Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Ma Présentation

  • dietetique-pour-le-bien-etre-et-la-performance
  • Amicissement, équilibre, performance
  • Amicissement, équilibre, performance

Ma présentation

Ma présentation En bref, mes valeurs, mes objectifs, ma formation...

Recherche

Le cabinet

Le cabinet Où me consulter ?

Vos aliments

Vos aliments Leurs vertus, leurs conservations, leurs bienfaits pour votre santé... et quelques astuces pour les conserver et mieux les déguster !!

La nutrition du sportif

La nutrition du sportif Comment s'alimenter pour une randonnée, pour un marathon, ou encore pour son match de tennis ou de foot. Mais aussi comment mieux récupérer et mieux s'entraîner.

Informations diverses

Informations diverses Le saviez-vous ?

Vos questions

Vos questions Questionner sa diététicienne, se soutenir dans la perte de poids, échanger des recettes... Communiquer entre vous !!

Recettes

Besoin d'idées de repas, d'idées de menus, envie de nouvelles saveurs, tout en mangeant sain ?
22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 10:00

Votre enfant grandit et change, tout comme ses besoins, ses envies, ses goûts ses préférences, ainsi son alimentation évolue ! Pour éviter les conflits lors du repas, pour équilibrer son alimentation, pour s’assurer de sa bonne santé et pour éviter des troubles alimentaires plus tard, voici quelques conseils et principes à mettre en place.

L'alimentation des enfants de 1 à 5 ans (partie 1)

La faim et la satiété

 

La plupart des jeunes enfants disposent de la capacité à contrôler leur apport alimentaire, donc la quantité des aliments ingérés grâce aux signaux de faim et de satiété envoyés par leur estomac. Ainsi leur rôle est de décider la quantité d’aliments qu’ils souhaitent manger et le rôle de l’adulte et de lui fournir des aliments sains, nourrissants, sécuritaires à heure régulière, en quantité suffisante et en les associant de manière équilibrée. C’est donc un travail d’équipe et un moment de partage.

C’est aux environs des 1 an de votre enfant que ses repas commencent à ressembler à ceux de la famille. C’est aussi à cet âge là qu’il montre plus d’autonomie et que sa croissance ralentit, il peut alors être moins intéressé par la nourriture car ses besoins sont moins important et sa patience n’est pas toujours en adéquation avec son autonomie pour s’alimenter. Rien d’inquiétant à cela, ses signaux de faim et de satiété lui permettront de couvrir ses besoins.

 

 

Comment répondre à ces signaux et les entretenir ?

 

. Respectez l’appétit de votre enfant, celui-ci peut varier d’un jour à l’autre et même d’un repas à l’autre. En effet l’humeur, l’activité physique, les poussées de croissance, la fatigue… sont autant de facteur qui peuvent jouer sur la faim et la satiété, les touts-petits savent très bien s’en accommoder et cela se ressent sur les quantités ingérées d’un repas à l’autre.

. Proposez 3 repas par jour à votre que vous pouvez compléter avec 1 à 2 collations (1 étant quasiment obligatoire). Votre enfant a des besoins énergétiques importants et sont petit estomac ne lui permet pas de les combler en seulement 2 à 3 repas. Présenter lui la collation à mi-chemin entre deux repas, deux heures sont nécessaires pour digérer et ainsi ne pas lui couper l’appétit lors du repas suivant. Par ailleurs proposez des quantités raisonnables lors des collations, pour respecter la petite taille de son estomac et à nouveau ne pas lui couper l’appétit lors du repas suivant.

. Passez à table à horaire stable, cela permet d’instaurer une routine sécurisante pour votre enfant, ce qui évitera le grignotage. Ses signaux de faim et de satiété pourront ainsi se calquer sur ce cadre.

. Ne mettez jamais un enfant au régime, ne limitez pas ses apports alimentaires (sans l’avis d’un médecin ou d’un diététicien) pour éviter de compromettre sa croissance. Préférez l’aider à se servir lui-même, questionnez-le sur sa faim avant de le servir, guidez-le vers l’écoute de ses signaux corporels en lui parlant de son degré des faim, de ses sensations (ventre qui gargouille, fatigue, vertige…).

L'alimentation des enfants de 1 à 5 ans (partie 1)

Si l’alimentation de votre enfant est une source d’inquiétude parlez-en à votre médecin ou à votre diététicien.

 

 

Les préférences gustatives

 

Comme dans tous les domaines, les enfants sont curieux, ainsi plus vous les initier tôt et régulièrement à une grande variété de nouveaux aliments plus vous augmentez les chances qu’ils les acceptent et qu’il les apprécient.

 

Quelles règles suivre ?

 

. Donnez l’exemple, là encore comme dans tous les domaines, ils aiment imiter !

. Evitez le camouflage, pour apprécier un nouvel aliment, les enfants doivent pouvoir le reconnaitre, ils doivent savoir ce qu’ils mangent, ils risquent de ne plus vous faire confiance si ils découvrent que des choses sont dissimulées. En revanche vous pouvez présenter les aliments de manières ludiques ou rigolotes et vous pouvez les faire participer au dressage de la table, de leur assiette ou à la préparation du repas. Ils seront plus enclin à manger ce qu’ils ont préparé (cf. Astuces pour faire participer vos enfants à la cuisine).

. Présentez les aliments de façon originale et amusante en variant les couleurs, les saveurs et les textures. Si vous choisissez de mettre un nouvel aliment dans l’assiette, présentez-le avec des aliments familiers. Dans la mesure du possible faites ça un jour ou votre enfant est en forme, de bonne humeur et surtout quand il a faim.

. Laissez l’enfant décider de l’ordre dans lequel il souhaite manger ses aliments et la quantité qu’il consommera. S’il n’a rien pris en 20 minutes, retirez son assiette, en restant neutre. Il est parfois nécessaire de présenter jusque’à 15 fois un nouvel aliment avant que votre enfant l’accepte (cela peut aussi fonctionner dès la première exposition, mais sachez que ça peut prendre du temps). Une exposition ne veut pas forcément dire « en manger un morceau », le simple fait de l’avoir dans l’assiette, de l’observer, de le sentir suffit.

. Offrez régulièrement de nouveaux aliments à votre enfant et invitez-le à goûter sans pression ou énervement. Il est aussi possible que ces goûts change d’un jour à l’autre. Un jour il aime un aliment puis le lendemain il ne l’aime plus, c’est une façon d’exprimer son indépendance, de s’affirmer, cela fait partie du développement normal.

L'alimentation des enfants de 1 à 5 ans (partie 1)

Une alimentation équilibrée

 

Outre la variété des aliments dans une même famille, la variété globale dans l’alimentation de votre enfant rime avec équilibre alimentaire. Ainsi pour une croissance optimale et une bonne santé, l’alimentation de votre enfant doit-être varié et comprendre des aliments de l’ensemble des groupes alimentaires : fruits, légumes, produits laitiers et substituts, produits céréaliers, viandes, poissons et oeufs ainsi que leurs substituts et matières grasses. Cet équilibre aiguise les papilles gustatives et évite la consommation de compléments alimentaires.

Une journée équilibrée doit ressembler à cela :

  • Petit-déjeuner : proposez des aliments d’au moins 4 groupes alimentaires différents : fruits, produits laitiers, produits céréaliers, matières grasses.
  • Déjeuner et dîner (le dîner étant plus léger en termes de matières grasses et de quantité) : offrez des aliments des 6 groupes alimentaires : fruits, légumes, viandes et substituts, produits céréaliers, produit laitiers, matières grasses.
  • Collation : 1 à 2 par jour comprenant des aliments de 2 à 3 groupes alimentaires : produits laitiers, fruits, produits céréaliers.

Concernant les quantités je vous invite à lire l’article suivant : Les bonnes portions dans l’assiette de votre enfant.

En outre pour ancrer cet équilibre alimentaire, il est important de partager ce repas en famille pour que l’habitude soit plaisante, enrichissante et améliore les habitudes alimentaires de votre enfant. Ce moment de pause permet à tout le monde d’échanger, de raconter sa journée et d’associer le temps de repas à un moment calme et agréable durant lequel l’enfant pourra s’épanouir en parlant aussi de lui. Pour bien faire suivez les conseils suivants :

  • Asseyez-vous tous ensemble à table sans écran, jouet ou toutes autres sources de distractions.
  • Rendez le moment agréable, évitez de vous énerver ou de régler les conflits à ce moment là.
  • Mangez lentement et encouragez votre enfant à en faire de mêmes. Attendez que tout le monde ait terminé son assiette avant de proposer un second service. A nouveau lors de ce second service pensez à questionner votre enfant sur sa faim avant de le resservir.

Pour l’aider à rester à table je vous invite à lire l’article suivant : Comment garder votre enfant à table ?

 

 

Négocier, punir, récompenser, qu’est-ce qu’on fait ?

L'alimentation des enfants de 1 à 5 ans (partie 1)

Nous avons tous connu ce sentiment d’impuissance face à un enfant qui ne veut pas manger, ni même goûter les aliments présentés… Dans ces moments là il est très tentant de « négocier », de faire du chantage ou de proposer une récompense pour gérer la situation. Mais toutes les « manoeuvres » ne sont pas sans risques à long termes.

Culpabiliser son enfant ou jouer avec ses émotions quand il ne veut pas manger peut troubler ses sensations de faim et de satiété et à plus ou moins long terme perturber ses comportements alimentaires. Évitez les phrases du type : « Fais-moi plaisir, mange tes haricots », « J’ai préparé le plat avec amour et tu ne veux même pas y goûter », « Bravo, tu as fini ton assiette », « Si tu manges ta viande, tu auras du dessert/un bonbon »…

Récompenser son enfant lors d’une bonne action par le biais d’une sucrerie ou tout autres aliments risque de brouiller ses comportements alimentaires. En effet les aliments doivent garder leur fonction première : nous nourrir, les associer à une récompense ne favorise pas une relation saine avec son alimentation. Cela peut entraîner un besoin de manger ou de grignoter pour se réconforter ou se récompenser. Privilégiez plutôt une récompense du type : lire une histoire, faire un câlin, faire un jeu ensemble… Ainsi, à l’âge adulte le stress ou la baisse de moral sera plus facilement gérer avec autre chose que l’alimentation.

Partager cet article

Repost0

commentaires