvent. Comme pour le reste des règles diététiques au cours de la grossesse, il ne faut pas manger plus mais manger mieux, ainsi pour la constipation lors de la grossesse c’est la même chose. Il faut veiller à boire plus, si possible une eau riche en magnésium, marcher régulièrement pour stimuler le côlon et les intestins et enfin augmenter sa consommation de fibres (voir les conseils cités précédemment). Enfin les laxatifs doux du type psyllium ne sont pas contre-indiqués  lors de la grossesse et peuvent donc être utilisés si les solutions précédentes ne suffisent pas.

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